Le PREMIER truc qu’on ait pu me donner, lorsque je me suis lancée à mon compte, c’est celui-là. Venant d’un pro qui avait plusieurs années derrière la cravate en tant que travailleur autonome, ce conseil m’a semblé tout simple au départ. Presqu’évident, dans le genre : « Oui, oui. Je sais tout ça, merci d’avoir quand même pensé à me le partager. »

Puis les semaines ont passé, et aucun client ne cognait à ma porte. Je ne comprenais pas, parce que je donnais mon 110%, parce que je faisais tout ce qui me paraissait bénéfique pour mon entreprise, tout ce qui me promettait presque que j’aurais une foule de clients. Mais que mes journées étaient vides de boulot. Et ce fameux conseil m’est revenu en tête.

« Si tu veux avoir de nouveaux clients, tu dois leur montrer que tu es là. Ils ne viendront pas cogner à ta porte pour te donner un grand sac rempli d’argent s’ils ne savent pas que tu existes. »

Simple, honnête, authentique. Et tellement, tellement, tellement vrai.

J’ai fait la même gaffe que plusieurs répètent pendant trop longtemps, que même certains amis à moi tendent encore à appliquer, dans l’espoir de voir leurs clients idéaux leur envoyer un p’tit courriel en fin de journée leur offrant un mandat de rêve. J’ai attendu qu’on vienne vers moi, j’ai préféré patienter bien sagement plutôt que de prendre la place qui m’était dûe. J’avais tellement peur de déranger que les premières semaines de Betti ont été teintées d’attente, de stress, de sentiment de rejet. J’allais dans plusieurs 5 à 7, je donnais des cartes d’affaires à qui le voulait bien, je parlais avec tout le monde, j’ajoutais des gens par dizaine sur LinkedIn. Et pourquoi? Pour quelques soumissions non acceptées, ou pour des promesses de projets remis à dans-trois-ans-peut-être-si-le-budget-débloque.

Et je ne comprenais pas du tout. Parce que je faisais beaucoup d’efforts, parce que je travaillais fort pour me faire un nom, mais parce que malgré tout ce que je pouvais imaginer comme actions, elles n’étaient pas les bonnes.

J’ai donc décidé de prendre les choses en main, et j’en suis revenue aux bons vieux courriels. J’ai pris une, deux, même trois journées pour écrire à ces clients de rêve, pour écrire à des agences, à des entreprises qui avaient les mêmes valeurs que moi. Je les ai contacté directement, leur offrant mes services. Je me disais que je n’avais rien à perdre, et qu’au moins, dans ce cas-ci, ils sauraient que j’étais bien présente.

5 jours plus tard, Betti avait déjà 6 nouveaux clients.

C’est plutôt efficace comme truc, non?

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