Cet article a été réalisé dans le cadre d’un carnaval d’articles ayant pour thème le succès. Je vous invite à suivre ce carnaval et à aller découvrir les différents articles qui y sont proposés!

Le secret du succès: 10 mots qui vous garderont alignée – Par Marie-Josée Guérin, accompagnante en alignement

Votre leadership, un gage de succès – Par Tania Boucher, Leadership & Stratégie

Le succès, vibre-le, attire-le – Par Isabelle Lefebvre, Activatrice de dons et créatrices d’empires

Quand Paraître passe avant Être : histoire d’un (faux) succès – Par Julie Rochon | Visibilité web

Le succès de la femme d’influence – Par Maude Leblanc, Spécialiste en branding

Je le vois tout de suite, l’entends tout autant : se vanter, on n’aime pas ça. On n’aime pas parler de nos chiffres, on n’aime pas parler d’argent, on n’aime pas étendre nos succès de tous les bords et de tous les côtés sur la place publique. De peur de se faire critiquer, de peur de se faire dire que c’est si nice que ça. De peur d’heurter quelqu’un, de dégager une mauvaise impression de soi-même, comme si on n’était juste bien trop imbu.

Là où c’est dommage, mais genre vraiment, vraiment dommage, c’est que nos succès forment notre entreprise. C’est que nos réussites bâtissent notre confiance, nous rendent plus forts, plus prompts à prendre des risques qui peuvent valoir beaucoup pour notre entreprise, à nous donner le p’tit kick nécessaire qui répondra à la question beaucoup trop souvent rhétorique qu’on laisse en suspens : est-ce que c’est le syndrome de l’imposteur qui parle, ou je ne suis vraiment pas bon(ne) dans ce que je fais?

Je ne suis pas meilleure qu’une autre dans mon domaine. Je ne suis pas révolutionnaire, je ne suis pas celle qui signe tous ses clients, celle qui a une infinité de mandats qui rendent mon payroll payant pour une poignée d’employés qui travaillent pour moi. Je ne suis pas celle qui est assurée d’avoir de la job dans un an, ni celle qui voit tous ses produits être sold out directement lorsqu’elle clique sur « publier ». Mes événements en ligne ne me permettent pas encore d’en vivre, mes passifs sont un bon bonus mais rien de fabuleux, et mon chiffre d’affaires n’a rien à envier à plusieurs autres du milieu.

Mais maudine que je suis bonne dans ma job. Que j’excelle quand je donne des formations, enseigne mes forces, mes propres apprentissages. Que je suis toujours hyper à l’aise lorsque je rencontre des clients, que j’ai toujours la bonne chose à dire pour les mettre en confiance. Que je suis curieuse, que je passe de nombreuses heures chaque jour à faire de la veille, à chercher ce qui se démarque dans le milieu, qui fait quoi et comment il le fait, question de voir la job à ma façon. Que je suis fière d’être encore là après toutes ces années, d’avoir réussi à faire un salaire supérieur à tout ce que j’ai gagné en agence avant, et de pouvoir le faire en étant le 3/4 du temps en pyjama, chez moi, un gros thé (ou une coupe de vin) et à-côté.

Avez-vous fait l’exercice, de noter ce dont vous êtes fiers, ce dont vous ne l’êtes pas? La différence est frappante. En 5 minutes, j’avais une liste longue comme le bras à censurer de trucs dont je ne suis pas totalement satisfaite, dans mon boulot, dans ma vie, sur mon propre cas. Et en presque 30 minutes, j’avais presque trouvé assez de trucs pour faire la liste inverse, celle positive, celle où je me vante. Et ce n’est pas normal.

On est dans une business de personnes. Nous, les travailleurs autonomes, on vend notre beau sourire, nos bons mots, notre prestance, nos idées, notre talent aux clients. On ne vend pas une marque, on ne vend pas un produit, on ne vend pas la face de quelqu’un d’autre lorsqu’on envoie nos factures le 1er du mois. C’est pourquoi il est essentiel d’avoir confiance en qui on est. D’avoir confiance en nos forces, de se rappeler chaque jour ce que l’on vaut, et de ne pas hésiter à le dire haut et fort.

Votre famille veut vous entendre, vos amis pareil. Vous avez un doute là-dessus? Il y a des dizaines de groupes de pigistes en ligne et dans al vraie vie qui n’attendent que vous, pour venir parler de vos succès – de vos échecs aussi, de comment vous avez appris. Pas besoin de passer des heures à flasher votre dernier chèque à 5 chiffres, ou d’insister sur le fait que vous avez gagn. un mandat avec un client plus hot encore que n’importe qui dans la pièce où vous en parlez, mais juste. Amassez des avis, échangez des idées, brainstormez en gang. Donnez-vous la chance d’être fiers de ce que vous faites au quotidien, et de ne pas le diminuer au grand jamais. Vous êtes bons dans ce que vous faites, vous n’êtes pas ici pour rien. Et ça, ça devrait de savoir, se voir, se ressentir. Pour vous d’abord, pour les autres ensuite.

Levez la main si cette semaine, vous prévoyez vanter vos réussites au moins une fois! Vous n’avez personne à qui en parler? Venez me jaser alors, j’adore quand on se vante en gang. 😉

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