Je l’avoue, je suis coupable : j’ai la fâcheuse habitude de me dire que plus mon horaire est rempli à la seconde, que plus ma liste de trucs à faire avant 18h est imposante, mieux je vais réussir. Plus gros seront mes accomplissements. Plus impressionnante sera ma réputation.

Et je peux vous confier quelque chose? C’est du gros n’importe quoi.

Passer son temps à déclarer qu’on est occupé, à courir dans tous les sens, à perdre le souffle, ce n’est pas sain. Ni pour vous, ni pour votre entreprise. Ma solution? L’horaire d’été.

Lorsque j’ai décidé de devenir pigiste, je m’attendais à avoir quelques mois plus calmes au début, puis, plus je travaillerais fort à trouver de nouveaux clients, plus mon horaire se remplirait. J’ai lancé Betti en février et ait pris le temps d’établir mes racines jusqu’au printemps avant de me retrouver avec un calendrier chargé… et l’envie de prendre du soleil parce que l’été frappait à nos portes. Mais plutôt que de m’accorder une petite période de vacances, j’ai préféré donner le tout pour le tout – de toute façon, quand on part sa propre entreprise, les pauses se font rares & tirent du luxe – en me promettant que l’été suivant, je ralentirais un peu mon rythme.

L’année deux passa en coup de vent, me ramenant de nouveaux clients géniaux, de nouveaux projets stimulants et des tonnes d’idées pour la suite. J’ai commencé à travailler plus de collaborateurs, j’ai lancé le blogue de Betti, j’ai développé plusieurs formations, des idées d’ebooks (qui risquent de voir le jour… un jour), je suis partie en voyage d’affaires, j’ai fait un nombre incalculable de nuits blanches & j’ai même engagé une stagiaire pour pouvoir me permettre un peu de repos durant la période estivale. Parce que oui, dès juin, je me promettais des journées plus légères, des week-ends consacrés à autre chose que le boulot et un peu de temps pour respirer. Ce qui est réellement arrivé? J’ai pris mon « temps libre » pour le mettre sur de nouveau contrats, pour multiplier les meetings et les déplacements, pour prendre de l’avance sur de plus gros mandats… et finalement, la pause que je méritais bel et bien est disparue.

Pourtant, je savais que je devais m’arrêter. Je l’ai bien répété ici et , et encore ici. Mais je préférais être encore et toujours dans le gros jus, parce que si je ralentissais, j’avais peur que tout le boulot accompli ne fonctionne plus. Quand j’ai eu l’occasion de relaxer, j’ai utilisé le temps que j’avais pour travailler encore plus.

Cet été, je ne me ferai pas prendre encore une fois au jeu.

Le plan? L’horaire d’été. Légèrement adapté à ma routine, j’ai prévu À CHAQUE JOUR bosser sur mes mandats en avant-midi, et passer l’après-midi à développer des produits et de nouvelles idées pour mon entreprise. Pas si révolutionnaire que ça, mais à mes yeux, c’est le parfait mélange pour pouvoir passer d’une période dans la journée où je suis toujours sollicitée et en mouvement à un temps plus posé où je prends le temps de relaxer, et au final de prendre ce temps-là, au soleil hum hum, pour passer en mode création. ‘Savez comme j’aime ça, hen?

Et vous, à quoi ressemblera votre été?

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