Thèmes

1) Écrire façon horreur : notre dernier souvenir de vacances
2) Écrire au tu : ce que tu conseilles à une personne bien précise pour la prochaine année
3) Récit : 5 petits ou gros éléments/événements qui ont changé le cours de notre journée
4) Chronologie inversée : une série de gestes super basiques qu’on a faits dans la journée
5) Écrire avec minimum 5 expressions : comment voyais-tu ta vie il y a 10 ans
6) Liste : quels sont tes petits plaisirs
7) Super détaillé : décrire ta famille

Mélissa Lévesque

Thème 1

Le souvenir de vacances que je vais vous raconter n’est pas celui de mes dernières vacances, mais de celles les plus cauchemardesques. C’était à l’été 2009. Je partais en voyage pour trois semaines avec mes parents et ma sœur au Nouveau-Brunswick. Alors que nous étions arrêtés dans le Bas-St-Laurent pour saluer la famille de papa, le cellulaire de maman sonna. J’étais assise sur la banquette arrière et tout ce que je voyais, c’était maman qui pleurait. Mais que se passait-il? Elle se tourna vers moi et ma sœur et nous annonça : «Les filles… Grand-papa est décédé cet après-midi». Ce qui s’annonçait de belles vacances en famille tourna immédiatement au cauchemar. On ramassa toutes nos valises et nous sommes repartis vers l’Abitibi pour dire un dernier au revoir à grand-papa…

Thème 2

Ma belle Ariane,
La prochaine année sera une grande année de changements pour toi; la fin du secondaire, l’entrée au Cégep… peut-être même le départ de la maison. Le seul conseil que j’ai à te donner, c’est d’en profiter. Profite bien de tes derniers moments avec tes amis, au secondaire. Amuse-toi. Et sois confiance lorsque viendra le temps de faire ton entrée au Cégep. Si tu t’es rendue jusque-là, ce n’est pas pour rien. Tu y as ta place, donc sois fière et profites de ces deux (ou trois) belles années que tu passeras dans ce nouveau monde et n’oublies jamais qui tu es… et d’où tu viens. Parce qu’en effet, tu quitteras peut-être le nid familial. Tu quitteras peut-être même la région. Sois fière d’être native de l’Abitibi. C’est loin des grands centres, mais maudit que ça fait du bon monde avec de vraies valeurs (les gens de Montréal aussi ont de belles valeurs, ça aussi, sois en consciente).
Je t’aime et sois fière de toi, ma sœur.

Thème 3

Aujourd’hui, je me suis levée du bon pied. Il y a des matins comme ça où on est reconnaissants envers la vie. Tous les petits éléments de ma journée m’ont tout simplement rendue encore plus reconnaissante. D’abord, je me suis levée et j’ai vu mon amoureux qui travaillait dans le salon. Il est beau. Je l’aime. Je suis très chanceuse de pouvoir compter sur lui en tout temps. Ensuite, j’ai reçu un message d’une grande amie qui me racontait sa journée d’hier. Je suis tellement reconnaissante d’avoir accès à cette relation privilégiée. Et puis j’ai terminé une tonne de devoirs. La bonne humeur, ça rend productifs, il faut croire. Et j’ai parlé au téléphone avec maman. Ça fait une semaine que je suis partie de chez elle et elle me manque déjà. Mais je suis si heureuse de pouvoir lui parler au téléphone presque tous les jours. Et finalement, je suis revenue de mon cours de soir et j’ai écouté la télévision avec mon amoureux. Il n’y a rien de merveilleux à cette activité, mais ça fait du bien de pouvoir relaxer, à ses côtés.
Quelle belle journée! Je me sens prête pour attaquer la prochaine!

Thème 4

Je me suis endormie, après avoir discuté quelques minutes avec mon copain de tout et de rien, comme tous les soirs, lorsque c’est l’heure du dodo.
Puis j’ai écouté Occupation Double et Accès illimité (une vraie fille…). Je me suis fait un chocolat chaud, que j’ai dégusté en flânant sur les Internet, enroulée dans un douce doudou.
Et je suis arrivée de l’école. Mon amoureux m’attendait avec une bonne assiette de pâtes. Ensuite, je suis allée à mon cours de communication organisationnelle. Ensuite, j’ai fait des devoirs. Je devais étudier pour mon test de Grammaire avancée, travaillé sur un site Internet pour mon cours de Production multimédia, préparer mon exposé oral pour mon cours d’Ateliers de communication organisationnelle… Et j’ai déjeuné. Un bon bol de céréales avec une pomme…et du caramel à l’érable.
Et puis finalement, mon cadran a sonné et je me suis réveillée.

Thème 5

Il y a 10 ans, j’allais bientôt fêter mes 11 ans. J’étais haute comme trois pommes et j’étais très timide. En classe, j’étais muette comme une carpe, ayant toujours peur du jugement des autres. Ma timidité était presque maladive. J’avais l’impression que, bien que je sois heureuse, j’allais demeurer une personne extrêmement timide toute ma vie. J’étais consciente que ça me nuisait et j’avais envie de faire quelque chose pour changer ma situation… mais j’en étais incapable. Quand mon enseignante me félicitait devant toute la classe pour ma note parfaite à la dernière dictée, j’étais contente, mais je voulais à la fois me cacher six pieds sous terre pour éviter toute cette attention qui était portée vers moi.
Finalement, à 10 ans, je pensais que je serais condamnée à être une personne extrêmement gênée toute ma vie… Aujourd’hui, je m’observe et je constate que j’ai réussi à vaincre ma gêne en récoltant de ce que j’ai semé au cours de mon adolescence… j’ai maintenant la langue bien pendue.

Thème 6

-Recevoir un texto de mon amie Shawna qui me souhaite une belle journée.
-Sourire à un inconnu…et recevoir un sourire en retour.
-Avoir un fou rire incontrôlable avec mon amoureux, le soir, parce qu’on est trop fatigués.
-Magasiner. Et trouver des rabais VRAIMENT VRAIMENT géniaux!
-Boire du thé, l’automne. Ça réchauffe le corps et le cœur.
-Écouter le CD d’Ariane Brunet en boucle, en faisant des devoirs
-Me réveiller aux côtés de mon amoureux.
-Aller voir ma famille et mes amis en Abitibi.
-Relever des défis (comme celui-ci).
-Marcher plusieurs kilomètres avec ma meilleure amie en se racontant nos vies.
-Recevoir un compliment au cours d’une journée où j’ai le moral dans les chaussettes.
-Faire de la photo.
-Gagner à un concours.
-Faire un souper de filles avec mes amies Shawna et Audray.
-Retrouver mes collègues de travail chaque été.

Thème 7

Les membres de ma famille sont très unis. Nous sommes pareils sur une tonne de points… et différents sur beaucoup d’autres aspects. Il y a d’abord papa. Il ne parle pas beaucoup. Il est sérieux. Mais quand il décide qu’il veut faire rire, alors la machine à niaiseries ne s’arrête plus. J’ai une belle relation avec lui. Je suis une petite fille à papa. MAIS, j’aime tout autant ma mère, une femme que j’admire plus que tout au monde. Elle est si jolie. Elle parle bien et écoute tout aussi bien. Elle est drôle et notre complicité est parfaite. Et finalement, il y a ma petite sœur, Ariane. Elle de quatre ans ma cadette. Nous nous entendons bien… parfois. Elle ne se confie pas beaucoup à nous (c’est moi la plus bavarde!), mais on a bien du plaisir ensemble. Ma famille est drôlement unique… parce qu’elle est parfaite, même avec ses défauts.

Joliane Duranceau-Cloutier

Thème 1

La route était sombre. La forêt noire et à perte de vue. On se serait cru au milieu de nul part, peut-être l’étions-nous. Quelque part entre les plages d’Hampton Beach et mon lit douillet (oui, j’en parle souvent de mon lit : je l’aime!), nous suivions la route avec le peu de lumière que les phares de la voiture nous fournissait. Nous roulions et savions que le périple n’était pas sur le point de se terminer. Soudain, un chevreuil. Non, un orignal. C’était peut-être un élan aussi. Bref, c’était l’une de ces immenses choses que l’on espère ne pas croiser quand on ne connaît pas la route, qu’il fait noir et que la fatigue nous prend après une méga pizza pepperoni fromage. On s’arrête, on ferme les lumières, on les rallume. On sait pu trop. On en a croisés (et imaginés pour ma part) deux ou trois fois le reste du trajet. Ouf, c’était vraiment horrifiant tout ça. Pu jamais on ne repassera par St-Georges pour aller ou revenir des États-Unis le soir tard.

Thème 2

Pour la prochaine année, j’aimerais que tu apprennes à t’entourer de meilleures personnes. Des personnes qui feront attention à toi, qui ne te joueront pas dans le dos. Ce n’est pas un reproche, ne t’inquiètes pas. Et les gens te l’ont sûrement assez dit comme ça. Mais écoute, c’est plus un souhait qu’un conseil. J’aimerais également que tu trouves le bonheur dans ton emploi présent ou futur. Que tu sois heureux de te lever chaque matin pour faire quelque chose qui te passionne et qui te permet de t’épanouir. Ça prendra le temps qu’il faut et si tu ne trouves pas, tu la créeras toi-même ta carrière de rêve. Je te conseille aussi de passer plus temps avec ceux qui en valent le coup. Ta famille et tes amis sincères. Je sais que tu y penses déjà, mais fais-le vraiment. Et finalement, je te souhaite de passer vraiment à autre chose après les durs moments des derniers mois où tu as pu voir (et moi aussi) que les gens ne sont vraiment pas tous de bonnes personnes.

Thème 3

1. Me lever avant 7h00 du matin : Déjà que de voir sur le cadran une série de chiffres qui commence par un 6 ne m’a jamais et ne me donnera jamais le goût de me lever, je devais quitter mon lit (d’amour) pour aller voir une infirmière pas trop de bonne humeur qui me planterait une aiguille dans le bras. Disons que ça change de mon réveil habituel.

2. Ne pas avoir de clients à la salle de montre et donc, pouvoir terminer mes milliers de dossiers : Personne n’a eu envie de refaire sa cuisine aujourd’hui. Enfin. Ça n’arrive pas souvent par chez nous.

3. Savoir que je vais avoir une augmentation de salaire : Ça change le cours d’une journée cette bonne nouvelle!

4. Manger des cupcakes de Mlle Cupcake : Ça non plus ça n’arrive pas souvent. Crise de foie, de cœur, d’hyper-glycémie pis toute. Wow, à refaire.

5. S’endormir super rapidement : On se repose, on relaxe, on rêvasse.

Thème 4

Me mettre au lit, enfin.
Rater mon autobus à 21h30 un soir d’automne : fait frette.
Terminer mon cours de Révision linguistique dans un traditionnel brouhaha.
Noter chacun des mots de la prof. Surtout ceux concernant l’examen.
Goûter un nouveau dessert à base de légumes que mon amie a préparé.
Arriver à 18h20 à mon cours et jaser de tout et de rien.
Organiser une rencontre pour mon travail de session.
Terminer les exercices du chapitre sur les erreurs de construction quelques heures avant le cours.
Manger une salade de pois chiche confectionné par mon grand frère.
Terminer mon cours… un peu plus tôt que prévu.
Angoisser à l’approche de mon tour.
Écouter les récits pour enfants des autres étudiants.
Arriver à 11h50 pour mon cours d’Écriture pour enfants et adolescents.
Me faire reconduire à l’université par mon grand frère.
Déjeuner en vitesse.
Me préparer pour ma longue journée du jeudi.
Faire le tour de mes réseaux sociaux et de mes courriels.
Me réveiller.

Thème 5

Il y a 10 ans, j’avais 11 ans. À 11 ans, j’étais en sixième année du primaire. Le secondaire approchait, le monde des grands approchait. Le genre de chose qui donne le cafard à une jeune fille de la campagne. À 11 ans, j’étais comme dans un entre-deux. J’étais le reste d’une enfant qui ne s’en faisait pas avec la vie. Mais j’étais également ce début d’adolescente qui avait la chair de poule juste à penser à ce qui l’attendait. Quand on est dans cet état d’entre-deux, on n’arrive pas nécessairement à dormir paisiblement sur ses deux oreilles. Il y a 10 ans, je ne voyais pas la vie comme aujourd’hui. C’est logique parce que j’ai vieilli de 10 ans. Mais je crois que je ne voyais pas ma vie comme quelque chose d’extraordinaire. Aujourd’hui, oui. Mais bon, même si à 11 ans, j’étais plutôt incertaine, je gardais en tête que rien n’arrivait pour rien.

Thème 6

– Prendre une douche méga chaude à la fin d’une journée et aller (courir presque) directement dans mon lit après. Avec des tonnes de couvertures. Tellement la plus belle façon de s’endormir.
– Faire des recettes pour mon amoureux.
– Boire une (ou deux) tasses de Read my lips de David’s tea.
– Surfer sur le net.
– Me désaltérer quand j’ai vraiment soif.
– M’installer confortablement pour écouter un film.
– Être accueillie chaleureusement par mon chat comme un chien le ferait.
– Organiser. Mon horaire, ma vie et autre.
– Écouter des spectacles d’humour.
– Passer des heures sur Pinterest.
– Me mettre belle.
– Écouter du Linkin Park. Du Coldplay. Du John Mayer. Du Jack Johnson.
– Répondre au téléphone à mon travail.
– Essayer des nouvelles recettes. Des desserts surtout!
– Avoir des projets. Petits ou grandioses.
– Ne pas mettre de cadran pour le lendemain matin.

Thème 7

Maman d’amour. Belle aux yeux verts. Franche, forte et généreuse. Elle travaille fort chaque jour. Je suis fière d’être sa fille, je ne sais pas ce que je ferais sans elle dans mon quotidien. Mon cher papa. Courageux, vaillant et brillant. Il ne change pas, l’image que j’ai de lui aujourd’hui est la même que j’avais quand j’étais petite fille.
Mon grand frère. Beau, drôle et loyal. Il a tellement de talent. Autant il peut être complètement fou, autant il peut être professionnel et sérieux. Et c’est ce que j’aime de lui. Mon deuxième grand frère. Persévérant, charmant et mature. Il n’a pas toujours eu la vie facile, mais son énorme détermination l’a mené loin. Il n’y a pas de limites pour lui. Et parce que je le considère comme un membre de ma famille et bien plus : mon amoureux. Passionné, créatif et intelligent. Voir texte du samedi 19 octobre 2013 de la semaine 3 pour plus de détails.

Julie Bureau

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Des vacances de rêve… cauchemardesques

Après une belle journée passée à nous balader et à respirer l’air frais, j’étais à présent seule dans cette cabane au milieu de la forêt et mon esprit s’est mis à fabuler. Il me semblait que les crissements du plancher devenaient de plus en plus fréquents, malgré que je sois assise sur le sofa, inerte, depuis déjà une heure. Pourquoi sont-ils tous partis aux douches à cette heure du soir? Et pourquoi mettent-ils tant de temps à revenir? Le vent qui s’était levé faisait claquer les volets à intervalles réguliers. Le froid allait bientôt s’installer, je devais donc aller fermer les fenêtres à l’étage et mettre une bûche dans le poêle. Je pris donc mon courage à deux mains et grimpa deux à deux les escaliers puis m’arrêtai net en haut. Devant mes yeux, plus vrai que nature, se trouvaient mes copains, enfin ce qu’il en restait : un tronc ici, une tête là, un bras pendant près du lit… Un massacre indescriptible. J’étais désormais vraiment seule au milieu des bois.

« Bon matin! T’as bien dormi? »

Pour seule réponse, je couru me pendre à son cou et me mis à pleurer.

Ta vie entre parenthèses

Chère Madame X,

À la manière dont tu le ferais, je me permets aujourd’hui de te prodiguer des conseils de but en blanc. Au diable les émotions, j’en ai fini avec toi!

Tu devrais sérieusement prendre un peu de recul et songer à tes ambitions professionnelles. As-tu vraiment l’âme d’un leader? Es-tu réellement à la hauteur du poste que tu as si jalousement convoité? Arrives-tu à avancer tout en méritant le respect de tes supérieurs et subordonnés? J’en doute.

Prends donc un moment de repos et réfléchi à ta vie. Vaut-elle la peine que tu t’acharnes à gravir la hiérarchie, un échelon à la fois? N’as-tu pas vécu assez de tourments pour admettre ta défaite?

Retire-toi et découvre les vrais plaisirs de la vie. Travaille physiquement dans ton jardin pour reprendre le contact avec la nature, avec les choses vraies. Découvre le plaisir de discuter simplement, de tout et de rien, avec des gens vrais, des amis.

Madame X, dans la prochaine année, donne-toi pour objectif de devenir plus authentique et je suis certaine que la vie te sourira. Ce sera le plus beau mandat sur lequel tu auras travaillé et la récompense sera plus grande que toutes les promotions qui t’ont été offertes jusqu’ici.

Thème 3

J’aurais dû quitter à 15h pour être certaine d’arriver à l’heure à la réunion et d’assister au grand dévoilement surprise du projet sur lequel on bosse depuis longtemps. Par malheur, les feuillets dont j’avais besoin étaient encore chez l’imprimeur à cette heure! 15h09…15h16… Je devais partir. 15h22. Le voilà! Alors que je m’apprêtais à démarrer, mon imprimeur arrivait en trombe! Quelle chance! À cette période de pointe, par contre, c’était quasiment impossible d’arriver avant le début de la présentation. Mieux vaut tard que jamais, dit-on, je me suis lancée. Contre toute attente, la route était presque déserte et je ne suis arrivée que 5 minutes en retard… 5 minutes de trop. J’ai tout de même pris la chance d’entrer… Surprise! Tous étaient en grande conversation : la séance allait reprendre dans 30 minutes seulement, car certains intervenants étaient en retard. Non mais quelle veine! Mon entrée est passée complètement inaperçue et c’était très bien comme ça. Mon niveau de stress était à son comble. Le dévoilement de la stratégie avait deux fins possibles : ça allait passer ou casser.

C’est le sourire aux lèvres et le cœur léger que j’ai pris le chemin du retour, malgré les énormes bouchons de circulation. Plus rien ne pouvait alors gâcher cette si belle journée!

24 heures de fraîcheur

Couchée, épuisée, j’apprécie cette sensation de fraicheur lorsque je glisse ma langue sur mes dents fraîchement brossées. Le confort de ce petit geste quotidien exécuté alors que j’étais encore emmitouflée dans une chaude vapeur produite en prenant ma douche. Et le bien-être ressenti justement lorsque la chaleur de l’eau coulait sur ma peau à l’instant même ou j’effaçais ce maquillage si soigneusement appliqué juste quelques heures auparavant. Alors que je m’apprêtais à quitter la maison, j’enfilais mon veston noir et je jetais un dernier coup d’œil dans le miroir. Pas trop tôt, je ne peux pas me permettre de m’habiller avant la quotidienne séance de caresses avec mes deux petites chiennes bien trop poilues! Comme à l’habitude, elles m’attendaient impatiemment près de l’escalier lorsque je me suis levée, réveillées quelques minutes plus tôt par le départ encore une fois trop matinal de mon conjoint. Au moins, ce matin, on s’est embrassés à son réveil. Mmmm… ce goût de menthe glacée encore bien présent, pourtant appliqué il y a à peine quelques heures… enfin il me semble. Bonne nuit!

Rêver en couleurs

Du haut de mes 19 ans, je voyais mon avenir avec beaucoup d’ambition… « Ne met pas la charrue avant les bœufs! », me prévenaient mes amis plus âgés, mais ces mises en gardes coulaient sur moi comme l’eau sur le dos d’un canard. J’étais convaincue qu’à force de taper sur le clou, je finirais par l’enfoncer. Je m’imaginais rouler sur l’or aux commandes d’une agence de communication convoitée de tous et passer mes weekends dans des villes glamour à boire les meilleurs vins avec des personnalités influentes. Quoi? Faut pas être plus catholique que le pape! J’avais bien le droit de rêver un peu…

À 19 ans, j’avais la vie devant moi et le monde à mes pieds! J’avais pour mon dire que l’argent ne fait pas le bonheur, sauf que… que ça allait aider c’est certain. J’avais alors ce petit air un peu au dessus de mes affaires, mais vous savez, qui a l’air, n’a pas forcément la chanson…

Faute avouée est à moitié pardonnée : je sais aujourd’hui qu’il vaut mieux manger un pain debout qu’un steak à genoux. Le gazon est souvent plus vert chez le voisin, mais c’est chez moi que j’ai envie d’être en ce moment.

Les sens des plaisirs

• Jouer dehors avec mes chiens et prendre le temps de respirer l’air frais
• Me promener dans la montagne l’automne, emmitouflée dans un manteau tout doux
• Finir une bouteille de vin en bonne compagnie à la chaleur d’un feu de foyer
• Regarder un film en buvant lentement mon café le dimanche matin
• Me blottir dans mon lit, collée contre mon chum
• Prendre une longue douche chaude et en ressortir dans un nuage de condensation
• Rayer manuellement une tâche accomplie sur ma longue liste
• Déjeuner au restaurant avec ma famille le samedi matin et discuter jusque tard dans l’après-midi
• Rédiger un texte dont le sujet m’inspire, alors que j’ai des heures devant moi
• Boire un café bien chaud additionné de crème bien riche
• Cuisiner sans stress, un verre de vin à la main et du blues dans mes oreilles
• Passer une soirée à refaire le monde en bonne compagnie, perchée sur le grand escalier dans le garage de mon ami

L’arbre est dans ses feuilles

Ma famille m’en a fait voir de toutes les couleurs au fil des années, mais elle est tellement bien tricotée qu’elle peut résister à tout!

Ça commence avec Mémère et Pépère, Dieu ait leur âme. Ils ont uni le meilleur d’eux-mêmes pour concevoir trois enfants : une p’tite brune, un p’tit brun et un grand noir. La p’tite brune, ma mère, s’est liée à un grand brun, mon père, pour produire à son tour trois autres merveilleux enfants : une p’tite châtaine (moi), et deux p’tits blonds. Un de ces p’tits blonds a par la suite aussi partagé une partie de sa vie avec une p’tite brune frisée. Ensemble, ils ont donné naissance à un vrai petit blond blanc, mon neveu. Mais le plus beau dans l’histoire, c’est que le p’tit brun et le grand noir à Pépère et Mémère ont également uni leur destinée à deux p’tites brunes pour donner naissance, à eux seuls, à six p’tits mousses : deux p’tites châtaines, un p’tit blond et trois p’tits bruns.

Non mais vraiment, chez nous, les fêtes de famille sont colorées!

Éric Letarte

Gris

La première chose que nous perçûmes fut un léger grondement. Personne, ou presque, n’y fit attention : le vent, les voiles, les vagues. Quand il se fit plus fort, le grondement, je me retournai, curieux. Les autres suivirent mon regard.
Immense, strié de veinures roses, il avançait lentement, vers nous. Menaçant et grave. Il amenait le vent, la grêle, le feu. L’orage, qui puait la peur froide.
Nous nous regardâmes, sans rien dire. Aucun moyen de s’échapper, coincé que nous étions entre l’Îslet et l’île aux lièvres, dans ce coin du Saint-Laurent d’ordinaire si charmant. Il avançait, du nord, directement sur nous et sur un autre petit voilier qui nous suivait depuis le matin.
Lorsque l’île sur tribord disparut sous lui tellement il était puissant, nous eûmes chacun une pensée pour ceux qui nous attendaient, au port.

Tu vas voir

Une année, c’est long, mais pas tant, quand même. Tu vas voir. Et si tu attends trop, ça passe et après y en a plus, de temps. Commence tout de suite si tu veux mon avis. Le plus dur, c’est de se faire à l’idée, alors t’en fais pas trop. Une fois que tu auras les deux pieds dedans, ça ira tout seul.
T’auras plus bien le choix de toute manière, hein? Tu devras t’habituer à voir les choses un peu différemment, c’est sûr. Sinon tu vas peut-être le regretter, ça arrive. Mais tu vois, une fois que tu vas l’avoir fait, le regretter ça n’y changera rien. C’est pas plus mal, ou bien, avant ou après. Faut être à l’aise avec l’idée, c’est tout.
Et puis tu vas voir, dans 6 mois ce sera naturel. C’est bien, de s’y faire, tu sais, à la liberté que ça apporte. Et puis évidemment un peu plus tard tu vas devoir t’expliquer, c’est sûr. Y en a toujours qui posent des questions, qui critiquent. Mais tu devrais t’en balancer, puisque ça va être déjà fait.

Un jour

La bête
Décidé, ce matin, d’adopter un chat. Bon, sous format chaton pour commencer, mais nul doute qu’il finira bien chat complet avant longtemps ! J’avais presque oublié l’idée quand ma cousine m’a offert une jolie petite boule de poils jaune plutôt joueuse. Premier contact lundi soir : énergie, caractère, joie. Donc ce matin c’est décidé, il emménage samedi !

Le boulot
La joie – et l’enjeu, et le stress – du pigiste : le travail. En avoir assez pour vivre, pas trop pour se casser la tête à le gérer et prévoir les pauses et les périodes d’achalandage. Sans filet, il faut savoir doser, se calmer et sourire malgré tout. Ce mercredi, j’avoue, j’ai moins souri.

Le boulot – suite
Finalement, comme le mentionne Weber dans je ne sais plus lequel de ses romans, lorsque l’on désire une chose, tout l’univers travaille à nous y mener. Donc, surveiller ses désirs. Courriel, mandat très sympathique, mais très pressé.

Rencontre
En lien avec “Le boulot – suite,” rencontrer la nouvelle équipe du client. Marcher sur des oeufs, n’insulter personne, avoir l’air compétent.

Fin de journée
En soirée, rien. Et c’est un évènement !

J’ai essayé de dormir, crevé.

J’ai essayé de dormir, crevé, à bout de force. Je m’étais couché en grelottant de manière plutôt inquiétante avec pull, t-shirt, pantalon pyjama, chaussettes de laine. Ne voulant pas me coucher trop tard, j’ai limité ma tendance internet de fin de soirée, sans digestif. Le souper n’a rien goûté et je n’était clairement pas la compagnie idéale. C’est tout dire, j’ai même joué à un vieux jeu vidéo en fin d’après-midi, histoire de laisser mon cerveau bien au repos. Cette idée aussi, après le dîner, d’aller au bureau régler un petit problème de service à la clientèle. J’aurais dû rester bien tranquille comme prévu, au chaud. Mais je suis tout de même sorti, sous la pluie, direction le boulot.

J’aurais cru que la douche me réchaufferait, mais c’était sans compter l’automne clairement entamé et mon manteau d’été désuet. Pour bien marquer le coup, j’ai même osé me cuisiner une soupe Lipton poulet et nouilles. En lisant les instruction avant de mettre l’eau, parce que bon, je ne suis pas un grand chef !

Répondu à quelques courriels, sans trop de vigueur. Levé à 10h11.

Bref, ce matin, je suis enrhumé. J’ouvre un oeil.

Ailleurs

“Foncer dans un mur mais accélérer quand même” était un idéal. Carrière dynamique, voyages, copineS et une vie urbaine un peu débridée. Sachant très bien que cela use, vite, mais vivre à fond sans trop se poser de question m’apparaissait comme une excellente manière de ne pas rater sa vie.

“Ne dites pas à ma mère que je suis dans la pub, elle me croit pianiste dans un bordel,” titre de la première autobiographie de Jacques Séguéla. Mad Men, qui n’existait pas encore, eut été la quintessence de mon désir professionnel.

Le petit côté hippie de la vingtaine vient sans contredit avec l’idée de “vivre et laisser vivre” qui s’opposait étrangement à mes chroniques de l’époque qui s’approchaient davantage de ce que Coluche disait du socialisme. “Le capitalisme, c’est l’exploitation de l’homme par l’homme. Le socialisme, c’est le contraire !” J’avais une volonté de mettre au jour l’hypocrisie qui ne m’a pas trop quitté depuis.

“Je suis jeune il est vrai, mais aux âmes bien nées,
La valeur n’attend point le nombre des années”
Je me pensait bien né et en mesure de ne pas attendre l’expérience pour agir. Heureusement, ça a fonctionné, un peu.

Essences vitales

● Le mardi 12 novembre 2013, ou chaque année à la même période, vers 14h. Toujours un mardi. Marcher seul aux limites de la ville, pendant que les gens travaillent. Sentiment étrange d’une bulle solitaire en marge de la vraie vie. Observer la lumière.
● Acheter du vin. Tous ces possibles sang-de-boeuf, grenat, vermeils. Lire un peu, comparer, découvrir. Et discuter. Et faire un choix.
● Découvrir une nouvelle musique au hasard, tard le soir, et s’accorder ce plaisir coupable de pousser l’exploration au-delà du raisonnable qu’impose la routine des jours qui ne sont pas chômés.
● Le comptoir des bistrots, malheureusement peu présents à Québec. Prendre quelques verres au zinc, voir la salle se remplir de gens, y croiser des amis. Refaire le monde avec des inconnus. Seul à une table il faut vouloir être tranquille. Au comptoir, on s’ouvre à l’autre.
● Prendre un livre presque au hasard, le trouver intéressant et le dévorer. Sans modestie, sans analyse : passer à travers. Pour condenser l’expérience, pour précipiter l’inévitable sentiment de vide une fois la dernière page tournée. Précipiter le sentiment de “connaître une histoire de plus” et d’en être changé.

Bouchard-Letarte etc.

Plutôt petite, en fait : trois.
Honneur aux dames, ma mère. Curieuse, elle essaie des trucs. Avec des succès variés, sur des sujets allant des drogues douces à la cuisine marocaine. Au grand dam de mon père qui ne s’en formalise pas trop en dehors du volet culinaire. Hippie dans sa jeunesse, baby-boomer parce qu’elle est de son époque. Décidément attirée par les voyages et les apéros, elle combine souvent les deux.

Mon géniteur, lui, vit dans la forêt. Même quand il est en ville, c’est toujours un peu bancal, un peu génial, un peu fait maison. Sa phobie des voleurs est parfois risible, mais l’ingéniosité qu’il déploie pour chasser les malfrats lui fait honneur. Baby-boomer assumé lui aussi, le golfe, la sécurité et les voyages occupent son début de retraite qu’il n’arrive pas encore complètement à prendre.

Les amis, qui sont en fait une famille qu’on choisit : Ben, avec qui rien n’est impossible et que je connais depuis toujours. Jonathan, le geek entrepreneur. PE, le beau célibataire qui ne refuse jamais une fête. Et pas mal d’autres, j’ai une grande petite famille.

Myriam Plante

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Thème 1

C’était un matin gris de septembre, et il était beaucoup trop tôt. J’ai été forcée de me lever, puis forcée de monter dans une voiture, grise elle aussi. La confusion du sommeil interrompu refusant de me quitter, j’avais du mal à prendre conscience de ce qui était en train de se produire.

Au bout de quelques minutes, on me servit un déjeuner dégoulinant de graisse, que j’avalai tout de même avec avidité. J’étais incertaine du moment où je pourrais prendre mon prochain repas.

La voiture roulait sur des chemins qui m’étaient totalement inconnus, mais je connaissais trop bien la personne assise derrière le volant. Je compris peu à peu où elle me conduisait, et il était inutile de la questionner. Je parlai tout de même, énonçant quelques remarques anodines afin de meubler le silence et d’éviter de retomber dans le sommeil.

Au moment de passer la frontière, je souris au douanier méfiant, tandis qu’elle lui racontait une histoire plutôt plausible. Il était trop tard pour revenir en arrière: nous allions passer la semaine à Boston.

Thème 2

Pour la prochaine année, tu devrais te reposer. Je sais que tu le fais déjà, et que tu n’aimes pas te reposer trop longtemps… Mais une hernie discale, ce n’est pas rien. Tu t’en es très bien sortie, c’est vrai, et on pourrait dire qu’il y a eu plus de peur que de mal. Mais tu sais que ton dos est quand même resté fragile.

Tu as lu dans ton livre ce qu’impliquait une hernie discale… Repose-toi, mais aussi, et surtout, essaie de te souvenir que ce n’est pas à toi à porter le poids du monde sur ton dos. Je sais que tu aimes t’impliquer, et prendre soin des gens que tu aimes de différentes manières, mais essaie de ne pas trop en faire en 2014.

Prends soin de toi, laisse les autres prendre soin de toi, et continue à être ma jolie maman à moi, pétillante, heureuse et en santé.

Thème 3

Avant même de sortir du lit, je comprends que ma coloc ne travaille pas en l’entendant ouvrir et fermer la porte 20 fois en ligne. Lorsqu’elle ne travaille pas, d’habitude, c’est elle qui s’occupe du souper. J’ai congé de cuisine!

Pas de lettres aujourd’hui, mais on a reçu le journal, ce qui me fera de la lecture pendant le souper.

Après déjeuner, j’ouvre mon ordinateur et je découvre que j’ai non seulement reçu ma paye pour mon travail des dernières semaines, mais qu’en plus j’ai eu un bonus pour souligner la qualité et la ponctualité de mon travail. Ça commence bien la journée! Pour célébrer le tout, je décide de ne pas travailler aujourd’hui et de continuer ma bd à la place.

Oh non! Au milieu de la journée, je me rends compte que j’ai oublié d’arroser les plantes hier! Je me reprends donc aujourd’hui. Pensant peut-être à cause de cela qu’on était mardi, j’en ai oublié ma pratique de guitare du mercredi soir. Je me reprendrai demain.

Thème 4

Je suis sortie du lit, après avoir passé quelques heures devant mon ordinateur.

J’ai trouvé des spaghettis cuits dans un bol sur la table de la cuisine. Je les ai mis dans un chaudron quelques minutes, et une fois bien secs, je les ai remis dans leur boîte, puis dans l’étagère.

De retour à mon ordinateur, j’ai effacé un texte écrit en anglais, lettre par lettre.

J’ai trouvé un reste du couscous d’hier soir sur la table. Je l’ai rangé dans le frigo, dans un plat bien fermé pour l’empêcher de se sauver.

J’ai effacé un deuxième texte.

Puis j’ai trouvé un muffin anglais couvert de moutarde sur la table… Je l’ai mis dans le toaster pour le nettoyer, puis hop, dans le frigo lui aussi.

Ensuite, j’ai trouvé un dvd sur mon lit. Je l’ai mis dans une boîte, puis je l’ai remis à ma coloc, qui elle a ouvert la porte d’entrée et l’a remis à un livreur qui attendait. Ensuite, j’ai défait mon lit et je me suis enfin couchée… Grosse journée!

Thème 5

Il y a 10 ans, j’étais dans ma première année de Cégep. Comme le temps passe vite quand on s’amuse!

Au Cégep, je me sentais comme un poisson dans l’eau! En fait… pas vraiment. J’avais souvent l’impression d’être le mouton noir de mon programme.

Pourtant, j’ai essayé. Je déménageais dans une autre ville, pour plus ou moins voler de mes propres ailes, et je m’étais dit que cette année, à l’école, je ne serais pas la fille gênée que tout le monde met à l’écart que j’étais au secondaire, et au primaire aussi. Quel échec monumental! En tout cas, au moins je peux dire que je n’ai pas vendu mon âme pour entrer dans le moule.

Bref, il y a 10 ans, j’avais hâte d’avoir terminé l’école. Il me semble qu’à part aller au Cégep et faire des travaux, je ne faisais pas grand chose. Je n’étais pas certaine si mes études allaient vraiment me servir plus tard… Mais j’écrivais. J’avais du pain sur la planche, mais je savais qu’un jour, j’aurais un livre à publier.

Thème 6

Petites choses du quotidien qui font mon bonheur:

-Me laver la face. Ma journée ne peut pas officiellement commencer avant ça
-Manger des jujubes. Pas un sac complet, un ou deux suffisent à combler une envie de sucre
-Manger du chocolat. À peu près la même chose que les jujubes
-Écouter de la musique. C’est rare que c’est silencieux dans ma chambre
-Écouter des films. J’aime particulièrement mon coffret de 50 films d’horreur en noir et blanc
-Écouter Bob l’Éponge. C’est une des seules émissions que j’écoute vraiment
-Ye olde Facebook version pirate. Parce que j’aime mieux cliquer sur «Arr!» que sur «J’aime»
-Faire parler le chat. Je comprends pas ce qu’elle dit, alors je lui invente des dialogues
-Chanter des chansons stupides au chat. Parce qu’elle me regarde avec sa face ahurie
-Inventer des histoires dans ma tête. Malheureusement, c’est rarement celles que j’écris
-Recevoir du courrier. Même si c’est rarement du courrier intéressant

Thème 7

Mes parents sont en quelque sorte mes amis. Ma mère est toute petite, elle porte des lunettes, et elle a des mèches dans ses cheveux courts. Massothérapeute, elle aime la vie, elle aime tricoter, et surtout, elle aime lire. C’est en partie à elle que je dois mon amour des livres et des mots. Mon père lui a construit une bibliothèque dans une pièce complète, et les étagères sont déjà presque toutes pleines de livres.

Mon père, assez grand, des lunettes lui aussi, les cheveux courts, frisés. Électricien qui prendra peut-être bientôt sa retraite, il est habile de ses mains. Il peut tout faire, et il peut réparer n’importe quoi! Il aime la pêche et la forêt. C’est sans doute à lui que je dois mon amour de la nature, et ma passion pour le bricolage.

Quant à mon frère, j’ai l’impression que nous sommes devenus des étrangers au fil des années. Nous n’avons pas grand chose en commun, à part nos parents. J’ose espérer qu’au fond, on se ressemble un peu plus que ce que je pourrais croire…

Pierre-Luc Reid

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Thème 1

Ça s’est passé l’été dernier. Je n’avais que trois stations de métro à marcher. Ça semble bien peu, mais dans le pire quartier mal famé d’une ville majoritairement black, c’est énorme. Les commerces étaient placardés. Le métro passait au-dessus de la rue, comme dans les films. J’étais la seule lumière dans une noirceur totale. Blanche-Neige dans une marée noire. Marcher et prendre deux sites particuliers en photos, c’est tout ce que je devais faire. J’entends du bruit à l’arrière. Je me retourne. Y’a personne. J’arrive au premier lieu, prends ma première photo. Je repars. Au loin, un groupe de jeunes occupent tout le trottoir. Je traverse la rue pour les éviter. Je serre fermement mon sac. On m’interpelle au loin, à l’arrière. Je ne me retourne pas cette fois-ci. On touche mon épaule. Un vieil homme, édenté, la main tendue. « No thanks », je lui dis, paniqué. Je presse le pas. Tellement, que je suis rendu à la dernière station de métro. J’ai passé tout droit au deuxième site pour ma photo. Et pas question d’y retourner.

J’ai ressenti la peur à l’état brut pour la première fois de ma vie à Philadelphie.

Thème 2

Pour la prochaine année, il est temps que tu mettes de côté la négativité dans ta vie. Que tu nous écoutes complètement quand on te parle, plutôt que de penser à des millions d’autres trucs, comme ta prochaine question. Tu dois faire la paix avec ce qui te bouffe, tes démons intérieurs, peu importe le moyen. Régler les différends que tu as avec ta propre famille, entre autres. Tu pourrais également nous encourager dans nos choix, plutôt que toujours nous indiquer le chemin le plus facile. Je sais que c’est protecteur de ta part, mais tu ne nous aides pas en le démontrant de cette façon. Tu dois développer ton écoute, diminuer tes jugements et accepter la différence, qu’elle soit de goût, d’opinion ou de mentalité. Nous parler un peu plus de ce que tu vis, de tes passions, plutôt que de ce qui se passe à la télévision.

Qui sait, peut-être que tu t’y laisseras prendre pour l’année suivante.
Et la suivante.
Et la suivante.

Thème 3

Réveil. En retard, bien sûr. Le premier élément de ma journée et qui en a bousculé le déroulement. J’avais prévu aller au spinning ce soir, j’ai dû annuler. Ce que les changements de saison peuvent faire.

Shooting. J’ai planifié un séance photo dans deux semaines. J’ai donc dû prendre rendez-vous pour une coupe de cheveux et penser à des lieux pour le faire.

Dîner. Parfois quand arrive le temps de manger, on fait juste penser au lunch plate qu’on s’est préparé et ça nous enlève totalement le goût d’y aller. La pizza maison aux tomates et chèvre que j’avais apportée m’a fait sourire. Belle surprise, je l’avais presque oubliée.

Trafic. Certaines voies étaient fermées sur mon retour à la maison. Ça m’a pris plus de temps qu’à l’habitude et je suis arrivé affamé. Les biscuits ont été le choix facile.

Discussion. J’ai parlé au téléphone, ce que je fais rarement. Et j’ai passé un très bon moment. Ce jour avait été ordinaire jusqu’à cet instant. Ça a bien conclut ma journée.

Thème 4

On se croirait dans Memento.

J’ai :

Écrit mon texte pour le défi. Regardé le hockey. Fais ma vaisselle. Mangé ma salade de légumineuses. Préparé mon repas en lisant mes courriels. Pris ma douche (oui, j’ai pris ma douche avant mon repas, lire la suite). Me suis gratté le visage et le cou à cause des petits cheveux. Été me faire couper les cheveux. Conduit du travail à la maison. Assisté à une réunion. Travaillé sans arrêt. Dîné. Travaillé sans arrêt. Conduit de la maison au travail. Sorti mon unique petit sac de poubelle blanc de la semaine. Attaché mon unique petit sac de poubelle blanc de la semaine. Jeté un regard approbateur d’avant-départ dans le miroir. Mis un peu de parfum. Brossé mes dents. Lissé et placé mes cheveux. Préparé mon lunch. Me suis habillé. Pris un verre de jus. Me suis levé. Arrêté la sonnerie de mon cadran. Me suis tourné de bord. Snoozé. Me suis tourné de bord. Snoozé. Me suis tourné de bord. Snoozé.

Pis j’pense que c’est là que le cadran a sonné.

Thème 5

Lorsque j’avais 22 ans, j’étais loin de m’imaginer que ma vie à 32 ans serait celle-ci. Je croyais qu’à cet âge j’aurais déjà accompli pas mal plus de choses au niveau personnel. Force est d’admettre que j’ai eu ma part de malchance. Je me voyais marié avec une belle jeune dame, avec la lune de miel pis toute. Une fille à faire tourner les têtes, mais surtout la mienne. Et lui crier mon amour sur les toits. Je me voyais aussi parti en famille. Avec deux mioches, sans les quitter d’une semelle. Dans le lieu parfait, probablement en banlieue, à cette époque. Le gros terrain, la grosse cabane. Je croyais que j’aurais accompli tout ça les doigts dans le nez.

Dix ans plus tard, je suis plutôt célibataire, sans enfants et en condo dans une ville beaucoup trop grande pour moi seul. Mais j’ai accompli d’autres expériences. Mi-figue mi-raisin, je suis.

J’ai encore du pain sur la planche pour les dix prochaines années.

Thème 6

Les plaisirs coupables…
– Boire à même le contenant de jus.
– Les biscuits Pillsbury. Et en manger la moitié cru.
– Rester au lit en écoutant la pluie tomber.
– Laisser couler l’eau chaude sur moi dans la douche.
– Monter le chauffage.
– Les résultats de hockey avant d’aller me coucher.
– Marcher à la noirceur ou à la pluie.
– Une baguette, un fromage de chèvre et des charcuteries.
– Les fins de semaine à regarder des séries.
– Tomber sur un film de mon enfance.
– Flâner sur les sites de rencontre.
– M’asseoir seul au bar.
– M’habiller chic pour aucune raison valable.
– Les soirées d’élection.
– Les jeux en groupe.
– Me promener dans mon quartier et arrêter pour lire dans un café.
– Aller voir un artiste trois fois de suite la même année.
– Les siestes de milieu d’après-midi.
– Prendre une bière chez moi en écoutant de la musique nostalgique.
– Et tant d’autres choses.

Thème 7

L’aîné de la famille, c’est moi. Dix-huit mois après moi, il y a une soeur aux longs cheveux bouclés bruns et aux yeux noisettes. En fait, je vais laisser tomber les yeux, ils sont tous noisettes chez moi. Nous sommes nés de deux parents toujours ensemble après 35 ans de mariage. D’une mère avec une tête de moins que moi et d’un père au rire aigü. D’une mère toujours prête à nous faire un petit plat pour emporter et d’un père toujours prêt à sortir le rouleau pour nous aider à peinturer. D’une pigmentation rousse qui vient de ma mère et d’une barbe difficile à faire pousser qui vient évidemment de mon père. De la rigueur militaire de ma mère et de la patience et l’ouverture de mon père.

Une famille, tout ce qu’il y a de plus normale. Avec ses petits tracas et ses histoires, mais dans laquelle le rire et l’amour occupent une grande

Valérie Boudreau

Thème 1

Une fois de plus, j’hésite trop longtemps entre jupe ou pantalon. J’opte finalement pour la jupe, plus jolie. Une amie m’invite à aller au Carrefour Laval avec elle. Moi qui prévoyais étudier toute la journée, je suis heureuse de trouver une échappatoire. Je décide de l’accompagner, en prévoyant ne rien acheter, je dois économiser. J’arrive chez elle un peu en retard, la jupe n’était pas adaptée à la température, après un bloc de marche, je cours me vêtir d’un pantalon. Une fois là-bas, elle m’entraine chez Williams et Sonoma. Je me procure une nouvelle poêle en fonte. Tant pis pour le souper qui était prévu ce soir (lasagne), je veux essayer cette nouvelle acquisition. Au menu : un steak.

Thème 4

Fermer la lumière. Me coucher. Me brosser les dents. Prendre une douche. Me déshabiller. Grignoter. Aller sur Pinterest. Lire. Souper. Aller à l’école. Diner. Écouter les derniers épisodes de Gossip Girl. Boire un smootie. Me brosser les dents. M’habiller. Me lever. Ouvrir la lumière.

Thème 5

Il était une fois… moi à 12 ans. Ma seule responsabilité était d’avoir de bonnes notes, ce que j’exécutais les doigts dans le nez, il faut dire que ma mère veillait au grain! À 12 ans, on fait preuve de peu d’introspection il faut dire, la vie suit seulement son cours. Je me la coulais douce : mes seuls soucis étaient liés à mes Sims!

Thème 6

– Faire des marathons … de séries TV. Suits, ces temps-ci

– Lire

– Lire de la chick lit

– Les livres de recettes

– Cuisiner

– Manger, ma cuisine et celle des autres

– Essayer de nouveaux restaurants

– Revisiter un restaurant coup de cœur

– Les plateaux de fromages

– Le pain

– Le beurre

– Les desserts

– Acheter des accessoires de cuisine

– Acheter des vêtements

– Aller à l’épicerie

– Acheter une tonne de thé chez David’s Tea

– Boire une tasse fumante du Secret du père Noël ou du svelte

– Un mezzo-chai-latte-lait-de-soya-155-degrés-svp

– Visiter Pinterest (un peu trop)

– Recevoir un massage

– Aller au spa

– L’odeur de l’eucalyptus

– Planifier un voyage

– Attendre à l’aéroport

– Les Starbucks d’aéroport

– Aller dans un Coffee Bean Shop

– Aller au Whole Food

– Faire des listes

Thème 7

Ma famille est petite. Papa est parti vivre sa vie ailleurs alors que je babillais à peine, remplacer pour un homme qui maria ma mère, presque 20 ans plus tard. Ce dernier m’a toujours traitée comme sa fille, et pour bien lui rendre, je l’ai traité comme mon père. Il livre du poulet, entre autre les croquettes animaux St-Hubert. Ma mère elle, nous a quittés il y a moins d’un an. Cancer du colon. C’était une femme de caractère, qui traitait sa fille unique comme une princesse. Sa passion était le jardinage, notre maison, l’été, avait les plus belles et les plus nombreuses plates-bandes. Me reste, comme noyau familiale, comme piliers, mes grands-parents. Ils sont à l’image de leur époque. Exercent leur rôle de manière traditionnel, grand-maman devant les fourneaux, grand-papa dans le cabanon.

Cassiopée Dubois

Thème 1

J’étais tellement contente d’acheter cette piscine. Elle était le symbole d’un été familial au soleil. Malheureusement, la saison n’a pas été à la hauteur des attentes : froide, pluvieuse et venteuse. La piscine n’a donc pas fait partie de nos priorités. Négligée, elle s’est transformée en refuge pour un incroyable grand nombre d’insectes de toutes les espèces!

Je me rappellerai toujours la journée où j’ai compris que j’allais devoir la laver pour son rangement pour l’hiver. L’eau du fond était jaune. Des insectes volants flottaient à la surface, morts noyés. Sur les parois, on pouvait voir grouiller des petits vers et les limaces.

C’est le cœur au bord des lèvres et des frissons dans tout le corps que j’ai déposé mes pieds dans cette eau visqueuse. Une couche gluante jaune-vert rendait le fond de la piscine si glissant que je devais marcher avec précaution, pour ne pas tomber dans cette eau vivante et grouillante de créatures. Armée de produits toxiques, j’ai tout vidé et nettoyé. J’ai vraiment été brave!

Thème 2

Responsabilise-toi. Prends ta vie en main, personne ne peut te rendre heureux sauf toi-même. Tu es le seul maitre de ta vie, j’ai de la difficulté à croire que cette notion ne soit pas encore intégrée! Ce ne sont pas tes parents, ta famille, tes amis ou ton boss qui rendent ta vie misérable. Juste toi et la façon dont tu l’abordes. La position de victime est un signe de déresponsabilisation et d’insécurité. Sois plus grand que ça.

Je pense que tu devrais te regarder dans le miroir. Droit dans les yeux, question d’avoir une sincère conversation avec toi-même. Demande-toi si tu es heureux et fier de ce que tu fais et de ce que tu deviens. Est-ce ce à quoi tu aspirais? Est-ce que la personne que tu es correspond à tes valeurs? Où voulais-tu être à 30 ans quand tu étais petit?

Une fois que tu auras trouvé ta réponse, fais tout en ton pouvoir pour l’obtenir. Arrête de niaiser. Il n’y a plus d’excuses, tu les as toutes épuisées. Fais un homme de toi.

Thème 3

Appel de Josée
Où est le logo de la radio? Nous sommes annoncés seulement à la fin de la publicité, nous aurions aimé avoir un logo. Peux-tu nous annoncer dans la salle, pendant le débat?

Appel de Sam
Pourquoi est-ce qu’un autre média nous diffuse en direct alors que c’est nous qui avons préparé le contenu du débat? Ils ont quel genre de visibilité, eux?

Appel de Claire
Est-ce que la période de questions sera aussi contrôlée que le reste du débat? Où sera placé l’animateur? Il ne doit quand même pas voler la vedette…

Appel de Philippe
Chérie, tu as oublié ton chargeur de portable à Ste-Justine, tu vas devoir revenir le chercher ce soir

Appel de Amy et Mélanie
Nous sommes tellement contentes de faire partie de ton projet! Nous allons participer avec plaisir!

Thème 4

Mon café est chaud, mais il me réconforte et me fait plaisir. Il me brule les mains. Je mets mes gants pour le prendre, ceux que j’ai achetés au nouveau Target la semaine dernière et qui me permettent aussi toucher mes écrans tactiles. Super pratique!

D’ailleurs, mon café provient de là aussi. On n’est pas peu fiers en région, d’avoir enfin un commerce Starbuck! Et moi, trop chanceuse, je peux aller m’en chercher un aussi souvent que le cœur m’en dit, ou que le portefeuille me le permet, puisque qu’il est à côté du boulot. Ce matin, j’ai donc descendu les escaliers du centre d’achats pour m’y rendre.

Je dois descendre un premier niveau puisque mon travail se situe au troisième. Dans ma routine matinale, j’entre toujours dans le mail par le troisième étage puisque je dois stationner ma voiture dans le plus haut stationnement pour respecter les règlements.

Thème 5

Il y a dix ans, je ne croyais pas que l’argent poussait dans les arbres, j’avais déjà une idée très réaliste de la vie avec un grand sens des responsabilités. J’avais une vieille âme, comme on dit, j’étais une femme de carrière ambitieuse. Pas de grasse matinée pour la jeune femme, encore moins de gueule de bois! Trop sage.

Cela ne m’empêchait toutefois pas de rêver ma vie en couleur. Je bâtissais des châteaux en Espagne, m’imaginant vivre comme un coq en pâte. Je rêvais d’une histoire romantique digne d’un conte de fées et d’une vie professionnelle remplie d’honneur et de succès. Je croyais qu’à 30 ans, on savait tout, on comprenait tout, et qu’on ne faisait plus d’erreurs. Haha! J’étais mignonne, hein?

Je n’étais pas si à côté de la plaque que ça quand même. Je me trompe très souvent, j’ignore encore plein de choses et je ne comprends pas tout, mais je suis heureuse, avec une vie professionnelle satisfaisante et un amour de chum. Que puis-je demander de plus?

Thème 6

• Boire un café chaud et corsé au réveil le matin
• Regarder la neige tomber
• Caresser la peau si douce de ma fille
• Voir la lumière du jour pénétrer dans la chambre le matin
• Me lever avant tout le monde
• Profitez des sièges chauffants de mon véhicule
• Rester en pyjama le dimanche
• Regarder le visage d’ange de ma fille pendant qu’elle dort
• Chatouiller mon chum et voir son visage d’enfant quand il se tortille
• Mettre la musique très forte dans mon auto et chanter à tue-tête
• Écouter un film dans ma couverture chauffante
• Relaxer devant le poêle à bois
• Ouvrir toutes les fenêtres de la maison dans une journée franche d’automne
• Étudier ou écrire avec mon chien sur les genoux
• Me faire réveiller le matin par ma fille qui entre sournoisement dans mon lit
• Me mettre en pyjama dès mon retour à la maison après une journée de travail
• Écouter mes émissions préférées en faisant la cuisine

Thème 7

Ma petite fille Briana a de grands yeux bleus. D’un bleu saisissant, envoutant, percutant. Sa peau claire et parfaite lui donne un air angélique, ce qu’elle n’est pas du tout par contre. Son sourire trahit tout : il dévoile un air espiègle et un regard enjoué, deux éléments de sa distinctive personnalité.

Je dis souvent avec fierté que ma fille a trop d’habiletés sociales, aucun sujet, aucune personne ou aucune situation ne peuvent la gêner. Elle est la plus belle, la plus gentille et la plus intelligente petite fille du monde dans mon cœur de mère.

Mon chum Philippe est parfois aussi un enfant. C’est ce qui me plait le plus et ce qui m’exaspère le plus, mais il équilibre ma vie sérieuse et rangée. Avec lui, la vie est beaucoup plus légère. Elle goute meilleure. Ses yeux sont rassurants, sa bouche invitante, son corps confortable, bref, il est fait sur mesure pour moi!

Patriq Chénier

La fois où j’ai eu peur

Le noir est l’élément visuel le plus mystérieux, le plus inquiétant. La nuit, tout est noir. Dans le noir, on ne voit rien.

Deux personnes, une aventure dans un 4×4 sur un chemin de terre perdu en forêt tropicale. Les singes hurleurs émettent des sons effrayants qui démentent sur leur taille réelle. Les grenouilles coassent des chants inquiétants. Tout est en place pour ne pas passer un moment agréable. On cherche le chemin et tout ce qu’on arrive à voir c’est 5 mètres devant nous.

On roule doucement, lentement, les fenêtres fermées malgré la grande chaleur. On a la chienne!

Devant nous, une rivière. Le chemin s’y termine. Pourtant il faut la traverser, mais on ne voit pas la suite de l’autre côté de la rive. Pour traverser une rivière, il faut la ‘marcher’ avant, afin de connaitre sa profondeur et voir ou rouler. Personne ne veut sortir et pourtant…

La fois où j’ai osé te conseiller précisément

Tu sais déjà que ce ne sera pas une année facile. Elle se termine déjà mal, tu n’y échapperas pas.

Dans ces situations, seul le temps peut t’aider. Tu dois prendre soin de toi et être un peu égoïste. Tu dois faire des choses qui te font du bien, qui te rendre heureux et qui te permettrons de guérir. Tu dois t’échapper dans un monde où tout est plus beau, plus calme, plus ludique. Tu dois être ludique, prendre les choses à la légère, arrêté de t’en faire avec un tout et un rien. Tu sais que c’est plus facile à dire qu’à faire, mais tu sais aussi que c’est possible, tu y es déjà arrivé.

Ne tombe pas dans l’abime de la dépression, appelle-nous. Il est vrai que tu auras besoin de nous et tu dois avoir l’humilité de l’admettre et passer outre l’orgueil.

Ton année se termine mal, soit et la nouvelle débutera tout aussi mal, mais tu peux être certain que tu n’es pas seul.

La fois où 5 événements ont changé le cours de ma journée.

Bam!
Le premier événement, mon réveil! Se réveiller change inévitablement le cours d’une journée. Il ne fut pas plus facile, ni plus difficile qu’un autre.

Boum!
Trafic oblige, j’arrive en retard au boulot. Mon collègue, qui est toujours 30 minutes en retard, me fait une remarque désobligeante. Ça y est, il vient de gâcher sérieusement cette journée.

Paf!
La réalité me frappe en pleine face. Je me remets en question. Trouverais-je un poste qui me comblera et qui me permettra de m’épanouir? Je commence sérieusement à douter. Mais le doute, n’est-ce pas la qualité première d’un artiste? De moins c’est ce qu’un grand metteur en scène m’as dit au début de ma carrière.

Ouch!
L’appel que j’attendais, mais redoutais aussi est entré à 16h43. Ma candidature n’est pas retenue. J’étais confiant, mais plus la journée avançait, plus cette confiance s’effritait.

Ah!
La caresse chaleureuse de ma princesse vient panser toutes mes plaies de la journée. Elle sait être présente quand c’est le moment et présentement, c’est LE moment.

La fois où j’ai fait un Yoda de moi

Sur l’écran les mots dansent et floues deviennent les pensées. Plus de ridiculités à écrire sont devenues impossibles que ce qui est déjà écrit. Aller dormir, je me prépare, car, me tenir mon corps ne peut plus. 1h01am.

Sur mon portable, défaire une civilisation en peu de temps. Agréable et simple souper. La journée en différentes situations m’est expliquée au Téléjournal. 18h00.

À la maison, j’ai de la chance, je ne ramène rien. Mon boulot je quitte l’esprit tranquille. 17h03.

Les changements du jour ajustent mon calendrier stratégique je remets à jour. Des nouveautés, je m’informe, les blogues, je lis. Pour le lunch c’est la pause. 12h00.

Bien dans sa peau il faut être, beau il faut se mettre. De la routine habituelle, douche et brossage de dent en font partie. Difficile, c’est toujours de se lever. 7h30.

La fois où j’ai eu 30 ans

‘Envers et contre tous’. J’avais déjà 3 mises en scène à mon actif et me voyais déjà en haut de l’affiche. Ma carrière serait simple, mais reconnue. Personne ne m’empêchera de faire ce dont j’ai envie.

‘Brûler ses vaisseaux’. Il était hors de question que je change d’idée, que je recule et me remette en question. Mon choix était fait, j’allais foncer.

‘Ça se bouscule au portillon’. Mes spectacles feront salle comble. Nous partirons en tournée en Europe, voilà ce que je me disais. Mes productions étaient universelles.

‘Avoir l’estomac dans les talons’. Je n’avais qu’une envie : ‘Vivre d’amour et d’eau fraîche’. Trouver l’âme sœur et vivre une vie de bohème en pratiquant mon art et en étant heureux… simplement.

‘À vue de nez’. Ma vie ressemble à ce que j’avais demandé, les moyens sont différents, mais la vie est belle.

La fois où j’ai avoué mes petits plaisirs

• Les pickels kosher. Ben, oui j’aime ce petit légume qui a mariné dans sa saumure pendant de nombreux jours. Pas nécessaire de profiter du sandwich de viande fumée qui l’accompagne habituellement. Ben, non je ne suis pas juif.
• Me mettre la main dans toute sorte de texture. Ben, tout comme Amélie Poulin, j’adore me mettre la main dans le riz, les fèves sèches, la fécule de, mais… Ben, je me lave les mains avant et après.
• Avec mes écouteurs, m’évader en musique. Ben, j’adore rester étendu dans mon fauteuil préféré les yeux fermés en écoutant un album complet. Ben, oui j’écoute des albums au complet.
• Je suis un geek et je m’assume. Ben, oui j’adore jouer avec ma PS3 et j’adore m’évader dans les jeux, dans leurs univers. Ça me permet d’oublier mes tracas. Ben, oui ma PS3 est au réparateur.
• Malgré la difficulté et la discipline que ce défi m’a imposée, ben oui, j’ai aimé ça.

La fois où j’ai été trop précis

Il reste dans ma famille proche, 4 personnes (si on me compte) :
Ma mère, retraitée, petite, cheveux bouclé, tellement attachante mais fatiguée aussi. Sans jugement elle m’a toujours aimé. Elle a un chum plutôt bum, mais gentil. Elle a un chat et un chien. Elle est sur Facebook et y joue à plusieurs jeux, dont ‘Candy Crush’.
Ma sœur, graphiste, travailleuse à domicile, mère monoparentale de deux petits tannants. Petite, cheveux longs. Elle habite Squamish, BC, loin de nous. Sa vie est présentement très difficile, mais elle tient bon, elle est plus forte qu’elle ne veut le croire.
Mon frère, grand, plus beaucoup de cheveux, une dentition plutôt proéminente. Homme à tout faire d’un immeuble à logement dans le Quartier Latin. Il est celui sur qui on fondait le moins d’espoir, mais celui qui s’en est sorti le mieux. Malgré les embuches, il a su faire de sa vie quelque chose de merveilleux. Sans jamais douter de son intelligence, il est le plus callé de nous tous.
Moi, grand, mais petit dans ce monde vaste. Vieux, mais trop jeune de cœur encore. Sérieux, mais trop fou pour le rester longtemps.

Marie-Janelle Larrivée

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Horreur à Cuba

Cette histoire macabre se passe à Cuba. C’était ma première fois dans un tout inclus. Tout semblait pourtant parfait au départ. La mer, le sable le soleil… Malgré cela, je ne m’imaginais pas encore l’horreur latente qui m’attendait sur ce «resort». Et pourtant cette atrocité me guettait calmement dans un coin, sachant très bien que tôt ou tard, je n’aurai d’autre choix que de lui faire face. C’est donc naïvement que je me rendis directement dans la gueule du loup… Poussée par la faim, je me dirigeais vers l’immonde, l’infecte buffet du tout inclus. C’est alors que je vécu ma première dose d’horreur… Je m’éloignai apeurée et affamée, car trop répugnée, je n’avais pu manger à ma faim. Je fis des cauchemars ce soir-là. La deuxième journée, je saisis mon courage à deux mains et décidai d’affronter la bête à nouveau, avec une nouvelle stratégie cette fois. Je tentai de mettre presque tout ce qui se trouvait dans le buffet en petite portion dans mon assiette, croyant ainsi déjouer le malin et trouver ainsi l’exception à la règle: au moins quelque chose de mangeable… Mais ce fût en vain. Le monstre était plus sournois que cela et plus rusé que moi. Je compris après quelques tentatives qu’il fallait se rendre à l’évidence et redouter chaque repas à cet hôtel de Varadero ou bien encore se laisser mourir de faim… Je garde un souvenir douloureux de ce périple, mais je crois bien que les pina coladas m’ont sauvé la vie lors de ce séjour…

Conseil à une personne bien précise : toi

Je te conseille de te lever chaque matin avec l’espoir que ta journée te réserve quelque chose de spécial.
Je te conseille de faire du sport au moins 3 fois par semaine.
Je te conseille de manger moins sucré, moins salé, mois gras, plus vert et plus bio.
Je te conseille de moins t’en faire avec rien et de contrôler ton stress.
Je te conseille d’aller faire tes examen médical, dentaire et de la vue à chaque année.
Je te conseille de sourire plus et de chialer moins.
Je te conseille de te fixer des objectifs et de te les souvenir quotidiennement.
Je te conseille de célébrer les victoires aussi petites soient-elles.
Je te conseille d’apprécier les moments de bonheur aussi petits soient-ils
Je te conseille d’apprendre à faire le vide de temps en temps.
Je te conseille de te coucher chaque soir en étant reconnaissant.

Comment mon problème de voiture a changé le cours de ma journée

1- Problème de voiture; je me rends donc au travail avec un « lift »
2- Rencontre client qui s’éternise… Je vais dîner à midi et demi plutôt que midi.
3- Problème de voiture : je dois aller la chercher chez le réparateur de pare-brise pour aller la porter au garage.
4- En partant du garage, on passe devant le Dic Ann’s. On se laisse tenter. Je n’ai pas mangé là depuis des années.
5- Le resto est juste à côté du cinéma. On en profite pour regarder l’horaire. On y va avec « Il pleut des burgers 2 » pour rester dans la thématique.
Et voilà comment mon problème de voiture a changé le cours de ma journée et m’a fait adopter Bari la fraise.

Thème 4

Je prends mon plat tupperware propre et l’emmène à la cuisine du bureau. Je mouille le plat à l’aide d’un essuie-tout. Puis je salis le plat à l’aide d’eau et de savon. Je retourne m’asseoir avec mon plat vide. Les aliments remonte dans mon œsophage en purée. Mes molaires se mettent à la démastication des aliments. La purée devient de plus en plus solide. Les aliments reprennent leur aspect et leur texture d’origine. Je porte ma fourchette à ma bouche, prends les aliments et les redépose dans le plat. Je répète ces derniers gestes jusqu’à ce que mon plat redevienne plein de nourriture. Je ressens la faim. Je vais ranger ma fourchette. Je dépose le couvercle sur le plat chaud et le prends de sur la table et le porte jusqu’au micro-onde rapidement pour ne pas me brûler. Je ferme la porte du micro-onde. Ça sonne. Le micro-onde se met à refroidir mon plat. Puis au bout de 2 minutes, j’appuie sur start, puis zéro, puis encore zéro et enfin sur le 2. J’ouvre la porte du micro-onde pour y prendre mon plat froid. Je referme bien le couvercle et je mets le plat au réfrigérateur.

Thème 5

Il y a 10 ans, j’avais 20 ans. Ma vie d’adulte avait commencé depuis peu et tout était possible. J’avançais dans la vie au jour le jour en me disant « Carpe Diem ». Aujourd’hui, si j’appartenais à une autre génération, je dirais probablement plutôt « yolo ». Je me disais aussi que « rien n’arrive pour rien » et sur ce je n’avais pas tout à fait tort… Enfin je crois. Bref, la vie était encore pleine de possibilités, mais en même temps j’étais loin d’avoir encore la naïveté d’une enfant. Il m’arrivait de faire « l’école buissonnière » ou d’avoir la « gueule de bois », mais globalement j’étais plutôt responsable pour mon âge.

Thème 6

Faire des listes
Choisir le thé que je vais boire le matin
Casser la croûte d’une crème brulée
Avoir la lumière de l’heure dorée dans les yeux
Respirer l’odeur des crayons sharpie
Luncher au resto un midi de travail
Écouter « how i met your mother »
Mettre à jour mon cahier
Manger des sushis
Savoir instantanément quoi porter le matin
Être entourée de trucs en forme de cœur
Ne pas avoir à mettre son cadran en allant se coucher
Écouter un film de Woody Allen
Boire bon verre de vin
Recevoir des fleurs
Utiliser des produits Ana Sui qui sentent la rose
Aller marcher au bord de l’eau
Les trucs de chats sur Internet
Écouter un de mes films d’enfance
Faire des cœurs dans la neige ou sur la buée des vitres d’auto
Une journée au spa avec massage
Essayer un nouveau resto
Aller au cinéma
Chanter dans la voiture
Boire un latte saveur des fêtes

Thème 7

Famille selon Wikipédia : une famille est une communauté de personnes réunies par des liens de parenté existant dans toutes les sociétés humaines. Elle est dotée d’un nom, d’un domicile et crée entre ses membres une obligation de solidarité morale et matérielle, censée les protéger et favoriser leur développement social, physique et affectif.

Par conséquent, comment décrire ma famille? Oui j’ai une mère, un père, une sœur. Oui j’ai une grand-mère encore en vie, une autre qui est morte. J’ai un grand-père encore en vie et un grand-père décédé. J’ai des tantes, des oncles, des cousins et des cousines. Pourtant, il me semble que même si je vous décrivais chacun de ses membres, cela ne décrirait pas ma famille. En tout cas, pas une unité familiale tel que décrit dans la description ci-dessus. Ma famille est donc peut-être en fait un fantôme. Mais peut-être qu’un jour je fonderai ma propre famille et je serai en mesure de la décrire… Si je cesse de craindre du fantôme de ma famille.

Andréanne De Bernardo

Destination cauchemar

Cuba, 9 heures. On part en excursion. J’haïs les excursions ! Je vais dans le sud pour ne faire qu’un avec ma chaise de plage et mon cocktail. On a réussi à me convaincre, je ne sais toujours pas comment. Après quarante-cinq minutes dans un autobus miteux, on débarque à Playa Pillar. Il vente fort, la mer est déchaînée. Il bruine, et il fait à peine 20 °. À Montréal, 20° c’est confortable. À Cuba, c’est vraiment chiant. Le décor est sinistre : les passerelles de bois, avec leur peinture écalée, leurs planches brisées ou carrément manquantes donnent le frisson. Ces passerelles traversent les herbes hautes pour mener à la mer. J’avance lentement, peur que mon pied passe au travers d’une planche, en plus je ne vois presque rien avec les cheveux dans le visage. Je le prenais pour un morceau de bois mort. Cet horrible, visqueux et dégoutant serpent qui me fixait! J’ai crié, une fois, à plein poumons. Je suis repartie à la course, faisant fi des craquements sinistres de la passerelle. J’ai pris le premier bus. J’ai survécu, mais fini la semaine avec une crise d’urticaire.

Conseil à un futur papa

Salut! J’ai envie de te conseiller. Pourquoi? Parce que tu es mon ami, et que je t’aime. Ta blonde va avoir un bébé, dans quelques mois. Votre premier! Pendant sa première année de vie, voici mes recommandations. Tout d’abord, prend tout le sommeil qui passe. Tu n’en auras jamais de trop. Revois tes priorités, ton ménage peut attendre, ton travail aussi, un peu. Profite de tout le temps que tu peux avoir pour le regarder, le prendre, le chatouiller. Écoute son rire, tu vas rire aussi. Tu vas voir, le temps passe vite. Tu penses le savoir déjà, mais crois-moi, t’en as aucune idée tant que tu n’as pas regardé ton enfant grandir. Laisse-toi aider. Je te connais, t’es orgueilleux, mais pendant que d’autres font tes repas ou ton ménage, tu peux simplement contempler ta merveille…. Ou rattraper quelques siestes! Prend plein de photos, mais fait le tri de ce que tu partages, autrement, ça tombe sur les nerfs de l’entourage. Mais surtout : profite de tout ce qui passe! J’ai hâte de le/la rencontrer!

5 contretemps

Ce matin, j’avais réglé le cadran à 5h45. Il a sonné, je l’ai éteint et me suis levée… à 7h15? Comment? Aucune idée! Heureusement, ma journée était plutôt relax. Je n’avais que deux heures de travail à faire. Toutefois, les moyens de communications étaient déchaînés : courriel, téléphone cellulaire, message texte, téléphone de la maison, tout sonnait en même temps. Mon petit deux heures s’est transformé en quatre. J’étais désormais en retard sur les projets personnels que je voulais/devais faire. J’ai passé le week-end à l’extérieur, je suis revenue tard, j’ai foutu le bordel partout. En ramassant mes traineries, j’ai pris la décision définitive de déménager. Bon, ça ne fera pas de moi quelqu’un d’ordonnée, mais j’en aurai moins grand à saccager. Avant d’être officiellement en retard pour aller chercher mon fils, j’allais quitter quand mon cellulaire a sonné. J’ai enfin le droit d’appliquer sur une subvention pour l’ergothérapie de mon fils! VICTOIRE! Au retour, j’ai consulté mes courriels. Il y en avait un de toi. Des beaux mots, quelques compliments. J’ai déchiré mon horaire, et j’ai pris du temps pour penser à toi…

EHCUOD

Tout fini par la serviette, le froid, la fin du confort. Juste avant, pourtant, l’eau ruisselait, apportant avec elle les derniers vestiges de mousse. Cette mousse rose et parfumée a été appliquée par mes propres mains, qui avaient auparavant pressé le contenant. C’est la deuxième fois que cette opération est réalisée. Elle a été faite une première fois, juste avant. Cette dernière a d’ailleurs été initiée au départ par l’eau. Une eau qui coule sur moi comme sur le dos d’un canard, humidifiant tout sur son passage. Eau qui, bien sûr, a été préalablement réglée à la température idéale, grâce aux robinets prévus à cet effet. C’est un mini jeu de devinette, d’essais-erreur. Trop froid, trop chaud et puis on la trouve : cette température où l’eau nous enveloppera comme une couverture chaude et douillette. Ce casse-tête débute au moment même où je tourne le premier robinet. Mais, à la base, toute cette épopée provient d’un désir, d’une envie, d’un besoin Celui irrépressible et impératif de me laver les cheveux.

Il y a dix ans…

« J’avais vingt ans, je caressais le temps ». J’avais l’impression d’avoir l’éternité devant moi et pourtant, j’étais sur une lancée. Pierre qui roule n’amasse pas mousse, dit-on, et je ne tolérais aucune poussière. Je me voyais avec une grande carrière, à la tête de mon entreprise. J’avais conscience que ce serait beaucoup de travail, mais à grands pouvoirs viennent de grandes responsabilités. J’étais prête, comme une seule femme. Je me voyais mariée aussi, avec l’homme que je venais de rencontrer. Loin de moi l’idée de mettre la charrue avant les bœufs, mais j’étais en amour. Je me voyais avec des enfants, trois pour être exact. Un premier, un garçon, et des jumeaux… histoire de faire d’une pierre deux coups. Heureuse, entourée de ma famille, de mes enfants, avec un travail que j’aime. Bien que ce ne soit pas exactement ça, ma vie ressemble pas mal à celle que je voulais, et avec ce que je sais aujourd’hui, je ne reviendrais pas en arrière.

Mes petits plaisirs

– Dormir tard le matin, ça m’arrive rarement, mais je le prends quand ça passe
– Un après-midi d’automne, fenêtre entre-ouverte, il pleut. Moi, je lis un livre avec un thé
– En été, sentir l’odeur de la pelouse fraîchement coupée
– Recevoir l’appel d’un ami à qui je pensais justement
– Le chemin du retour, quand je reviens de l’école de mon fils : café chaud, musique forte, un peu de vitesse dans les courbes
– Quand un client me dit « merci, vous êtes vraiment sympathique et vous nous avez aidé »
– Écrire tous ces textes
– Juste jaser, avec mes amis, même sans refaire le monde, sans café ou sans verre
– Avoir mon chat, James, qui se couche au pied de mon lit quand je ferme ma lumière de chevet
Mais mon plus magique petit plaisir, c’est de voir les beaux yeux noisette plein de dodo et le petit sourire coquin de mon garçon, quand il se lève le matin.

Ma famille

Mon père, un grand homme moustachu, italien d’origine. Il est arrivé au Canada vers treize ans. Aujourd’hui, étrangement, il n’a aucun accent. Ses cheveux et sa moustache auburn commencent à laisser poindre des traces de gris, mais il ses yeux bruns pâles sont toujours aussi espiègle. Mon père est vraiment très drôle, et je suis son meilleur public. Ma maman, est une belle femme blonde. Elle n’est pas très grande, mais a de l’énergie pour deux! Ses yeux, parfois gris, parfois verts et souvent bleus peuvent laisser passer toute la gamme des émotions sans qu’elle n’ait à dire un seul mot.
Cinq ans après m’avoir eu, ils ont eu mon petit frère. Petit est un euphémisme, aujourd’hui âgé de 27 ans, mon petit frère est rendu un homme bien bâti qui me dépasse facilement d’une tête! Les cheveux et les yeux bruns foncé, c’est lui qui a hérité du côté italien. Il passe vraiment facilement pour un européen. Plus réservé, il est pince-sans-rire, excellent cuisiner et toujours là. Comme mes parents, il est d’une générosité sans limite. Ils sont tous accueillants, chaleureux et aimant. Ils nous ont donné une belle enfance, une bonne base, comme on dit.

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