Les thèmes

1) Faire l’historique des choses qui ne se sont pas produites dans l’année

2) Faire l’historique de toutes les possibilités qui sont survenues durant l’année

3) Écrire à quelqu’un qui nous a blessé de façon informative : lui dire là où on a réussi

4) Écrire sans qualificatif : quelque chose qu’on rêve de voir, de sentir, de toucher ou de goûter

5) Phrases de 5 mots et moins : ce qui se trouve dans notre sac / nos poches

6) Façon présentation : écrire sur quelqu’un qui nous inspire

7) Façon humoristique : décrire quelque chose qu’on n’a jamais fait, mais que tout le monde a déjà essayé

Patriq Chenier

La fois où ce n’est pas arrivé

Historiquement, tout est possible. Mais la production de ces possibles est une autre chose. Peut-être que l’énergie n’était pas située aux bons endroits.

Voici en rafale, ce qui ne s’est pas produit cette année, mais qui aurait pu, je tiens à le préciser :

Je n’ai pas rencontré Woody Allen. Je n’ai pas fait l’acquisition d’une nouvelle voiture. J’aurai pu, mais je n’ai pas changé de boulot. Je n’ai pas osé assez, pas eu assez d’audace. Je n’ai pas dansé à la pleine lune, ni fait le tour du bloc complètement nu en criant ‘youhou, youhou!’.

Tu n’as pas chanté à la Place des Arts avec Kent Nagano parce qu’il ne te l’a pas demandé. Tu n’as pas fait de marathon comme tout le monde ni la Spartan race.

Il n’a pas reproduit le saut de Félix Baumgartner parce qu’il n’avait pas les moyens. Il n’a pas fait beaucoup d’argent.

Nous n’avons pas eu d’enfants encore.

La fois où c’était l’année de tous les possibles

Septembre : Possibilité de visiter Barcelone et le sud de la France en road trip.
Octobre : Possibilité de rencontrer une personne qui m’éclaire.
Novembre : Possibilité de fumer ma dernière cigarette.
Décembre : Possibilité de passer un bon moment en famille.
Janvier : Possibilité d’envisager un retour aux sources : possible crise de la quarantaine.
Février : Possibilité d’organiser une aventure en jungle au Costa Rica, un road trip à la découverte de ce pays.
Mars : Possibilité de terminer une formation, confirmation d’un futur différent, retour dans le passé.
Avril : Possibilité de rencontrer plein de nouvelles bonnes et belle personne.
Mai : Possibilité de terminer ma certification PADI.
Juin : Possibilité de partir vivre une aventure d’exploration.
Juillet : Possibilité de figurer au générique d’un long métrage.
Août : Possibilité d’avoir un mois plutôt tranquille.
Dans la vie il est possible de bien des choses, mais ce qui encore plus possible, c’est de rendre ces possibilités réelles.

La fois où tes insultes n’ont rien donné

Oui ce fut difficile. Quatre années de complexe et de honte. Mais tu as formé mon caractère. Tu m’as appris à me lever et foncer. À oser. À cause de toi, ou plutôt grâce à toi, j’ai osé changer de vie, revenir à mes premières amours. Faire de la vie ce que nous sommes faits, ce que nous devons faire. Je ne crois pas être une bonne personne, mais au moins, moi, j’aurai essayé.

Je serais curieux de savoir ce que tu es devenu. Ce que la vie à fait de toi, pas ce que tu fais de ta vie. Simplement te revoir et te regarder dans les yeux et ne rien dire. Ou peut-être oui, te demander si tu me replaces. T’expliquer le mal, anodin pour toi, mais mal tout de même.

Avec le temps, j’ai peut-être envie de te dire merci, mais pas trop fort. C’est chose là, on les comprend souvent trop tard.

La fois où je n’ai rien qualifié

Plonger dans la mer c’est une expérience… imaginez dans la barrière de corail en Australie. Aux antipodes de notre ville, la barrière est la place de plongée au monde. 28 heures de vol, nous y sommes.

La variété d’espèces, des poissons, des murènes, des tortues, des coraux, des anémones, des mollusques, un festin pour les yeux et la tête. La proximité de cet endroit permet de l’explorer. L’eau de cet océan, la couleur de celle-ci, la température, quoi demandez de mieux?

Parlons de cet océan : le ciel s’y reflète, le vent s’y frotte, le soleil s’y chauffe. La liberté de se retrouver sur cet espace de notre planète est un incontournable de la plongée. Les plongeurs du monde doivent s’y retrouver un jour. Ce sont ces rassemblements qui font que c’est une aventure.

Je suis persuadé que vous êtes en mesure d’y apposer les qualificatifs que vous souhaitez, ils seront appropriés

La fois où j’ai vidé mon sac

Un sac de messagers, noir, brodé. Décrire l’aspect extérieur de mon sac. Vous donnez des détails. Au moins le sac en lui-même. Parce que son contenu…

Une chemise avec des documents. Quelques crayons de natures différentes. Un marqueur. Un pousse-mine. Un stylo à bille. Des écouteurs et un adaptateur. Quelques copies de CV. On ne sait jamais. Un cahier de notes noir. Un paquet de gomme oublié. Un sac à lunch, vide. Une facture de formation. Des cahiers de formation. Une bouteille de Dristan. Le mode d’emploi de mon cellulaire! Le livre de Dany Laferrière. De clés variées. Une clé USB. Une carte SD.

La fois où j’ai parlé de vous

Vous êtes partout et nulle part à la fois. Le monde vous connais, mais certaine personne plus que d’autres. On vous aime ou on ne vous aime pas, mais vous ne laissez personne indifférent. Pour ma part vous êtes plus qu’une inspiration, c’est à cause, grâce à vous en fait, que je crée aujourd’hui… Dieu, vous pensez?

Ben non, vous Monsieur Lepage. Robert Lepage.

Je suis admiratif de votre audace, de votre créativité, de votre franc parler, de votre présence, votre modernité dans la façon d’aborder votre art. Des aiguilles et de l’opium, voilà la première fois que je vous ai vu. Grandiose, majestueux, particulier, à ce moment précis, je me suis dit : ‘c’est ça’. Beaucoup plus attiré par votre œuvre théâtrale que par votre cinéma, à chaque fois que je travaillais sur une production je me laissais guider par votre génie.

Je n’ai jamais eu la chance de vous rencontrer, ni oser vous contacter afin d’aller vous observer travailler, mais j’ose croire que j’ai tout vu et lu de vous.

Peut-être qu’un jour…

La fois où je n’ai pas essayé de faire comme vous

Tout le monde l’a essayé, ne me dites pas le contraire. C’est le genre de chose que nous voulons tous tenter. Vous savez ce genre de connerie qu’en groupe on dit : ‘ben voyons! C’est ridicule, c’est une perte de temps, t’as pas de vie de vouloir le faire, etc.’, mais qu’une fois à la maison (ou même dans les toilettes du bar parce que ce genre de conversation on les a lorsque la soirée est avancée en boisson) on court essayer devant le miroir en plus.

Mes amis me disaient toujours : ‘aweille, té même pas capable, té pas game’. Et là, ils étaient devant à me narguer en essayant. C’était difficile de prendre les commentaires, d’essayer de leur faire comprendre que ce n’est pas parce que je ne voulais pas, mais bien parce que je ne pouvais pas.

Vous essayerez, vous de vous lécher le coude quand vous n’avez pas de bras!

J’écris comment moi?

Éric Letarte

Bilan impossible

L’hiver 2013 n’a pas vu la popularité de la poésie classique monter en flèche et devenir le centre des passions adolescentes. Malgré les efforts de Bénabar – le chanteur français – qui a tenté une petite pièce sympathique, Titus et Bérénice, les stocks de Racine n’ont pas été dévalisés. Dans un même ordre d’idée, les animateurs de radios poubelles n’ont pas suivi de cours de philosophie ni de diction.

Le printemps dernier n’a pas vu davantage l’adoption unanime d’une Charte contre la Démagogie. Ce projet de loi visait à interdire l’utilisation de tels procédés tant au parlement que dans les salles de classe. Le débat dure toujours, il semblerait que les anticharte habiteraient tous dans Vanier.

Cet été, il n’y a pas eu non plus de battement d’aile d’un papillon quelque part en Amazonie. Ce léger mouvement, on le sait, aurait créé selon la théorie du chaos un front chaud légèrement venteux idéal pour les sports extérieurs partout au Québec. Or le papillon, qui n’avait qu’un seul petit boulot facile à faire, n’a pas bougé. Les Québécois se sont donc contentés d’un été plutôt médiocre.

Pour l’automne, on verra.

Possibles advenus

21 janvier – Quelque part dans l’avant-midi
Trouvé, par hasard, sur Kijiji.com, l’appartement dont j’allais devenir propriétaire. Rassembler dans un même lieu ni trop petit ni trop grand terrasse privée, décoration européenne actuelle, ambiance plaisante et le bon quartier : bravo ! Même la bonne rue du bon quartier.

26 février – Vers 14h15
Coup de fil ; une amie veut savoir si je souhaite l’aider dans un projet professionnel dont elle a la charge. Ça deviendra un magnifique défi exactement centré sur mes compétences et qui, une fois à terme, aura une importance certaine dans le réseau de l’enseignement provincial. Un ti peu fier.

6 juin – 13h30
Mis le pied sur un Jeanneau SunFast 320 tout neuf. Pour l’amateur de voile et de régate que je suis, c’est un peu comme conduire une Ferrari. Bon, conduire une voiture de course à 7 personnes qui se déplace dans le gros gros maximum à 25 km/h, mais quand même !

15 octobre – 16h35
Toujours en vie, assez bien portant, moral moyen.

Le pied

Vous cherchiez une victime et vous l’avez trouvé. En effet, ce jour l’a je n’ai pas respecté la consigne, je n’ai pas patienté 30 minutes devant votre bureau que vous m’autorisiez. Bon, vous n’étiez aucunement ma supérieure et j’avais une mission précise, critique même qui aurait pu mettre à risque l’ensemble de votre organisation si je ne l’avais pas réussie.

Et j’ai suivi mes ordres, j’ai fait les vérifications nécessaires. Vous m’avez interrompu, je vous ai expliqué et vous n’avez rien écouté. Vous aviez trouvé votre victime. Parce que j’avais une jambe recourbée sous l’autre, la chaussure touchant à peine la chaise, vous avez appelé mon supérieur, porté plainte. En disant que j’avais “les pieds sur la chaise” … WTF bitch ?! J’étais là pour t’aider, malgré toi.

Et j’ai perdu cet emploi.

Maintenant, quand je vois de l’abus de pouvoir et des imbéciles dans votre genre, le les dénonce, j’en ri en pleine face. Parce que j’ai réorienté ma carrière et que maintenant j’ai la liberté professionnelle pour le faire. Je réalise des projets beaucoup plus stimulants que votre petite organisation mal gérée.

Un peu de haine, oui, pas contre vous, mais contre ce que vous représentez : la petitesse humaine

L’approche

Est-ce la mer qui s’écrase sur les falaises ou les collines d’herbes que l’on remarque en premier ? La mer fait penser aux tableaux de Vroom et le vent ne cesse jamais. Les nuages dans le ciel voyagent sans arrêt et laissent passer les rayons du soleil sur certaines zones d’eau.

L’Écosse, enfin ! Mais par la mer, avec les risques et les paysages que cela sous-entend.

En s’approchant, on peut voir quelques habitations sur la côte et quelques mâts. Un port de pêche, un village. Plus le voilier avance, plus on distingue les montagnes, criques, pics et plaines qui font de l’Écosse une terre de mystère. On peut désormais sentir la tourbe.

Un château qui est en train de tomber depuis des siècles garde l’entrée de la baie. Nid d’aigle, quelles vies s’y sont déroulées, à l’époque où le seigneur de ces rochers y vivait ?

Les vagues se calment, nous rentrons au port.

Pas grand-chose

En effet, c’est mince. Les poches, c’est petit. Sur les vêtements de mec. Dit-on qu’une poche est “sur” ? Ou “dans”?

Donc, les clefs. Évidemment, une dizaine, variées. La fleurie c’est la porte. Le reste, c’est du hasard. Un mousqueton retient le tout. Pas de breloque, quand même !

Il y a le téléphone. On pourrait en dire long. Mais, mot de passe. Fin de la visite. Tout de même… C’est un vieux téléphone. Cinq ans ? Aucun étui protecteur. Le goût du risque. Vivre “sur la ligne.”

Le portefeuille : ah, lui ! Là, y a d’quoi faire… Des cartes, débit, crédit. Mot de passe, encore. Mais les permis, ça alors ! Ça donne des droits, pleins. Conduire : voiture, bateau. Guérir et exister. Y a même la bibliothèque ! L’assurance sociale, ça assure quoi ? L’argent, peu de liquide. Ça mouille, et ça part. Une carte d’affaires, ou deux. Pour faire quoi, d’affaires ? Oh ! Et pas d’photo. Mais une petite tresse. Mais on ne sait pas. Ce qu’elle fait là.

Double

Il n’est pas né d’hier, il a vécu longtemps, sans jamais trop changer. En fait, c’est nous qui changeons, beaucoup plus que lui. Puisque la forme l’exige, je vous présente un homme qui est né deux fois, mais qui n’est mort qu’à une seule occasion ; ce qui est suffisant, et déjà trop. Français, mais d’une région où même aujourd’hui on ne sait pas vraiment dans quel pays on se trouve, une sorte d’entre-deux. Riche, non. En fait, pas d’argent, car il ne l’aime pas.

Il a vécu deux fois, la première pour écrire, pour inventer, pour ajouter à un siècle bien remplit une dose de folie.

La seconde fois, pour divertir, pour braver, pour faire rire. Pour se battre aussi.

C’est un érudit comme on n’en trouve peu, désormais : frondeur. C’est un batailleur comme on n’en fait plus depuis Internet : fin. La personne que je souhaite vous présenter n’a peur que d’être aimée, car il ne pourrait tolérer qu’une dame – c’est un sensible – puisse donner son coeur à de l’imparfait, ce qu’il est.

Cyrano Savinien Hercule de Bergerac, vous avez vécu deux fois, et, chaque fois, avec panache !

C’est tout de même étonnant

Je me suis fait fortement niquer. J’avais décidé avant de lire le thème de parler du Défi 150 mots 30 jours, de quelque manière que ce soit.

Zut !

Écrire ce que tout le monde – à part moi – aurait fait ! C’était raté.

Or, je vais tenter un truc très con, mais que je crois intéressant. Je fais doubler mon défi : parler ce que je n’ai pas fait, moi, et faire ce que je crois que peu, très peu de gens ont fait.

Je m’explique et m’exhibe.

Je n’ai jamais baisé dans une voiture.

Bon, voici pour le mot et la chose (excellent poème de l’Abbé de l’Attaignant, d’ailleurs) : non, nulle carrosserie n’a jamais contenu mes ébats. Ni mes coups de bassin, ni les soupirs rauques d’une amante en train d’être satisfaite. Voilà.

Y’a pas de quoi fouetter un chat, désolé.

Mais je suis pas mal certain d’une chose : qui a DÉJÀ osé révéler, ouvertement et à la planète potentielle, un pareil truc… ?

Défi à suivre.

Joliane Duranceau-Cloutier

Thème 1

31 décembre 2012-1er janvier 2013 : Je n’ai pas fait de décompte pour la nouvelle année. (Poche, hein?)
14 février 2013 : Je n’ai pas reçu de fleurs. Et pourtant j’étais en couple. Pas grave.
16 mars 2013 : Je n’ai pas travaillé un samedi.
31 mars 2013 : Je ne suis pas allée voir Kaïn à La P’tite Grenouille de Lévis.
Début mai 2013 : J’ai refusé de passer une deuxième entrevue pour un emploi de rêve, parce qu’à mon avis, je n’avais pas encore toutes les compétences et connaissances nécessaires.
13 mai 2013 : Je ne suis pas sortie dans un bar pour mon anniversaire.
24 juin 2013 : Je n’ai pas fêté la St-Jean-Baptiste.
1er juillet 2013 : Je n’ai pas fêté la fête du Canada au Canada.
Août 2013 : Je ne suis pas retournée à Baie-St-Paul.
Début septembre 2013 : Je ne me suis pas réabonnée à la salle d’entraînement du PEPS.
Fin octobre 2013 : Je n’ai pas décoré (et je ne décorerai pas) de citrouille pour l’Halloween.

Thème 2

5 février 2013 : J’ai eu la possibilité de manger autre chose à la Popessa, mais j’ai pris la même chose que d’habitude et c’était parfait.
Début mai 2013 : J’ai eu la possibilité de passer une deuxième entrevue pour un emploi de rêve, mais j’ai refusé parce qu’à mon avis, je n’avais pas encore toutes les compétences et connaissances nécessaires. Ce n’était peut-être pas la situation parfaite, mais c’était la bonne décision.
13 juillet 2013 : J’ai eu la possibilité d’aller voir Def Leppard au Festival d’été de Québec. J’avais mon billet, j’étais avec quelqu’un qui avait son billet, j’étais à 5 minutes des plaines pis toute, mais j’ai préféré retourner chez moi. Dans mon confort tout douillet et c’était parfait.
27 juillet 2013 : J’ai eu la possibilité de monter jusqu’au troisième sommet de l’Acropole des Draveurs. Je me suis contenter du deuxième et c’était parfait.
Mi-Octobre 2013 : J’ai eu la possibilité de remettre à sa place quelqu’un qui le méritait amplement. Pour cette possibilité, croyez-moi que je l’ai saisie et c’était muy perfecto!

Thème 3

Tu ne m’as pas blessé profondément, tu n’as pas brisé mon cœur, mais tu m’as fait douter de moi-même, de mon avenir. Et ça, c’est grave parce qu’au fond, on a qu’une vie pour être fier de ses gestes, de ses accomplissements et surtout, de soi-même. Sache que tu ne m’atteins presque plus aujourd’hui. Je ne sais pas quand s’est produit ce fameux déclic où j’ai enfin décidé d’arrêter de t’écouter, mais c’est arrivé et c’est tant mieux. Je peux maintenant vivre comme il se doit. Alors, je vais te dire où j’ai réussi jusqu’à maintenant. Tout d’abord, j’ai passé mes cours de math de secondaire et mes cours de dessin technique au cégep. Ensuite, j’ai finalement reçu mon diplôme d’études collégiales, malgré avoir pensé périr (oui, périr) à plusieurs reprises. Tu sais cette fameuse technique en design de présentation? Et finalement, je suis présentement étudiante à l’université! Il y a bien d’autres choses que j’ai réussies, mais j’avais maximum 200 mots pour te les dire. Avoue que tu n’aurais jamais cru tout ça de ma part? J’ai failli abandonner à cause de toi, mais j’ai réussi.

Thème 4

Juste parce que c’est à cet endroit que tant de choses se sont produites. Parce que tu es un classique à voir dans une vie. Paris. La tour Eiffel. Je rêve de grimper jusqu’à ton sommet. Je rêve de voir ta beauté… sans qualificatif. Dans mes cours d’histoire de l’art, on m’a tant souvent parlé de toi. De la ville où tu résides depuis plus de 100 ans. J’ai un porte-clés à ton effigie qui me suit chaque jour. Un peu cliché comme porte-clés peut-être, mais je l’aime. C’est un souvenir qu’un proche m’a offert. Il me rappelle ta beauté… sans qualificatif. Il me rappelle qu’un jour, ce sera mon tour d’aller t’admirer. Je demanderai à un passant, un inconnu d’immortaliser le moment où toi et moi feront connaissance. Malgré que je crois te connaître déjà un peu. Paris, la tour Eiffel, un jour je voyagerai jusqu’à vous comme je souhaite le faire depuis longtemps.

Thème 5

Premièrement. Dans mon sac à ordi. On retrouve un ordi (!). Une souris et un tapis. Deux clés USB. Pourquoi deux? Je ne sais bien pas. Ensuite, une pile de cartes. Des cartes d’affaires en fait. Les miennes. De l’endroit où je travaille. À temps partiel. Pas pire. Avoir une carte d’affaire. Quand tu travailles temps partiel. Sinon, y’a des papiers. Des papiers de toute sorte. De choses à faire. De coordonnées de gens. Sinon, un crayon. Un stylo en fait. Toujours utile un stylo. Fin du sac à ordi. Maintenant, boîte à lunch. Belle boîte à lunch. Bleue à pois. À l’intérieur, à manger. Salade de pois chiches. Tomates, oignons et vinaigrette. Jus de légumes. Yogourt et barre tendre chocolatée. Finalement, dans ma mini sacoche. Mini sacoche noire avec ganse. Ganse pour le poignet. On y retrouve des cartes. Pas d’affaires cette fois-ci. Cartes d’identité. Carte débit. Carte Scène. Et pour terminer, un cellulaire.

Thème 6

« Faut j’écrive un texte sur quelqu’un qui m’inspire », dis-je à mon amoureux. Il détache quelques secondes son attention de son jeu d’ordinateur et me répond : « Fais-le sur moi! ». Mmm, pourquoi pas. Après près de 4 ans, il doit bien m’inspirer un peu! Bin non, je blague. C’est évident qu’il m’inspire. Par ses tonnes d’idées et projets pour lesquels il se donne vraiment. Toutes ses idées n’arrivent pas toujours (pas très souvent en fait) à terme, mais ce n’est pas vraiment important. Son enthousiasme est beau à voir. Comme on dit : « c’est l’intention qui compte ». Bin, c’est vraiment ça pour vrai. Les projets les plus chers à son cœur se réaliseront et c’est tout ce qui compte. Il m’inspire par sa passion et par son intelligence. Son avenir sera brillant et j’espère que j’en ferai partie. Il me donne le goût d’aller plus loin, de réussir… Finalement, c’est plus une déclaration d’amour qu’une présentation tout ça.

Thème 7

Ok, ce n’est peut-être pas tout le monde qui a déjà essayé, mais en tout cas, c’est assurément la majorité des gens. Je n’ai jamais fumé. Fumé de pot. D’herbe. De joint. De canabis. De weed. Pourquoi autant de noms au juste? Bref, je n’ai jamais goûté au à la réputée Marijane. Vous la connaissez cette Marijane? En tout cas, pas moi et je n’ai pas l’impression de manquer quelque chose d’extraordinaire. Parce que ma vie est extraordinaire anyway. Certains me diront que je suis chochotte, que je suis plate, qu’ils peuvent m’en vendre, qu’ils peuvent m’en faire essayer, qu’ils en font pousser dans leur garde-robe pis toute. C’est pas pour les vêtements les garde-robes? En tout cas, le mien sert principalement à ça. Tout ça pour dire que pour l’instant, laissez-moi vivre ma vie sans pot. Pis si un jour, je me dis que je me fumerais un gros bat… eh bien, j’irai faire un tour dans un garde-robe pas loin de chez moi.

Pierre-Luc Reid

Thème 1

En 2013, je m’étais promis :
– Qu’en janvier, je démarrerais un blogue. Je m’étais dit que ce serait un bel exutoire.
– Qu’en février, je laisserais mes cheveux friser naturellement plus souvent.
– Qu’en mars, j’allais profiter du dernier mois d’hiver pour jouer au hockey dehors, comme dans le temps.
– Qu’en avril, je réparerais ma porte de voiture côté passager, que j’ai bossée l’automne dernier.
– Qu’en mai, je trouverais un photographe pas cher pour enfin avoir de belles photos de moi.
– Qu’en juillet, je reverrais quelqu’un avec qui j’ai passé un moment agréable dans un parc.
– Qu’en août, je ferais quelque chose de mes vacances plutôt que de tourner en rond encore.
– Qu’en septembre, je passerais une fête sans tomber dans la nostalgie.
– Qu’en octobre, j’irais voir Hugh Laurie et son blues band, à la Maison Symphonique de Montréal.

Mais l’année n’est pas encore terminée, non?

Thème 2

26 mars : j’ai tout bousillé nos débuts pour quelques petits détails. Je t’ai dit que si ce n’était pas de ça, tu avais tout de la Montréalaise typique à vélo dont j’aimerais tomber amoureux. Aujourd’hui, je me rends compte que ces détails étaient insignifiants. Pour ça, j’ai raté mon coup.

20 mai : j’ai refusé l’invitation d’une fille avec qui j’avais parlé une fois au téléphone. Celle d’aller me promener dans le bois avec elle et ses quatre amis. Tout ça parce que je ne connaissais pas les gens en question. Phobie sociale, quand tu nous tiens. Pour ça, j’ai raté mon coup.

13 septembre : j’ai reçu une offre inespérée de travail. Une offre dont tout le monde rêverait. Mais celle-ci demanderait que je quitte mon condo, ma famille, mes habitudes et ma nouvelle vie, à Montréal. Et pour ça je n’ai pas raté mon coup.

Pas encore.

Thème 3

C’était en 1994. J’entrais alors au secondaire. Intégration sociale difficile. Timidité, look peu en vogue constitué d’une paire de lunettes non stylisées, d’une coupe de cheveux ressemblant à une permanente, le tout accompagné d’une démarche rapide à tête baissée. Ton nom a peu d’importance dans l’histoire mais plutôt les actions que tu as posées. Ridiculisation, moquerie, intimidation. On avait omis de me dire alors que l’adolescence était une période formatrice pour la vie adulte.

Aujourd’hui, ma timidité a été domptée. Graduellement, et presque totalement. J’ai vu ta photo il y a quelque temps alors que j’ai fait une recherche à ton nom. Sans prétention, mes attributs physiques sont devenus largement supérieurs aux tiens. Je réussis amplement à mon travail, dû à la rigueur et à la conscience professionnelle que j’ai développées pendant cette période. Ma démarche est toujours aussi rapide, mais ma tête n’a jamais été aussi droite.

C’est la revanche des tronches.

Thème 4

Je rêve de te voir, te sentir, te toucher, te goûter. Je ne sais pas si je vais t’aimer ou pas, car tu représentes l’inconnu pour moi. L’interdit. Et en plus, tu n’as pas la réputation d’être un endroit qui a la cote. Mais pour moi tu l’as. J’ai envie que tu me montres tes paysages, tes forêts. Que tu me fasses visiter ta capitale, la nuit, et son nightlife. Que je puisse goûter à ta bière, que j’imagine être à la hauteur de mes espérances. Ta choucroute et ta saucisse aussi, dont on entend tant parler. Que j’entende ta langue, qui ne sonne comme aucune autre. Que je puisse mettre le pied véritablement dans ton histoire. Que tu te dévoiles sous mes yeux, toi, pays qui suscite ma curiosité, que ce soit par ta musique, tes références au cinéma, ta noirceur. D’ailleurs, ta musique retentit dans mes oreilles depuis quinze ans déjà.

Allemagne. J’ai envie de t’appendre et te parler.

Thème 5

Ce soir, cours de spinning.
Mon sac est plein. Short noir un peu moulant. Chandail en lycra bleu. Bas noirs aux chevilles. Souliers de course gris. Séparés, par souci de propreté. Petite passe cheap à cheveux. Oui, dude à cheveux longs. Serviette pour essuyer la sueur. Gourde pouvant contenir un litre. Cadenas pour protéger le tout. Petit papier avec la combinaison. Pis toute la volonté requise.
Mes poches sont pleines. D’un côté, cellulaire énorme. Trop gros pour ma poche. De l’autre, mes clés. Trousseau minimaliste mais fonctionnel. Porte-cartes noir en cuir. Mince, rempli à craquer. Desjardins. Assurance-maladie. Visa. Air Miles. OPUS. Carte de membre Père-Sablon. Quelques billets. Ceux qui font chier. Ceux qui collent ensemble. Immatriculation de voiture. Et permis de conduire expiré.
Oui, tu as bien lu. Permis de conduire expiré. Depuis vingt jours.
Nouvelle photo prise en juillet. Permis payé, mais jamais reçu.
Merci défi du jour. Tu m’as fait allumer. Mauvais suivi de mes dossiers.

Thème 6

Si mes souvenirs sont bons ta poésie a résonné pour la première fois dans le vieux radio CD de mes grands-parents maternels quand j’étais jeune. Mais ce n’est que plus tard dans ma vie que je t’ai découvert totalement, quand j’ai porté attention aux mots que tu alignes un après l’autre. Tes textes et chansons ont inspiré un nombre incalculable d’artistes, et pourtant beaucoup trop de gens d’ici ignorent encore ton rayonnement à travers le monde. Que Montréal est ta ville d’origine et que tu passes encore quelque fois à cette petite maison sur le Plateau Mont-Royal, en face du Parc du Portugal, où tu as un pied à terre. Même si tu as été silencieux ces quinze dernières années, après t’être retiré de la vie publique et avoir été floué par un proche, tes paroles et ta musique ont fait un retour sur les tablettes, l’année dernière. J’ai eu l’immense chance de te voir en Novembre dernier, et j’y ai vécu un moment magique. Une communion, une messe. Tu avais alors 78 ans.

Cette journée-là, j’ai rayé un point sur ma bucket list.
Entendre la voix de Leonard Cohen vibrer dans mes oreilles et dans mes trippes.

Thème 7

C’est une activité relativement banale se baigner dans un lac, non?
Et pourtant, je ne l’ai jamais fait, contrairement aux autres.
Dans ma tête, un espèce de gros trou vaseux rempli d’eau vraiment pas limpide, ça m’inspire pas. Un fond dont on ne connaît pas la fin, tout le monde sait que c’est inquiétant. Qu’il soit à quatre pieds ou pire, à un km. Ça donne le vertige juste d’y penser. Pis des poissons. Ceux qui sont en surface quand tu es en canot ou kayak, mais qui subitement sont assez furtifs pour décamper quand tu y plonges? Il doit certainement déjà y avoir eu des contacts humains-poissons! Sans compter ceux qui ont trois yeux ou un paquet de minuscules petites dents. Non. Non non non. Et les algues qui te chatouillent les orteils? Je m’imagine y rester accroché au pied. Si on y rajoute tous les trucs qui sont au fond et qui n’ont pas d’affaire là parce qu’ils y ont été échappés ou pas. Vieux pneus, vieux vélos, vieux bateaux. Non.

Un lac c’est commun, je sais, mais définitivement ça me fait peur.
Je suis une fillette en swim-aids.

Andréanne de Bernardo

Ce qui ne s’est pas produit en 2013

L’année 2013 tire à sa fin, déjà. Une nouvelle année apporte toujours un éventail de possibilités, certaines deviennent réalité, d’autres restent un chemin sauvage, inexploré. Par exemple, en janvier, je n’ai pas vu ma famille élargie pour les fêtes. En février, je n’ai pas trouvé de voyage dans le sud, et j’ai décidé de ne pas prendre de vacances. J’ai à nouveau refusé cette option en mars. En avril, je n’ai pas été capable d’être calme et reposée. Conséquence : en mai, je n’ai pas connu le rush au travail, j’étais en arrêt. En juin, même chose. En juillet, j’ai choisi entre deux hommes différents, éliminant une possibilité. En août, j’ai réalisé que j’avais fait le mauvais choix. La possibilité d’amour et même d’amitié a été anéantie. En septembre, je n’ai pas appliqué sur un nouveau poste. En octobre, maintenant, je réalise que les possibilités viennent et partent, et malgré les déceptions et la confusion, tout fini par faire du sens. Heureusement.

Ce qui s’est produit en 2013

L’année 2013 tire à sa fin, déjà. Une nouvelle année apporte toujours un éventail de possibilités, certaine sont écartées, demeurant inexplorées. D’autres sont saisies et apportent un changement. Si, en apparence la possibilité semble négative, son résultat peut être surprenant. Mon meilleur exemple est survenu à la fin avril 2013. Après plusieurs mois d’insomnie et de grosses épreuves, j’ai pilé sur mon orgueil et suis allée chez le médecin. Il m’a ordonné un arrêt de travail et m’a donné de la médication. Malgré la honte et le sentiment d’échec, cet arrêt de cinq mois m’a apporté une nouvelle perspective de vie. En mai, j’ai pu régler les problèmes avec l’école de mon fils, et il a ainsi réussi son année. En juin, j’ai pu voyager. En juillet, j’ai eu la possibilité de m’impliquer dans un projet qui m’a motivé, et fait découvrir ma vraie passion. En août, j’ai pu passer le plus clair de mon temps au chalet, me ressourcer. En septembre, j’ai mis en place les bases pour en faire un métier. Tout ça, parce que j’ai accepté. Comme quoi, des fois, ouvrir une porte qu’on ne veut pas vraiment ouvrir, vaut le risque encouru.

Dans tes dents

Hey. Tu sais que tu m’as fait énormément de peine? Je sais que tu le sais. Pourtant, depuis deux mois, tu ne fais rien pour corriger le tir, pour améliorer. Tu fais comme si rien ne s’était produit, comme si ce moment-là n’était jamais arrivé. « Somebody that you used to know ». Prétendre et refouler, c’est ta méthode. Mais tu sais quoi? C’est correct. Malgré que tu sois probablement ma déception numéro un, je retire tellement de ta rencontre, que je ne regrette rien. Au cours de ces quelques mois où on a été tellement proche, j’ai réalisé un projet dont je rêvais depuis longtemps. J’ai rencontré de tes amis qui sont devenus de très bons contacts. Tu m’as aussi ouvert les yeux sur ce que j’attendais vraiment de la vie, de l’amitié, de l’amour. La « claque » que tu m’as donné a fait mal, mais elle m’a ressaisie. J’ai réalisé que j’acceptais beaucoup trop de choses au nom de l’amitié, de la loyauté et de l’amour. J’ai réalisé, surtout, que je n’avais pas besoin de toi pour arriver à mon rêve. Finalement, merci?

La Grande-Bretagne

Depuis un certain nombre d’années, je planifie un voyage en Grande-Bretagne. J’ai eu l’opportunité d’y aller, mais je refuse tout le temps. J’attends de pouvoir faire le voyage que j’organise. Trois semaines, divisées entre l’Angleterre et l’Écosse. En Angleterre, je veux voir Londres et ses quartiers : White Chapel, Nothing Hill, Buckingham, Wimbledon, Liverpool. Je veux voir l’endroit où Anne Boleyn est enterrée, c’est mon idole. Le règne des Tudors est la portion de l’histoire anglaise que je connais, et je veux voir où elle s’est produite. Ensuite, en route vers les Highlands, visiter Stonehenge dans la plaine de Salisbury. Pour l’Écosse, je veux suivre le parcours fait par Bonnie Prince Charlie et ses troupes. Le second soulèvement Jacobites, en 1745, a été un point tournant pour l’histoire Écossaise. Je veux débuter à Prestopan, monter à Inverness et finir à Culloden. Une nuit au Loch Ness s’impose aussi. Je veux apprendre le Gaélique, goûter à la nourriture traditionnelle, boire du whisky et de la bière. C’est mon but, mon objectif, qui arrivera un jour, c’est certain.

Dans ma sacoche

Aujourd’hui, je suis en jupe. Je n’ai pas de poche. Je vais fouiller ma sacoche. Qu’est-ce que je transporte? Mon cellulaire, c’est vital! Mon portefeuille rouge pompier. Mes portefeuilles sont toujours rouges. Je ne sais pas pourquoi. Je dois aimer ça? Il a mes cartes d’identités. Mes cartes dépensières aussi. Plein de photos de famille. Pas beaucoup d’argent liquide. Des cartes d’affaires. Mes clés, sur deux trousseaux. Un pour la maison et l’auto. Un autre pour le reste. Six rouge-à-lèvres, au cas où. J’aime avoir le choix. C’est le seul maquillage transporté. De la gomme, mentholée. Je fume, pas le choix. Un désinfectant pour les mains. Je fume, pas le choix. Ça pue, j’aime pas ça. Cigarettes, briquet et allumettes. Je fume, pas le choix! Des élastiques et une pince. J’attache mes cheveux en après-midi. Ils m’énervent sinon! J’ai une petite pochette cachée. Ce sont mes porte-bonheurs. Je suis super superstitieuse. Et c’est tout!

Tu m’inspires

J’ai tellement de gens qui m’inspirent et m’influencent, il m’est difficile de n’en choisir qu’une seule. Je vais y aller par ancienneté. La première personne à m’avoir vraiment marquée, autre que ma mère, est Madonna. Je le sais, c’est cliché et peut être même un peu quétaine, mais c’est de même. Je ne peux pas la renier. Je l’ai découvert, j’avais huit ans. Cette femme-là n’est ni la meilleure chanteuse, ni la meilleure danseuse et, encore moins, la meilleure actrice. Pourtant, elle domine depuis au moins deux décennies. Elle a traversé le temps, en trouvant le moyen de faire ce qu’elle voulait, comme elle le voulait, en restant au top. Elle, qui part de rien, a bâti un empire, et restera à jamais dans les mémoires et dans l’histoire. Elle a fait avancer des causes, elle influence l’opinion, la mode et les tendances. Elle est, à mon avis, l’un des meilleurs exemples d’affirmation, de liberté d’expression, de travail acharné et de détermination.

Jamais je n’ai…

… Habitée en colocation. Bon, ce n’est pas tout le monde qui l’a fait, mais dans mes amis, je suis la seule qui n’a pas connu ça. Je suis partie de chez mes parents pour aller vivre avec mon copain. Aujourd’hui, séparée, je vis avec mon fils. C’est comme trop tard, hein? J’aurais aimé ça, vivre avec quelqu’un qui n’est pas mon chum. Avec une amie, genre de vie étudiante. Faire le party, chialer que l’autre fait pas sa vaisselle ou se ramasse pas. J’ai chialé qu’il se ramassait pas, mais dans mon cas, c’est juste une relation de couple, c’est plus ordinaire. Bitcher parce que son chum laisse traîner ses bas dans le salon, c’est LA phrase que les conjointes disent le plus souvent. Quand tu dis « hey, ma coloc arrêtent pas de laisser trainer ses bas dans le salon » ça sonne plus le fun! Non? « Ma coloc est pas là, ça te tentes-tu de… ? » sonne définitivement mieux que « mon chum est pas là, ça te tentes-tu de … ? » T’es surtout moins dans le trouble, le lendemain…

Cassiopée Dubois

Thème 1

Janvier
Je n’ai pas gardé mon abri d’auto dans ma cour. Le vent l’a emporté.

Février
Je n’ai pas dilapidé mon budget pendant ma séance de magasinage entre filles à Québec.

Mars
Je n’ai pas acheté de voyage dans le sud. J’ai choisi de prendre des cours à l’université. Je suis trop sage.

Avril
Je n’ai pas pu résister à une nouvelle robe pour le Gala du bureau.

Mai
Je n’ai pas gagner 4 millions de $ à la loterie.

Juin
Je n’ai pas obtenu le contrat de marketing convoité.

Juillet
Je n’ai pas voyagé au Témiscamingue pendant les vacances.

Août
Je ne me suis pas baignée dans ma nouvelle piscine. La température n’était pas de notre côté!

Septembre
Je n’ai pas passé un seul weekend à procrastiner, j’ai étudié!

Thème 2

Janvier
J’ai sauté sur l’occasion d’aller voir une amie à Montréal.

Février
J’ai profité de la glace extérieure derrière chez moi pour apprendre à ma fille à patiner.

Mars
La neige humide m’a permis de faire un bonhomme et des anges dans la neige.

Avril
J’ai eu l’occasion de suivre mon cœur et de tendre la main à des gens qui me ressemblent.

Mai
J’ai profité du beau temps pour sortir plus souvent avec les copines.

Juin
J’ai eu l’occasion de quitter le bureau pour assister aux sorties de fin d’année scolaire à ma fille.

Juillet
À l’occasion de mon anniversaire, j’ai choisi de prendre la résolution de m’accepter comme je suis et de m’écouter davantage.

Août
J’ai décidé d’acheter une maison avec mon copain et de planifier des projets de rénovations!

Septembre
J’ai sauté sur l’occasion de participer à un défi d’écriture!

Thème 3

Juste un p’tit mot, en passant d’même, parce que j’en ai la chance. Sinon, je ne perdrais pas mon temps avec ça. Un défi, c’t’un défi!

Dans ma vie, je privilégie le respect, la liberté et l’individualité des autres. J’accepte toutes leurs différences et toutes leurs contradictions. Je n’impose pas ma vision de la vie. Si celle des autres ne me convient pas, je passe mon chemin; je n’ai aucun besoin de les dénigrer.

Je considère les gens responsables de leur bonheur et malheur. La seule chose qui détermine la valeur d’une personne sur cette terre est le fait qu’il existe ou non. Donc, tous les gens valent la même chose sur la terre : toi, moi ou Céline Dion. Égaux. Pareils.

Je réussis à suivre mes valeurs et à être fière de que je suis en respectant les gens autour de moi. Oui, pas mal tout le temps. Même quand ça exige des choix difficiles et que je risque de décevoir. Désolée, ce n’est pas que je ne te respecte pas, mais ton jugement à mon égard ne m’intéresse pas.

Thème 4

Je rêve de voir les vestiges de l’Égypte Ancienne, particulièrement le buste de la reine Néfertiti. À l’adolescence, j’étais fascinée par l’histoire de l’Égypte Ancienne. Selon Wikipédia, cette civilisation prend forme autour de -3150 avec l’unification politique de la Haute-Égypte et de la Basse-Égypte. Le règne des pharaons prend fin en -31, quand l’Empire romain conquiert l’Égypte pour en faire une province.

La période m’ayant le plus marquée est celle du pharaon Akhénaton et de sa femme Néfertiti, aux environs de -1370 à -1334. Selon les artéfacts, le couple s’affichait publiquement avec leurs enfants et Néfertiti participait à la vie politique.

Un buste la représentant l’a rendue célèbre. Il s’agit d’une œuvre souvent copiée et utilisée en décoration, en joaillerie et en dessin. Il se trouve aujourd’hui au Neues Museum à Berlin. Le sculpteur Thoutmôsis serait l’artiste à l’origine de cette création.

Thème 5

J’étais maniaque de sacoches. J’en achetais souvent. Maintenant, je suis guérie. Je transporte peu de choses. Le moins possible.

Je trimbale mon cellulaire. Il est toujours avec moi. Je suis une accro du téléphone. J’ai transposé ma dépendance. Après les sacs-à-main, le mobile! Je traine aussi mes cartes. Des cartes pour payer. Une carte pour conduire. Une carte si je suis malade. Des cartes-fidélité de magasin. J’ai trop de cartes-fidélité. D’autres sont comme moi?

Je n’ai jamais d’argent liquide. Je paie avec des cartes. Je sais, ça coûte plus cher. À cause des frais bancaires. Je vis à mon époque. On utilise la technologie. Trop long passer à caisse.

J’ai toujours un crayon. Il est accompagné de papier. Pour écrire, c’est pratique. Mes poches sont vides. Parfois un baume à lèvre. D’autres fois, un vernis. Pour colorier mes ongles. Pas le temps à maison. Une manucure sur le pouce!

Thème 6

Je voudrais vous présenter mon cousin Ben. Il est dans la jeune vingtaine, beau comme un cœur, drôle pis toute. Il est même un soldat de l’armée canadienne, il a fait son temps en Afghanistan, c’est un héro. Mais ce n’est pas pour ça qu’il m’inspire.

Du haut de ses 21 ans, il a toujours assisté aux foutues réunions de famille. Vous savez, ces soirées où on chante des chansons de Noël un 15 octobre pour « se pratiquer »? Ben bloque son agenda pour crier présent à chaque fois.

Un soir, je lui ai demandé : « Mais pourquoi tu ne vas pas te veiller avec tes amis au bar ce soir, comme le ferait n’importe quel jeune de ton âge? »

Il m’a juste répondu que la famille, c’est la famille. Que ça lui fait du bien de voir les siens heureux. C’est important d’être là, sinon on ne fait pas partie de l’histoire.

Ben, c’est inspirant de voir un jeune homme comme toi qui cultive ces valeurs. Tu m’as donné une leçon de vie, merci.

Thème 7

Je n’ai jamais fait de party à la maison alors que mes parents étaient partis. Ce n’est pas je ne voulais pas, mais plutôt qu’ils ne quittaient jamais la maison. Ou bien quand ils le faisaient, je devais garder mes p’tits frères et ma sœur.

Quoique non, je ne l’aurais surement pas fait, j’étais ben trop moumoune. J’aurais eu peur qu’ils le sachent et que je me retrouve punie pour toujours.

C’est triste être punie pour toujours vous savez.

Je n’ai jamais fait fumer une grenouille pour la voir exploser. Je n’ai jamais joué de tours à personne. Je n’ai jamais envoyé promener mes parents ou un professeur à l’adolescence. Je n’ai jamais pas étudié avant un examen. Je n’ai donc jamais coulé un test à l’école… J’étais vraiment plate!

Rassurez-vous, je me suis reprise depuis le temps! Aujourd’hui, je terrorise des personnes âgées, je vole des jouets à des enfants et je bois trop dans les partys de Noël chez mon père.

Ben non, ce n’est même pas vrai.

Valérie Bourdeau

Thème 1

Janvier : Ma liste de résolution n’est pas faite.
Février : Je n’ai pas économisé assez pour partir en voyage.
Mars : Rien de rayé sur la liste de résolutions que j’ai finalement écrite en février.
Avril : Je n’ai pas regretté être partie en voyage et d’être un peu serrée les mois suivants.
Mai : Je n’ai pas dormi suffisamment.
Juin : Je n’ai pas appris du mois précédent.
Juillet : Je n’ai pas encore choisi dans le programme que je souhaitais faire.
Août : Je n’ai pas renouvelé mon contrat dans un emploi qui ne me plaisait plus.
Septembre : Je n’ai pas regretté d’avoir choisi de faire deux programmes universitaires plutôt que de choisir entre les deux.

Thème 2

– Possibilité d’acheter une maison ou de faire le tour du monde.

– Possibilité de cesser d’étudier pour travailler à temps plein.

– Possibilité de changer de ville.

– Possibilité de changer de ville, mais pas pour les mêmes raisons que la fois précédente.

– Possibilité de recommencer les arts martiaux.

Thème 3

«Tu ne peux pas changer de programme à tout bout de champ comme ça, il faut te brancher, sinon, tu auras 30 ans, et rien devant toi.» Tu te souviens peut être de ces paroles. Ce n’était pas bien méchant, mais pour moi, qui m’assois bien sagement sur les bancs de l’école depuis bientôt 18 ans, c’était vexant. Saches toutefois que j’ai accumulée à ce jour beaucoup d’acquis fort pertinent à ma future pratique professionnelle, et que, bien que je sois loin des 30 bougies, j’ai réussie à diriger ma vie de manière à être exactement où je le voulais.

Thème 4

Je rêve de me rendre à New York et de goûter cet hybride de croissant et de donut, le cronut, depuis que j’en ai vu la photo sur Instagram. J’ai eu la chance d’en goûter un à Québec, toutefois, l’expérience me semble incomplète si je ne le déguste pas après avoir parcouru Central Park.

Thème 5

Le vide. Je ne traine rien. Sauf une petite pochette, parfois. Dorée, ronde, vintage. Dénichée dans une friperie. J’y glisse quelques cartes. Opus, crédit. La monnaie pour un café. Rien de plus.

Thème 6

Ma grand-mère m’inspire. Je serais prête à gager une pointe de sa tarte au sirop d’érable qu’après avoir discuté avec elle devant une tasse de café un dimanche après-midi, vous partageriez mon avis. Cette femme a appris une chose de la vie, et me l’inculque peu à peu, au fil de nos conversations : être heureuse avec ce que l’on a, plutôt que d’attendre un évènement futur pour l’être. À quoi bon attendre cette promotion, ce voyage, cette maison pour être heureuse? Avec elle, j’apprends lentement que le bonheur se trouve dans les petites choses. Qu’il se trouve, entre autre, dans une pointe de tarte au sirop d’érable.

Thème 7

Je dois d’abord dire que je mange de tout. Parmi mes aliments préférés se trouvent plusieurs mal-aimés : boudin, poisson, viande crue, chou de Bruxelles. Pourtant, j’ai une aversion particulière pour un aliment, que je n’ai jamais mangé, contrairement à 99.99% de la population. Un hamburger. Oui, oui, ce hamburger là, pain, moutarde, salade, tomate, boulette de viande haché pain. Je n’ai jamais fréquentée, ni les Burgers King, ni les McDonald. D’accord, je me rends : jadis, j’étais une fan de Joyeux Festin avec croquettes. Par contre, le hamburger, jamais.

Alexandre Philibert

Thème 1

Je n’ai pas quitté mon emploi merdique
Je n’ai pas eu de copain
Je ne suis pas devenue riche (oh non)
Je n’ai pas envoyé mon livre à un éditeur
Je n’ai pas voyagé

Je n’ai pas réglé mes dettes
Je n’ai pas été heureuse 365 jours
Je n’ai pas atteint tous mes rêves
Je ne suis pas sortie autant que je l’aurais voulu
Je ne me suis pas réconciliée avec une amie.
Je n’ai pas réalisé tout ce que je m’étais promis de faire.
Je n’ai pas appris totalement à dire non encore.
Je n’ai pas obtenu tout ce que je désirais.
Je ne suis pas allée voir un spectacle d’humour
Je n’ai toujours pas appris comment faire du Tartare
Je ne me suis pas fait tatouer pour mon grand-père
Je n’ai toujours pas décoré ma chambre.
Je n’aime toujours pas le café.

Beaucoup de choses ce ne sont pas produit, mais elles ont laissés place à d’autres.

Thème 2

J’ai mis fin à une amitié malsaine
J’ai commencé à apprendre à dire non.
Je me suis endettée un peu plus.
J’ai commencé à faire des choses pour moi.
J’ai entamé le dernier droit de mon BAC
Je me suis trouvé un stage SU’A COCHE
J’ai commencé à peindre.
J’ai terminé mon roman.
J’ai décidé définitivement de quoi aurait l’air mon tattoo pour mon grand-père.
J’ai planifié un voyage à Nashville pour le Country music Festival

J’ai crée Boucle Magazine, un webzine pour une image corporelle saine et diversifiée
J’ai fait des choix pour moi.
J’ai cédé la gestion de Boucle pour être plus heureuse
J’ai recommencé à écrire de façon quotidienne.
Je mange mieux
J’ai finalement atteint un bon pourcentage de complaisance avec mon propre corps.

Cette année, il s’est passé plus de choses que je n’aurais espéré, qui m’ont fait grandir plus que je n’aurais cru.

Thème 3

À qui de droit,

La jeune femme a réussi là où vous n’auriez pas cru. C’est en octobre 2013 qu’elle a réussi à obtenir un stage dans une entreprise X de renom dans le domaine qu’elle poursuit. Elle a écrit sur divers sites où son écriture a évolué et été reconnue par bon nombre de gens. Pour l’instant, elle n’écrit que sur un site pour se consacrer à la fin de ses études universitaires. Elle fait partie du 2 % d’élève provenant de sa région à poursuivre des études supérieures et à les compléter. La jeune femme désire vous informer qu’elle a fait fit de vos jugements et réussi, voire même à dépasser, tout ce qu’elle poursuivait. Elle est une optimiste compulsive et vous remercie pour les obstacles que vous avez mis sur sa route, car cela l’a rendue plus forte.

Bien à vous.

La fille qui est heureuse.

Thème 4

Je veux toucher l’océan. L’eau qui se retrouve entre l’Amérique du Nord et l’Europe. Celle où les bateaux voguent pour se rendre d’une destination à l’autre. Cette séparation de deux mondes. Je veux toucher l’océan, sentir son odeur, la goûter. Après, je veux toucher l’océan celui qui se retrouve entre l’Amérique et le pôle Nord. Un après l’autre, je veux toucher, sentir, goûter tous les océans. Après ce sera les mers et les lacs. Je rêve de sentir, de voir, de toucher et de goûter la vie. Chaque jour, chaque minute, chaque seconde. À chacun de mes souffles.

Thème 5

Un désodorisant pour sentir bon. Des clés qui me sauvent. Un baume à lèvres EOS. Des vieux billets d’autobus. Une paire de boucles d’oreille. Un crayon pour urgence. Pumpkin le Ipod. Un chouchou pour mes cheveux. Un portefeuille du Canadien. Un petit prince. Des mouchoirs pour le nez. Des advils pour la tête. Miroir pour la plus belle. Fil pour pumpkin. Cellulaire. Livre sur Vic Vogel. Un peu de tout. Un peu de rien. Dans mon sac à main.

Thème 6

Le Country est un style musical qui tire ses racines dans le sud-est des États-Unis et les Maritimes du Canada et qui mélange plusieurs styles. Il a grandement évolué depuis 1920. C’est un genre musical composé de quatre accords (un peu comme la plupart des chansons), mais qui supporte une multitude d’histoires. Miranda Lambert, Blake Shelton, Luke Bryan , Tim McGraw, Faith Hill, Rascal Flatt’s, Zac Brown Band, sont quelques noms très connus du genre musical. C’est une musique qui enivre et inspire chaque seconde. Il suffit de fermer ses yeux et de s’imaginer dans un film et de créer sa propre histoire en fonction des paroles ou des notes que l’on entend. Elle permet de s’immerger et d’insuffler de l’inspiration pour écrire. Le country permet de créer son propre monde de création. Le reste n’existe pas. Il n’y plus que vous, la musique et l’inspiration qui vous pousse à écrire.

Thème 7

« Je suis jamais allée à la Ronde.»

À LA RONDE, À LA RONDEEEEEEEE” Ouep, moi la ronde, je suis jamais allée… HENNNN TU NOUS NIAISES LÀ? Nop. pantoute! Tout le monde possède une anecdote concernant la ronde, les manèges pis toute, moé? Nada, niet, pas une. J’ai jamais mis un pied à la ronde, même pas pour voir les feux d’artifice. Non, même pas ça! T’imagines? Moi? La Québécoise de souche ( okay c’est relatif). Celle qui est née à Montréal, n’a jamais mis le moindre petit orteil au parc appartenant au Groupe Six flags? Que l’idée d’embarquer dans un manège ne m’ait jamais effleuré l’esprit? Non maissss, ça se peux-tu hein? Heille, j’ai jamais vécu le trip d’attendre 6 heures pour entrer dans un manège pour une ride de deux minutes! T’as idée de ce que j’ai manqué toute ma vie ? Mais t’sais, LA RONDEEEEEEEEE, cette étape non négligeable du passage à la vie d’adulte, ben, je l’ai pas fait, parce que j’aime ben mieux rester un enfant tsssss 😉

Marie-Janelle Larivée

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Historique des choses qui ne se sont pas produites 2012-2013

Beaucoup de choses se sont produites dans la dernière année.
Mais en fait, si on y réfléchit, encore plus de choses ne se sont pas produites…

Septembre 2012
La première ministre du Québec n’est pas morte.

Octobre 2012
Felix Baumgartner n’a pas été blessé lors de son saut de la stratosphère.

Novembre 2012
Je n’ai pas rencontré d’extra-terrestre.

Décembre 2012
La fin du monde n’a pas eu lieu le 21 décembre 2012.

Janvier 2013
Je n’ai pas abandonné le jogging après 1 semaine.

Février 2013
Le soleil ne s’est pas éteint.

Mars 2013
Ma voiture ne m’a pas lâché.

Avril 2013
Les dents des poules n’ont pas poussé.

Mai 2013
La terre n’a pas arrêté de tourner.

Juin 2013
Le prix du gaz n’est pas redescendu en dessous de 1$ le litre.

Juillet 2013
Un train dangereux n’est pas resté sur ses rails.

Août 2013
Miley Cirus n’a pas laissé sa langue dans sa bouche.

Septembre 2013
La gomme au coconut n’a pas été inventée.

Octobre 2013
Je n’ai pas abandonné le #defi30jours150mots

J’aurais pu dire non. J’aurais pu ne pas y aller.

Désolée, je n’en trouve pas. Non, aucune. Je ne trouve pas d’opportunités que je n’ai pas saisies durant l’année. Je crois aux possibilités. Ma devise ressemble un peu au film de Jim Carrey « Yes Man ». Si une opportunité s’offre à moi, je dois dire oui. Je pourrais donc plus facilement faire la liste des possibilités que j’aurais pu ne pas saisir durant l’année…

J’aurais pu ne pas tenter cette nouvelle méthode.
J’aurais pu abandonner tout de suite, me disant que ce n’était pas exactement ce que je voulais.
J’aurais pu laisser faire parce que c’était trop loin. Et puis je n’avais pas de voiture.
J’aurais pu choisir ailleurs.
J’aurais pu ne pas me préparer pour cette présentation.
J’aurais pu dire non.
J’aurais pu ne pas y aller.

J’aurais pu ne pas te rencontrer.
J’aurais pu ne pas t’envoyer ce message.
J’aurais pu ne pas t’écouter.
J’aurais pu ne pas te croire.
J’aurais pu ne pas accepter l’invitation.
J’aurais pu dire non.
J’aurais pu ne pas y aller

J’aurais pu rentrer tout de suite chez moi.
J’aurais pu ne pas écouter des signes si évidents.
J’aurais pu t’ignorer.
J’aurais pu passer mon temps avec d’autres personnes.
J’aurais pu ne pas avoir ce sens du timing.
J’aurais pu dire non.
J’aurais pu ne pas y aller

J’aurais pu ne pas écrire ce texte.
Mais je l’ai fait.

J’ai réussi

J’ai réussi à partir. Pour de bon cette fois. À recommencer à zéro. À revenir là d’où je viens. J’ai même réussi à apprécier la neige, l’hiver, le joual québécois et la façon d’être des gens d’ici.

J’ai réussi à reprendre contact. À réévaluer mes valeurs. À vivre par moi-même. À me fixer des objectifs. À me rebâtir. J’ai réussi à voir le bon côté de cette expérience. À en grandir. À le voir comme une corde de plus à mon arc.

J’ai réussi à te dire non. 1 fois. 2 fois. 3 fois. Puis à t’ignorer. Puis à t’oublier. Pour vrai.

J’ai réussi à retenter ma chance. À espérer. À parler lorsque quelque chose ne va pas. À mettre une limite. À m’investir dans des relations, des personnes. À croire qu’ils ne sont pas tous comme toi. À faire confiance à nouveau. Puis j’ai réussi à aimer à nouveau, enfin.

Tu vois, j’ai réussi. Et le plus beau dans tout ça, c’est que j’ai réussi à m’en foutre de ce que toi, tu as pu réussir depuis…

Voir, sentir, toucher, entendre, goûter

Quelque chose que je rêve de voir, de sentir, de toucher, d’entendre, de goûter?
Comment me contenter d’une seule chose?
Comment m’arrêter sur un seul sens?

Trop de choses à voir…
Voir tous les continents, tous les océans, toutes les montagnes, toutes les vallées.
Voir des paysages féeriques et des parcelles la vie.
Voir la sérénité.

Trop de choses à sentir…
Sentir toutes les épices de ce monde, tous les parfums, toutes les fleurs.
Sentir des effluves exquis et des vapeurs de vie.
Sentir l’espoir.

Trop de choses à toucher…
Toucher toutes les textures, toutes les reliefs sous ses doigts et tous les sables sous ses orteils.
Toucher des étoffes luxueuses et des velours de vie.
Toucher la perfection.

Trop de choses à entendre…
Entendre toutes les musiques, tous les sons, toutes les tonalités.
Entendre des chants hypnotiques et des décibels de vie.
Entendre le temps.

Trop de choses à goûter…
Goûter toutes les saveurs, tous les arômes, tous les mets.
Goûter des merveilles gastronomiques et des bouchées de vie.
Goûter au bonheur.

Ce qui se trouve dans mon sac

Dans mes poches, il n’y a rien. Je suis une fille.

Dans mon sac par contre. Y’a plein de choses. Parfois trop. C’est un Betsey Johnson.

Un porte-monnaie? Bien-sûr. Il est aqua. Pas surprenant.
À l’intérieur. De l’argent monopoly. Un faux billet de mille. Ça fait rêver. Une écorce de boulot. Ça porte chance. Puis un peu d’argent parfois. Des cartes. Permis de conduire. Assurance maladie. Carte débit. Carte crédit. Assurance auto. Immatriculation. Et toutes ces cartes fidélité et carte rabais qui ne servent pas trop…

Mon trousseau de clé. Plus de babioles que de clés. Deux kimmidolls. Une rouge. Une aqua. Une pour l’amour. Une pour l’argent. Une petite tour effeil. Une petite statue de la liberté. Une mini clé. La clé de mon cœur. Je dis ça à la blague.

Mon iphone 4s. Faut que je le change. Dans un étuit en cuir noir. Lui est nouveau.

Un lipgloss Pupa rouge vif. Mon côté girlie

Des écouteurs. Pour l’entraînement.

Des mini cigars Cohiba. Directement de Cuba. Ils sont là depuis juillet. Je suis pas une vraie fumeuse.

Des papiers mouchoir Hello Kitty. C’est pratique.

Des Jolly Rancher. De la gomme Dentyne balloune. Pour l’haleine. Ou pour passer le temps.

Inspiration de vie

Il s’appelle Anthony Robbins. Il est né en 1960 en Californie. Il est l’auteur de plusieurs livres et de séquences audio de motivation dans le domaine du développement personnel. Je l’ai choisis comme coach de vie.

Anthony Robbins pense que certaines croyances de nous alimentons sont sources de pouvoirs personnel et d’autre nous en enlève. Voici 10 croyances à entretenir selon lui :

1. Le passé n’est pas garant du future
2. Il y a toujours un moyen si on s’investit.
3. Il n’y a pas d’échecs, seulement des résultats. Si on a appris quelque chose, on a réussi.
4. Si tu ne peux pas, tu dois. Si tu dois, tu peux.
5. Tout arrive pour une raison et un but qui me sert.
6. Il y a beaucoup de bonheur dans les petites choses. Il faut apprendre à les apprécier.
7. Apprendre à donner plus que ce que les autres attendent de nous.
8. Nous sommes tous les créateurs de notre propre réalité et nous sommes responsable de ce que l’on crée.
9. Si tu es confus, tu es sur le point d’apprendre quelque chose.
10. Tous les jours au-dessus de la terre (en vie) est une bonne journée.

J’espère que ce court texte vous inspirera aussi…

Jamais fait, jamais je ferai

Je n’ai jamais essayé les applications photo qui font vieillir ou grossir. Ne riez pas! C’est vrai! Et il n’est pas question que j’essaie. C’était très à la mode pendant un certain moment. Et je suis certaine que tout le monde l’a essayé… Mais moi non. Je refuse!

Pourquoi voudrais-je voir à quoi je ressemblerais en version grosse ou en version vieille? Je préfère de loin faire de la projection positive et m’imaginer tel que je le souhaite… Et pour ce qui est de la version vielle, je le serai éventuellement, mais pour l’instant, je ne vois vraiment pas l’intérêt.

Donc si jamais vous trouvez une application de ce genre qui permet de voir de quoi on aurait l’air en version améliorée ou encore en version star d’Hollywood, là ok, je suis prête à tenter l’expérience. Même une application qui permet de se voir en version schtroumpf ou extra-terrestre, je serai peut-être prête à tenter le coût…

Dans la catégorie des choses que je n’ai jamais essayées, on retrouve aussi : essayer d’être normale et essayer de toucher mon nez avec ma langue. Je crois que c’est à peu près tout.

Mélissa Lévesque

Thème 1

1er janvier : Je n’ai pas fêté le nouvel an avec mes amies.
14 février : Même si j’étais en couple, je n’ai pas passé la St-Valentin avec mon chéri.
25 mars : Je n’ai pas pleinement utilisé ma «semaine de lecture», je me suis plutôt accordé de petites vacances.
1er avril : Je n’ai pas joué de tour à mes amis le jour du poisson d’avril.
Mai : Je n’ai pas tenu ma promesse d’aller courir quotidiennement aussitôt que le beau temps serait arrivé.
Juin : Je n’ai pas accepté autant de contrats de photographie que les autres étés.
Juillet : Je ne me suis pas fait bronzer.
17 août : Je n’ai pas fait un week-end de filles avec mon amie Sarah, comme nous l’avions prévu.
Septembre : Je n’ai pas décoré mon appartement comme je me l’étais promis.
Octobre : Je n’ai pas mangé de bonbons, j’ai résisté à toutes les gâteries qui parsèment épiceries, pharmacies et magasins grande surface pour l’Halloween.

Thème 2

Avril : J’aurais pu avoir de meilleures de notes dans mon cours de grammaire avancée si je m’étais vraiment pris d’avance et si j’avais fait plus d’exercices.
Mai : J’aurais eu la chance de m’entraîner régulièrement avec mes super-parents-en-forme pendant l’été… Mais je ne l’ai pas fait, prétextant manquer de temps (ou ne sachant pas bien le gérer…)
Août : J’étais tellement stressée et à la dernière minute pour mon déménagement que je n’ai pas pris le temps d’aller voir mon grand-père, avant de partir à des centaines de kilomètres. J’aurais tellement dû prendre 30 minutes et aller lui dire aurevoir.
Septembre : J’aurais pu tenter ma chance pour les Jeux de la Communication. Mais je n’en ai pas eu le courage. Peur de manquer de temps, de courage…

Thème 3

À 14 ans, j’ai osé dire que je savais ce que je voulais plus tard. J’ai osé dire que je savais ce que je voulais dans la vie. Et vous, vous trouviez ça drôle. Vous avez tellement rit de moi. J’ai été blessé. Heureusement, j’étais déjà forte à cet âge et j’ai rapidement compris que ça ne servait à rien que je me laisse abattre par vos commentaires et vos moqueries. Je me suis dit que la meilleure solution était de vous montrer de quoi j’étais capable. Je voulais vous prouver que vous aviez ri de moi pour rien. Il y a quelques mois, j’ai mis sur pieds un grand projet, dont j’ai été plus que fière. Et ce qui m’a rendue encore plus fière, c’est tous vos bons commentaires, tous vos compliments. À ce moment-là, j’ai compris qu’au fond, c’était moi la gagnante, alors merci!

Thème 4

L’un de mes rêves est de voyager en Espagne et de m’imprégner de la culture des Espagnols. J’ai eu quelques cours d’espagnol au secondaire et au Cégep. Je crois que je pourrais bien me débrouiller pour dialoguer. Bien entendu, je ne n’aurais pas la capacité d’entretenir une discussion, mais je serais surement en mesure de demander de l’aide ou des informations. J’aimerais aussi avoir la chance de goûter différents tapas propres à ce pays. J’ai envie de découvrir des mets cuisinés par des mères de famille, en mangeant à la table de sa famille. Mes deux désirs seraient comblés : parler la langue des habitants et découvrir leur gastronomie.

Thème 5

Mon sac est énorme. Il est énorme et lourd. Plus il est gros, plus je le remplis. J’y glisse souvent une collation. Une collation santé. J’en ai besoin pour survivre. Mes cours sont parfois interminables. On y trouve également mon ordinateur portable. Il est essentiel. Je suis étudiante, faut pas l’oublier. Il y a une bouteille d’eau. Je me sur-hydrate. Je suis accro à l’eau. C’est étrange, je sais. Il y a aussi un cahier. Il est noir. Il commence à faire pitié. Mais on s’attache à nos vieilles choses. On y trouve aussi un cartable. Je corrige. Un IMMENSE cartable. Il contient ma vie. Il y a des crayons. Beaucoup de crayons. Dans un adorable étui. Finalement, il y a un «duo-tang». Comme à l’école primaire. Parce qu’au fond, je suis encore petite. Je refuse de grandir. Et je suis quétaine. Surtout à travers mes articles scolaires.

Thème 6

Une des nombreuses personnes qui m’inspirent, et qui n’a sans doute aucune idée à quel point je l’admire, c’est Sarah Tailleur. Je l’adore pour son travail, sa vision des choses et sa façon de gérer sa vie. Si vous ne la connaissez pas, laissez-moi vous la présenter brièvement. Sarah Tailleur est une jeune photographe, travailleur autonome, depuis trois ans. Elle fait majoritairement des photos de maternité et des portraits de famille, mais elle a aussi un immense talent pour les photos de mode, et les portraits d’affaires. Elle tient un blogue, sur son site Internet, que je suis depuis deux ans et je l’admire toujours plus, au fil de mes lectures. Cette femme avec une créativité inimaginable et une personnalité attachante m’inspire depuis déjà quelques années et elle continuera sans doute d’être une source d’inspiration pour moi encore longtemps.

Thème 7

Je suis une poule mouillée. La chose la plus rebelle que j’ai fait dans toute ma vie, c’est sans doute de passé sous une clôture pour avoir accès à un bel endroit pour une séance photo, vous voyez le genre? Il y a donc un tas de choses que je n’ai jamais essayé et que BEAUCOUP de gens ont fait dans leur vie. Par exemple, je n’ai jamais menti à mes parents sur l’endroit où j’étais et ce que je faisais. Du coup, je n’ai jamais sortie de la maison en cachette. Bon, je me croyais normale, jusqu’à ce que, dernièrement, trois de mes amies me disent : «QUOI!?!? Mais t’es folle, y a rien là, sortir en cachette. T’as jamais fait ça? Ben voyons…» Et non! Quand je disais à mes parents que j’allais dormir, c’était bel et bien pour aller dormir, et non pour me préparer à sortir en cachette. Et oui, c’est l’une des nombreuses choses banales que je n’ai jamais fait, alors que ça semble faire partie des étapes de l’adolescence de plusieurs de mes amies.

Paul Beneteau

Thème 1

L’année 2013 aura connu quelques impasses.
Mon père n’a pas quitté sa connasse d’idiote de conjointe.
Adèle n’a pas perdu une livre.
Pas de guerre mondiale malgré les inepties Nord-Coréennes et Syriennes.
La France ne s’est pas sortie de la crise.
Il n’a pas neigé sur Yesterday.
La fin du monde n’a pas eu lieu en décembre dernier. Damn it.
L’équipe de France ne s’est pas qualifiée directement pour la coupe du monde 2014. Putain de barrages à venir…
Le meurtrier d’Une mort très attendue court toujours.
Aucun Conseil des Arts ne m’a versé une céne.
Je n’ai rien présenté aux Conseils des Arts l’année passée.
Je n’ai pas vécu le Festipâques 2013 en fratrie.
Je n’ai pas embarqué dans mon certificat en création littéraire à l’UQAM.
Je ne me suis pas installé à Montréal.
Je n’ai pas eu de regret, aucun, en m’installant à Québec, rallier la famille et y attendre ma douce.

Thème 2

L’année 2013 a été clémente sur certains points.
J’ai pu ne pas prolonger mon contrat intérimaire à la scierie d’Orbé, les emmerdant ainsi, je l’espère, au plus haut point.
La France pouvait battre l’Espagne en phase qualificative. Échec injuste. Putain de barrages à venir…
Il a été possible à Ariane Moffat de tenir encore sur ses pattes.
Il est encore et toujours possible à Bachar el-Assad de dormir paisiblement sur ses deux oreilles.
Il en est de même pour l’homme qui a un jour estimé légitime d’interdire l’accès au bar aux enfants, même un après midi radieux, familial. La bise au passage, Ducon pas d’marmot.
Il m’a été possible de passer du temps à Thouars et d’y savourer la dolce vita locale, mon amoureuse inclus.
Il m’a été possible de débusquer la meilleure job sur Terre. Merci l’abbé Pierre.
Un homme a pu traverser le mur du son. Merci Redbull et notre belle génération idiocratique.
Une météorite aurait pu percuter notre planète, mais ça c’est aléatoire, inattendu et donc on ne peut pas vraiment savoir si on doit s’estimer chanceux.

Thème 3

Pour votre gouverne, vieille tique sale, je ne m’en sors pas mal aujourd’hui. Ce n’est pas votre paradis, mais ça me suffit.
Ignare, je le concède. Mais, vieille peau, ne vous dépasse, chargé de poésie. Je ne suis pas de nature ambitieuse, et vomis au quotidien la notion de carrière.
Les faits.
Après l’obtention du bac, j’ai arrêté d’apprendre. Ma faute, incapacité à retenir sur le long terme.
Je me suis donc dirigé vers les arts. Les Beaux. Il s’agit alors d’avancer seul, une sorte d’école de vie. Non qualifiante, mais formatrice pour le regard sur le monde. Peu de théorie, donc peu de leçon à apprendre bêtement. Ben oui ma croute, vous êtes une ampoule sans filament.
Du coup?
Ben c’est ça. Je vis en regardant et en imaginant. Je malaxe la réalité quand ça me chante. J’hallucine, volontairement. Et c’est pourquoi je suis amoureux. Une mémoire fantasque, égoïste.
Une mémoire sélective. Vous n’existez déjà plus.

Thème 4

J’en fais des rêves. Un tas. Pas seulement dans mon lit. Non. En tout temps. Et il y en a un en particulier. Un que je traine depuis longtemps.
C’est un mélange de voir, sentir, toucher et gouter, et ce, tout à la fois. Un rêve.
Mais pour accomplir ce rêve, il me faut réaliser un autre rêve.
Je ne souhaite pas devenir un guidon, ni une pédale, ni même deux. Pas une roue non plus, qui tourne sur elle-même, fatalement. Pas une chaine qui fait avancer la patente. Non. Ni un porte-gourde pour stocker notre vin. Non.
Cet autre rêve, il va de soit. Celui d’incarner une selle de vélo, ne serait-ce que quelques secondes.
Mais pas n’importe quel vélo. Non.
Car oui, si je souhaite voir, sentir, toucher et gouter le cul de Salma Hayek, ne serait-ce que quelques secondes, je ne peux qu’envisager d’être sa selle de vélo.

Thème 5

Je me les tate. À travers ma poche. Le fond de ma poche. À travers mes alliances.
Clés de voiture. Deux. Une pour la portière. Une pour le coffre. Clés de maison. Deux. Une pour chaque porte. Clé de vélo. Une.
À côté, un porte monnaie. La fermeture cassée. La monnaie tombe. Tout le temps. Une poche-tirelire.
Porte monnaie donc. Quelques souvenirs dedans. Eux ne tombent jamais. Photo de ma nièce. Photo de mon neveu. Recette de Pasta Tennessee. Un géocache. Une frite Monopolix McDo. Un dollar US. Puis du cash. Ça va de soit. Des billets. Et trop de pièces. Une poche-tirelire. Mon futal traine au sol. Tout le temps.
Aucune carte sinon. Jamais. Ni permis,. Ni assurance. Ni ID. Non. La peur de les perdre. C’est con. Mais je me connais bien.
Que reste-t-il? Ma main frôle le tissu. Un post-it griffonné. Aide mémoire quotidien. Vital. Le cerveau épuisé. Manque de place. Mais mes poches sont grandes.
Post-it donc. Quelques notes dessus :
Assurer Émilie
Liquide vaisselle
Soccer Simon
Lite Brite Jeanne
Pain Cheezy IGA
Écrire texte sac/poche

Thème 6

R. G.
Ce ne sont pas les Renseignements Généraux, mais ses initiales. Simplement.
Je conserve son anonymat car il serait trop fier de savoir que je lui consacre quelques lignes.
Homme dans la cinquantaine. Ancien bel homme, ça se sent. Un visage espiègle, les cheveux courts, gris, les épaules courbées, son corps ratatiné par les excès passés. Son reculons est brisé et il lui manque une bonne partie de ses dents. Définitivement, un ancien bel homme.
Ancien alcoolique. Ça se sait. Ses yeux le disent, remplis de poésie. Ils s’illuminent pour accrocher votre regard.
Oui, c’est un homme plaisant à regarder. Mais il est avant tout intelligent. Une bibliothèque sur escabeau, toujours une marche plus haute. C’est riche et semble sans fin. Il appréhende le monde avec justice et manque clairement d’empathie, force de son intégrité.
Un mentor dont on s’amourache, mais à qui on n’ose pas le montrer car il aura l’art de vous ridiculiser ou de se moquer.
Séduisant personnage.

Thème 7

Je ne me suis jamais rasé le pubis. En fait, plus jeune, ça ne m’était jamais venu à l’esprit. Mais force a été de constater, au fil des années/rencontres/discussions, que nombreux sont les hommes rasés. J’exclus recta les femmes de mon discours car j’en apprécie chez elle le résultat. Bises au passage à toutes.
Mais les hommes?!
J’aime ça mes poils, j’y tiens. Ils sont là et ils y restent. Ils sont là depuis le début. Bon ok. peut-être pas. Mais même si je n’ai pas joui d’une puberté précoce, ils sont arrivés bien avant d’autres (maudits poils d’épaules!).
Je m’y suis habitué, définitivement.
Mon imitation de scientifique déjanté avec pose de lunettes sur le pénis n’aurait pas le même impact sans cette touffe ébouriffée. Il en est de même pour mon imitation de mouche, quand je remonte les jumelles. Et que dire de mon pénis premier de la classe, quand je ratisse mes poils de manière symétrique, par la verticale, pour suggérer une belle raie au milieu d’un joueur d’échec.
Ouai, j’aime ces poils là, et je ne suis pas près de faire la concession de me coltiner un velcro usagé, même pour les plus belles lèvres du monde.

Myriam Plante

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Thème 1

Hiver 2013: Je n’ai pas été malade, à part pour d’occasionnels maux de gorge vite réglés.

Hiver 2013: Nous ne sommes pas allés glisser à Valcartier, comme d’habitude.

25 Février: Mon poisson Gringoire n’est pas mort, malgré ses incessantes maladies. Il a même célébré son 2e anniversaire.

5 Septembre: Je n’ai pas réussi à aller chez le dentiste sans avoir besoin d’au moins un nouveau plombage.

11 Octobre: Ma vue n’a pas assez baissé: je n’ai pas eu besoin d’acheter des nouvelles lunettes.

Aucune date précise:
Je n’ai pas voyagé en dehors de la province.

Je n’ai pas gagné à la loterie. Je n’ai pas gagné beaucoup d’argent tout court.

Je ne me suis pas fait de chum, je ne me suis pas mariée. Je n’ai pas eu de bébé, contrairement à environ 98,7% des gens que je connais.

Enfin, je ne me suis pas faite kidnapper par des extra-terrestres.

Thème 2

19 Février-13 Avril-23 Avril: J’aurais peut-être pu rencontrer des artistes que j’admire après des spectacles, mais ça ne s’est pas produit.

Mai-Juin-Juillet: Si j’avais eu (beaucoup) plus d’argent, j’aurais pu aller visiter ma cousine en Allemagne lors de son séjour là-bas.

23 juin: Si je m’étais donné la peine de marcher, j’aurais pu aller voir un spectacle et des feux d’artifice au lieu de regarder la tv chez nous.

Aucune date précise: Je n’ai pas décidé d’arrêter de vendre du Avon, même si j’ai toujours l’impression que je perds de l’argent au lieu d’en faire.

Bon, je viens de regarder les notes écrites sur mon calendrier, et ça fait le tour des opportunités dont je peux me souvenir pour cette année. Heureusement qu’il n’y en a pas plus, ça aurait pu devenir un peu déprimant.

Il y aussi eu des opportunités que j’ai su saisir… Mais ça, c’est une autre histoire!

Thème 3

Chère prof,

Non, je n’écrirai pas ton nom. Tu n’as pas besoin de savoir à quel point tu m’as marquée. Et le «chère», ici, est utilisé de manière sarcastique.

Tu ne m’a jamais dit de façon explicite que tu trouvais que je n’étais pas bonne, et que je ne me rendrais jamais loin. Mais c’est quand même ce qui se dégageait de toi.

À un tel point, qu’encore aujourd’hui, parfois, quand je doute de mon talent ou de mes idées, c’est encore toi que je vois dans ma tête, qui rit et qui me regarde de haut.

Chère prof, tu m’a appris le doute: tu incarnes le doute et la critique négative pour moi.

Je ne suis jamais devenue une grande designer, comme tu l’aurais sûrement prédit. Mais tu sais quoi? Je n’ai jamais voulu être une grande designer.

Je voulais être une artiste, et une écrivaine. Et je pense que je suis quand même bien partie, et que je m’en sors bien au quotidien.

J’apprends à me faire confiance.

Thème 4

Une des choses que je rêve de voir, ce n’est pas une chose, mais un monument.
Pour moi, c’est un symbole. Y entrer serait une sorte de pèlerinage.

J’aimerais voir la Cathédrale Notre-Dame-de-Paris.

Enfant, j’étais fascinée par Le Bossu de Notre-Dame de Walt Disney. Pour Noël, j’avais reçu un jeu de casse-tête en 3D de la Cathédrale, à l’ordinateur. J’écoutais le CD de la comédie musicale. Il y a environ 2 ans, j’ai enfin lu le livre de Victor Hugo.

Je ne sais pas si c’est l’histoire de Quasimodo qui me donne envie de voir la Cathédrale, ou si le fait que je l’aie en quelque chose côtoyée toute ma vie me donne l’impression que c’est un lieu que je connais déjà bien.

En fait, je l’ai déjà vue de loin, lors d’un voyage en France fait avec l’école. Mais elle était en cours de rénovation, cachée derrière une bâche. J’ai seulement entrevu un rêve.

Thème 5

Bon, voyons voir… Mon portefeuille. Un sac réutilisable. Mes clefs. Des lunettes de soleil. Un tube de crème solaire. Un vieux sac de jujubes. Un deuxième sac. Un déo. De la crème à mains. Un coupe-ongles. Un petit porte-monnaie. Un mini crayon. Une barre tendre. Des bonbons. Un stylo. Un vieux baume à lèvres. Une pièce de 10¢. Un concentré de parfum.

Dans les pochettes de devant… Des vieux paquets de gomme. Un sachet de thé. Des menthes. Des napkins de restaurant. Des kleenex. Pas utilisés, bien sûr.

Et ici… Un autre baume à lèvres. Un autre stylo. Du désinfectant à mains.

Aucune serviette sanitaire? Voyons donc! Il faut y remédier.

C’est tout? Même pas 150 mots! Pas assez de stock. Il en faut plus. Plus!! Plus, vite! Remplir la sacoche! Mettre n’importe quoi!

Ma tasse de thé! Mon poisson! D’autres crayons! Mes lunettes! Mon écran! Ma chaise d’ordi! Mon lit!!

…Ok, on se calme.

Thème 6

Elle s’appelle Veronica Varlow.

Je l’ai «connue» parce qu’elle fait partie du spectacle d’Emilie Autumn. Depuis un peu plus d’un an, j’ai appris à mieux la connaître grâce à son blogue, sur lequel elle écrit trois fois par semaine.

C’est une artiste, une danseuse burlesque, et une aspirante actrice. Elle et son mari ont lancé hier une campagne Kickstarter, dans le but de réaliser leur rêve en tournant le film qu’ils ont inventé ensemble. Elle chante, apprend à jouer du ukulélé, fabrique des colliers, et beaucoup d’autres choses encore. Je dirais que c’est aussi une sorcière dans l’âme. Une enchanteresse, plutôt. Le mot sorcière a une connotation négative, et Veronica est tout sauf une personne négative.

Ses mots m’inspirent, mais surtout, j’aime sa façon de croire en ses rêves, et de donner à tous ceux qui la connaissent l’envie de croire en eux. Elle aspire à rendre le monde meilleur, et à voir le nombre de personnes qui croient en elle, je dirais qu’elle réussit.

Thème 7

Croyez-le ou non, je n’ai jamais bu de toute ma vie!
Bon, il faut faire une précision: je m’hydrate chaque jour… Mais je ne bois pas d’alcool. Scandale!! J’ai l’impression que tout le monde le fait. C’est comme une mode universelle et internationalement glorifiée.

L’odeur de l’alcool et la simple idée de m’y tremper les lèvres m’écoeurent. Je ne ressens pas le besoin de boire, et je n’en ai jamais vraiment vu l’intérêt non plus. Je ne suis pas à la mode, tout court.

Continuons dans les scandales reliés à l’hydratation: Je n’ai jamais bu de boisson gazeuse (je n’aime pas la sensation d’avoir une invasion de bulles qui goûtent le chimique dans la bouche) et je ne bois pas de café non plus.

Pas de café???? Eh non. Le café sent bon (parfois) mais je n’ai jamais eu l’envie d’en boire, ni le besoin. À observer les gens autour de moi, j’ai toujours eu l’impression que le café était une drogue. Combien de gens ont besoin de leur(s) café(s) pour fonctionner au quotidien?
Café café CAFÉ!!!!
Pas pour moi, merci!

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