Les thèmes

1) Écrire un récit : relater à la façon d’une histoire un événement ou un souhait qu’on rêverait de voir se produire d’ici les 12 prochains mois

2) Écrire au « je » : raconter sa journée avec le plus de détails possible

3) Liste : faire la liste de 25 choses à faire d’ici son anniversaire

4) Écrire une lettre à soi-même : le « vieux » raconte au « jeune »

5) Écrire un récit : relater un paysage qui nous a marqué (d’un livre, d’un film, dans la vie)

6) Au « je » : Écrire à quelqu’un que l’on n’a encore jamais rencontré

7) Décrire le repas de ses rêves (odeurs, couleurs, ingrédients… tout!) / notre dernier repas

Julie Bureau

Facebook
LinkedIn

Un lundi pas comme les autres

Un beau lundi matin, j’entre au bureau, je salue mes chères collègues et m’informe de leur weekend. Tout se passe comme à l’habitude, l’ambiance est agréable, le monde est reposé de quelques jours de congé, malgré cette ombre qui plane encore et toujours au-dessus de nos têtes…

Puis, elle entre. La bête. En chair et en os. L’air se fait rare, la fête est terminée. Chacun à son poste, reprenons le travail où nous l’avions laissé vendredi dernier. Une fois de plus, l’heure est grave, l’ambiance médiocre.

Soudain, lassée de cette désagréable et trop routinière sensation, je me lève et me dirige en territoire ennemi. Cette fois, rien à justifier, rien à expliquer. Je lève le drapeau blanc. Je rends les armes. Aucune menace ne pèse à présent sur moi. Je quitte avant d’être mise à pied.

En ce beau lundi matin, je respire vraiment l’air pur dehors, je prends ma voiture enfin pour le simple plaisir de conduire et de regarder le paysage. Cette fois, je suis sans destination, sans heure limite. La journée m’appartient et le reste de ma vie aussi!

La journée à deux « shift »

7h. Je me réveille en trombe au son du cadran. J’aurais envie de m’accorder dix minutes de sommeil additionnelles, mais une longue journée m’attend et je dois quitter la maison au plus vite pour affronter les bouchons de circulation!

9h. Arrivée au bureau à l’heure pile, je fonce vers la salle de conférence où je resterai pendant les trois prochaines heures. Le décompte est commencé avant la fin du projet en cours. Il n’y a plus une minute à perdre, tout le monde vit au rythme de ce projet, si crucial pour l’entreprise.

12h. Un dîner revigorant et quelques minutes pour respirer l’air frais, puis c’est reparti! Les heures de l’après-midi se succèdent sans que je ne les vois passer, trop occupée à préparer le matériel de présentation pour le lancement du projet.

17h. Je file à la maison pour préparer un bon repas que je vais ingérer un peu trop rapidement, pressée de retourner à mes occupations. 18h30. Au travail! Cette fois, pas question d’un interminable projet de groupe, je passe la soirée à bosser sur mon propre projet personnel. 23h. Épuisée, mais satisfaite de ma journée, je me mets au lit pour quelques heures de repos bien méritées.

Le décompte est commencé!

Je reporterais volontiers mon anniversaire. Non par peur de vieillir, mais par crainte de manquer de temps pour tout accomplir!

1. Lancer mon site Web
2. Mettre (et maintenir!) à jour mes profils sociaux
3. Voyager
4. Célébrer les fêtes en famille
5. Créer le blogue de mon neveu
6. Retrouver la forme
7. Bâtir et alimenter mon blogue
8. Obtenir la certification Google Adwords
9. Voir mes proches (trop négligés ces derniers temps!)
10. Corder le bois qui réchauffera ma maison cet hiver
11. Nettoyer les vitres de la maison
12. Retaper le vieil ensemble de cuisine qu’on a récupéré
13. Skier, patiner, jouer dehors!
14. Faire le grand ménage de ma garde-robe
15. Lire la biographie de Steve Jobs (et oui, j’ai du retard!)
16. Organiser le contenu de mon classeur
17. Réserver un weekend avec mon amoureux
18. Trouver des façons d’être plus productive
19. Faire le ménage de mes bijoux (les porter plus souvent!)
20. Diminuer ma consommation de café (productivité oblige!)
21. Relever des défis (bien parti!)
22. Inscrire mon conjoint à Pimp mon garage
23. Regarder la dernière saison de Dexter
24. Faire réparer la vitre de mon iphone
25. Me familiariser avec le HTML

Au bout du compte…

Bien sûr, tu ne pouvais le savoir à ce moment, mais ta vie allait être bien loin de celle que tu t’étais imaginée. Mais combien satisfaisante elle sera!

Tu avais rêvé de célébrité, de pouvoir et d’une carrière qui serait le centre de ta vie. Hors, les événements t’ont poussée à te remettre en question et à découvrir de nouvelles valeurs, plus belles et plus humaines. Tu as compris que le bonheur réside plutôt dans les petites choses du quotidien : le temps passé avec ton amoureux et ta famille, la satisfaction d’apprendre de nouvelles choses, le sentiment d’accomplissement à la fin d’une journée chargée et productive, le plaisir de rentrer à la maison le soir…

Je suis si heureuse que la vie ait mis tôt sur ta route des événements pivots qui en ont changé la direction! Le reste de ta vie se déroulera, je le sais, sous l’influence d’une bonne étoile et quand tu me rejoindras, dans de longues années, tu auras la certitude d’avoir mené une belle et bonne vie.

Mon coin de paradis

Ce n’est pas bien haut, mais lorsque j’y suis, j’ai l’impression d’être au sommet du monde. À chaque fois que je commence l’ascension de ce mont ou lorsque l’énergie me manque en cours de route, je me rappelle le paysage magnifique qui m’attend. Cela seul suffit à me procurer l’entrain nécessaire pour aller de l’avant.

Perchée sur ce rocher, je regarde l’horizon. J’y vois de toutes petites maisons et un tout petit aéroport, de minuscules voitures, semblables à des centaines de fourmis, des taches vertes, un peu trop éparses et, juste au dessus, de gros nuages blancs. De là, je suis au dessus de tout, plus grande que nature. En étirant devant moi ma main, je couvre entièrement ces villages. Quel effet ça fait!

Puis, forcée de redescendre, je respire à pleins poumons l’air pur qui m’est offert. Rassasiée, je m’enfonce à nouveau dans la forêt et sillonne les sentiers couverts de feuilles orangées.

Amen.

Oh là là! Je te croyais beaucoup plus impressionnant! Du haut de tes trois pommes, tu t’es permis de semer la terreur sur Terre pendant des milliers d’années. Tu n’as pas honte? Certains de tes fidèles ont fait fie de leur propre bonheur toute leur vie durant en ton nom. Seigneur!

Qu’attends-tu pour les libérer de ton emprise? Trouve une façon de leur faire comprendre que toute cette histoire du bien et du mal n’est que pure invention. Que jamais ils n’auront à répondre de leurs actes devant toi. Que tu n’es qu’un parmi tant d’autres, comme moi, comme eux. Des milliers d’âmes égales les unes aux autres.

Toutes ces heures perdues à te prier auraient pu être mise à profit pour le bien des plus démunis. Ces établissements voués à ton culte auraient pu abriter des centaines de moins fortunés. Ces périodes, en classe, consacrées à ton histoire, auraient pu être utilisées pour faire la lecture à des gens seuls et âgés. Quel gâchis!

Je suis déçue. J’ai passé ma vie à espérer m’être trompée à ton sujet. Malheureusement, j’avais raison…

Pas de brocoli

La longue table est chargée de pâtisseries, un vrai régal pour les yeux : vert menthe, rose bonbons, jaune duvet… La fraîcheur est au rendez-vous. De légères perles de condensation se sont déposées sur le glaçage onctueux. C’est que la température est parfaite : les saveurs sont à leur apogée! L’air dégage des effluves de vanille, de cacao et d’amandes avec une touche de liqueur à la cerise. Chacune des petites bouchées est déposée sur un plateau unique, conçu expressément pour accueillir ces œuvres d’art toutes uniques. Des coulis rouges vifs, des sirops ambrés et de la crème fraîche sont présentés dans de petites cruches en cristal tels de précieux liquides. On voudrait tout goûter et ne rien toucher à la fois, afin de figer dans le temps cette image sublime et délicieuse.

« Julie, tu es dans la lune là, on soupe! Mange tes brocolis sinon, pas de dessert. »

Marie Prévost

Je rêve de…

Il était une fois une jeune femme qui rêvait de travailler à la maison. Elle avait depuis peu ouvert une petite boutique en ligne et espérait la voir grandir pour peut-être en faire son gagne-pain. Mais la jeune femme avait aussi bien d’autres ambitions! En effet, il ne restait que quelques mois à la trentenaire pour obtenir le titre de bachelière. Eh oui! Notre petite mère de famille était aussi étudiante à l’université dans le but de devenir rédactrice ou designer graphique. Son choix n’était pas encore fixé, mais une chose était sûre, son rêve était de pouvoir concilier les deux côtés de sa personnalité en tant que travailleur autonome. Avoir son bureau et son atelier à même sa maison était l’une des pensées qui occupaient le plus souvent les espaces libres de son cerveau. Assurément, il y avait encore beaucoup de travail à faire, mais la jeune femme gardait confiance.

Et si mardi m’était raconté

Ce matin, le réveil a vraiment été ardu. Quand le téléphone a sonné l’alarme, je rêvais que j’arrêtais un réveille-matin sans comprendre pour ça ne fonctionnait pas. J’ai finalement réalisé que je dois me lever pour préparer les enfants et moi-même pour l’école. Une cinquantaine de minutes plus tard, j’étais derrière le volant en direction de l’école primaire. Une fois les enfants déposés, j’ai pris le chemin de l’université pour mon cours d’Argumentation et persuasion. Après environ deux heures trente de théorie, mes collègues et moi nous nous sommes ensuite divisé le travail demandé par le professeur. Je suis retournée ensuite chez moi afin de finaliser le travail et de faire une sieste avant d’aller chercher les enfants à l’école. De retour à la maison, j’ai préparé le souper puis je me suis préparée pour mon cours de dessin du mardi soir : comme ça finit bien une journée chargée!

Ma TO-DO list

1. Écrire la liste des 25 choses à faire avant mon anniversaire
2. Profiter de la semaine de relâche
3. TOUT en faisant mes travaux et lectures en retard
4. Survivre à la mi-session
5. Terminer le #Défi30jours150mots avec le plus de textes possible
6. Organiser l’anniversaire de ma fille
7. Faire profiter ma boutique en ligne
8. Créer encore et encore pour CréationMarie.Rose
9. Avoir le plaisir de faire une deuxième vente sur Etsy
10. Puis une troisième…
11. Puis une quatrième…
12. Passer au travers la fin de session
13. Obtenir mon diplôme universitaire
14. Trouver un nouvel emploi
15. Fêter Noël en famille
16. Organiser l’anniversaire de mon fils
17. Perdre du poids
18. Faire plus d’exercice
19. Allez marcher ma chienne plus régulièrement
20. Prendre des cours de dessin
21. Acheter un nouvel ensemble de cuisine
22. Prendre des cours de couture
23. Passez des vacances en famille
24. Être heureuse
25. Devenir riche

Quand le futur parle au passé

Je ne sais pas si tu vas y croire, mais la petite fille naïve et renfermée que tu étais a réussi à s’ouvrir au monde. Évidemment, ce serait mentir que de dire que le chemin que tu as suivi a été facile, même si, pour quelqu’un de l’extérieur ça semble le cas. Tu as eu des moments difficiles et tu en as encore, mais, je l’espère, tu es sur la bonne voie. C’est pourquoi je crois que tu serais d’accord avec cette petite maxime que je me plais à répéter : la vie est un éternel combat. Malgré tout, tu es choyée et tu reçois plus d’amour en une seule journée que certains en un mois grâce à tes deux petits soleils. Il est sûr que la « tâche » de mère vient moins naturellement à certaines personnes. Ça peut-être ardu et épuisant, mais un tout petit sourire de Leia ou d’Alexandre suffit à tout effacer pour quelques instants.

Myriam Plante

Site web
Blogue
Facebook

Thème 1

Je vais mener ma propre petite campagne de financement. C’est un peu angoissant, mais au final, je vais réussir à atteindre mon objectif.

Puis, ce sera le moment tant attendu de la publication. Mon tout premier livre. Il va se présenter à moi, en plusieurs exemplaires, dans des grosses boîtes de carton qui vont finir par s’intégrer parfaitement à mon habitat naturel.

Je vais ouvrir une des boîtes, prendre un des livres dans mes mains, le regarder, le retourner dans tous les sens, le sentir, peut-être.

Puis, comme je ne l’ai fait que trop rarement dans ma vie, je vais me mettre à sauter partout dans mon salon, le livre encore dans ma main. Je vais faire une intense danse de la joie, sans aucune honte puisque personne ne me verra, tout en criant que j’ai réussi, que je suis contente, que j’ai réalisé un de mes rêves!

Et c’est à partir de ce moment-là que je vais me rendre compte du fait que j’ai, au fond, encore beaucoup de chemin à faire…

Thème 2

Je me suis levée un peu après 11h30. J’ai fait un petit tour pour aller chercher le courrier… Rien d’intéressant. J’ai mangé du gruau, puis je me suis habillée et j’ai écrit la «business bio» que j’avais prévu d’écrire aujourd’hui.

J’ai mangé un peu du restant du pain de viande d’hier soir, en commençant à lire Watership Down. Après dîner, j’ai continué à travailler sur les décorations d’Halloween que je fais pour ma mère. Des grosses poupées vaudous en papier mâché! Ça n’existe pas dans les magasins.

À 3h30, j’ai fait une pause pour écouter Bob l’Éponge, puis j’ai reçu confirmation de ma job des prochaines semaines par courriel.

Pour souper, ma coloc a préparé des nouilles à la sauce tomate vraiment délicieuses, et puis j’ai continué mes poupées. Avoir de la colle chaude sur les doigts, c’est désagréable, mais ça rappelle des souvenirs.

10h10: me voici maintenant fraîchement sortie du bain, à l’ordinateur, avec un dessin à continuer, des chapitres à réviser, et encore beaucoup de choses à faire avant qu’il soit assez tard pour que j’aille me coucher!

Thème 3

1. Présentations PowerPoint pour SEP

2. Révision des 46 chapitres de mon livre

3. Décorations d’Halloween pour ma mère

4. Mon costume d’Halloween

5. Continuer ma toile

6. Finir dessin SC 05 pour «Colonel, Panic!»

7. Continuer prochaine page de Gontrand le Chevalier

8. Passer examen de la vue

9. Faire un tour au festival Victo et ses Oies

10. Préparer biscuits ou cupcakes d’Halloween

11. Finir dessin d’Arkona

12. Aller au show d’Arkona avec ma cousine

13. Traduction 2 textes

14. Être payée

15. Écouter quelques films d’horreur que je n’ai jamais vus

16. Acheter bonbons en rabais

17. Continuer de peindre les arbres

18. Écrire dans mon blogue par rapport aux décorations

19. Foire du livre au centre d’achat

20. Payer mes www

21. Ne pas tomber dans la pauvreté extrême!

22. Flatter Copa (tâche quotidienne)

23. Me reposer un peu

24. Me préparer mentalement à voir mon âge augmenter d’un an

25. Choisir le resto où on ira manger à ma fête.

Thème 4

Chère Myriam,

Je sais que ce n’est pas toujours facile d’être toi (je le sais, parce que je suis toi, dans le futur) mais je t’écris pour t’encourager à ne pas lâcher.

L’école, ça va finir, un jour. Tu vas voir, ça va être mieux après!

Continue à ne pas porter attention à ceux qui se moquent de toi parce que tu es gênée, et que tu «ne parle pas». Tu n’as pas besoin d’eux.

N’écoute pas ceux qui te disent que vouloir être une artiste, ce n’est pas payant. Bon, je ne suis pas riche aujourd’hui, mais tu as toujours dit que l’important, ce n’est pas l’argent, c’est faire ce qu’on aime. Je confirme, c’est vrai.

Continue à être toi, surtout quand tu as l’impression que tout essaie de te faire croire que c’est mieux d’être comme tout le monde. C’est dans ces moments-là que c’est le plus important d’être toi!

Pour finir, merci. Je suis quand même pas mal fière d’être qui je suis aujourd’hui, et c’est grâce à toi.

Thème 5

Ça fait des années que je n’y suis pas allée. Avant, j’y allais une fois par an, y passer quelques jours.

Ça commençait par un long tour d’auto, puis, on embarquait dans la chaloupe, et on en avait encore pour un bon bout de route, mais sur la rivière.

C’était tout autour de moi, l’eau, les vagues, les petites gouttes qui se posaient sur mon visage, alors que j’étais assise en avant, petite princesse, à ma manière bien particulière.

C’était tout autour de moi, les rivages bordés de hautes épinettes presque noires qui isolaient la rivière du reste du monde, et cachaient une partie du ciel.

Puis, enfin, je voyais à l’horizon, au milieu des épinettes encore plus hautes parce qu’elles couvraient une forêt en pente, un tout petit carré blanc, le Camp de Chasse, comme on l’appelait, même si on y allait pour pêcher.

Le Camp, mon palais, au coeur de mon royaume de petite princesse qui revenait à la maison défigurée par les maringouins, le coeur heureux et la tête pleine de beaux souvenirs.

Thème 6

Chère personne que je n’ai pas encore rencontrée,

En fait, vais-je te rencontrer un jour? Probablement pas. Mais toi, tu m’a rencontrée, par le biais de mes mots, et c’est ça le plus important.

Tu vois, j’écris depuis des années, et je travaille sur une bande dessinée, aussi. Pour le moment, il n’y a que mes amies, ma mère et quelques membres de ma famille qui supportent ce que je fais… parce que je suis leur amie, et une membre de leur famille.

Mais toi, un jour, tu auras un de mes livres dans tes mains. Toi, que je ne connais pas, et qui lit mon livre ou ma bande dessinée parce que tu en as envie, et parce que ça t’intéresse.

Je trouve ça absolument merveilleux d’y penser! Écrire pour moi-même, c’est super, mais je veux aussi partager mes histoires.

Je te salue, et j’espère que tu auras autant de plaisir à me lire, que j’en ai à écrire pour toi.

Thème 7

J’aime les Fettucini Alfredo. Ceux que ma mère me préparait, et surtout ceux des restaurants. Quand j’essaie d’en faire, ils ne sont jamais vraiment bons… Peut-être parce que je préfère improviser plutôt que de suivre une vraie recette.

Le plat de Fettucini Alfredo aux fruits de mer idéal arrive devant moi en étant encore fumant, et garni d’un petit bouquet de persil. Il est d’un format qui amène les gens se trouvant près de moi à se demander si je vais vraiment réussir à manger tout ça. Il est accompagné d’un jus de fruits de taille proportionnelle à celle de l’assiette.

Il est riche, crémeux, fromagé, et contient la quantité parfaite de fruits de mer. Il ne contient ni morceaux d’oignons, ni morceaux d’échalottes! Sinon, je suis vraiment déçue.

Enfin, le plat de Fettucini Alfredo idéal (que j’ai réussi à manger en entier) est suivi d’un délicieux dessert, quelque chose qui ressemble à un gâteau mousse au chocolat, de préférence.

Cassiopée Dubois

Thème 1

Il était une fois une jeune femme qui rêvait de voir un mur s’effondrer dans sa cuisine. Pas que le mur lui avait fait de la peine ou s’était mal conduit avec elle. Il ne laissait tout simplement pas passer la lumière et elle souffrait de ce manque

C’est ainsi que son amoureux, alerté par le moral affecté de sa douce, décida de faire tomber le seul obstacle qui nuisait à leur bonheur. Armé de marteaux, de masses, de pieds de biches, de perceuse et de grands sacs de poubelle, il débuta la démolition du mur. Il eut besoin de renfort et certains répondirent à l’appel : amis, parents et voisins. Tous mis la main à la pâte!

Un beau matin, la jeune femme se réveilla d’un profond sommeil. En quittant sa chambre pour aller préparer le café, elle fut ébahie! Le soleil se rendait désormais jusqu’à la cuisine! Il pourra ainsi réchauffer les matins de la belle et son amoureux jusqu’à la fin des temps (ou presque).

Thème 2

Je me suis levée ce matin un peu pressée pour aller porter ma fille à l’école. J’ai à peine eu le temps d’embrasser mon amoureux avant de sauter dans ma voiture.

J’ai jasé avec ma grande fille de 7 ans sur la route, l’écoutant me raconter dans ses mots les grands épisodes de sa vie : elle eu un jaune à l’école, mais elle n’a pas fait exprès, c’est Alexis qui donnait des coups de pieds sous sa chaise; Jason a dit qu’il existait encore des dinosaures, mais elle ne le croit pas et elle a hâte de voir Pimprenelle le plus beau chat de la terre qui est juste à elle, même pas une goutte à maman.

Après ces grandes révélations, elle débarque de l’auto, m’embrasse et court rejoindre ses amis dans la cour d’école. Elle est tellement grande et si petite à la fois. Je rentre dans mon auto, prend la route pour le travail et me demande bien comment je pourrais écrire 150 mots sur ma journée avec le plus de détails possible alors que mon quota est déjà dépassé avec une mini description de la matinée!

Thème 3

1. Me lever plus tôt
2. Écrire sur mon blogue 3 fois par semaine
3. Lutter contre la procrastination
4. Mettre en ligne un nouveau blogue
5. Écrire mes guides en communication
6. Étudier, encore étudier
7. Me chicaner quand je ne respecte les points précédents
8. Faire un défi de mise en forme
9. Oublier le défi de mise en forme et le reprendre
10. Oublier le défi de mise en forme et le reprendre (bis)
11. Déménager avec mon amoureux
12. Faire le mariage des meubles sans lutte
13. Convaincre mon chum que faire du lavage, c’est cool
14. Ne pas entretenir trop d’attentes sur le point précédent
15. Construire un walk-in, plus gros encore
16. Défoncer le mur dans la cuisine
17. Prendre rendez-vous chez le chiro pour le dos à mon chum
18. Refaire la salle de bain du sous-sol
19. Installer une porte patio
20. Acheter un livre du parfait bricoleur à mon chum
21. Essayer la physiothérapie au lieu du chiro
22. Ne JAMAIS jouer à GTA, NHL et autres jeux vidéo (ok, sauf candy crush)
23. Apprendre à faire des listes
24. Dire à Catherine que 25 choses à écrire, c’est ben trop!
25. Remplir l’espace vide de ladite liste

Thème 4

Je n’ai pas trop changé. Je suis juste une version plus grande de toi.
Te rappelles-tu de ton rêve de porter de belles et jolies robes? Je l’ai réalisé plusieurs fois, mais sans être accompagnée de prince charmant. Ne sois pas déçue, j’ai appris que c’était parfois mieux ainsi.
Je m’ennuie de ta naïveté et de ta témérité! Tu ne doutais souvent de rien, te lançant dans des aventures sans craindre des conséquences. Aujourd’hui, je ne suis plus ainsi. On dit que c’est la sagesse, des fois je me dis que c’est juste de la peur.
J’ai toujours honoré tes valeurs et j’ai toujours été inspirée par elles pour prendre mes décisions. Pas toujours facile, mais je suis fière de moi.
Te rappelles-tu quand tu te plaignais que ta fille était toujours dans tes bras, collée sur toi? Je t’assure que l’univers t’a entendu, à son âge maintenant, sa mère est devenue accessoire. Je me plains aujourd’hui de ne pas avoir assez de câlins…

Thème 5

C’est l’hiver. Le froid ne se vit pas, il se voit et il s’entend. L’air est blanc et immobile. Les arbres sont majestueux avec le givre qui les recouvre. La neige semble sèche, telle une poudre déposée sur le sol. Une sacrée grosse quantité de poudre.

Les trois voitures stationnées ne démarreront surement pas. La glace les a emprisonnées jusqu’à ce que la température remonte, ou que les bras des propriétaires s’activent à les gratter. Rien de bouge dehors, mais l’air glacial bruissent tout de même.

Les rayons de soleil clair et blancs ne réchauffent absolument rien. L’astre est à peine visible dans le ciel, une brume blanche s’étend dans tout le ciel. Des nuages? Non. Ce n’est que la fumée des cheminées des maisons, résultat du chauffage au bois pour survivre à cette journée. Le froid est si dense que même la chaude fumée n’arrive pas à remonter vers les cieux.

Thème 6

Allô mon amour. Je sais que c’est prématuré, mais maman a envie de s’adresser à toi tout de suite. C’est que je prends déjà beaucoup de décisions en fonction de ton venue, même si tu n’es pas encore conçu! OK, j’avoue, maman est un peu capotée… Mais j’ai tellement envie de te parler!
Je travaille fort pour que tu arrives et évolues dans un foyer douillet. Je suis à mettre mon corps en forme pour notre cohabitation, à rénover une grande maison pour te faire de l’espace et à aménager une cour arrière pleine de jeux. Bref, maman t’imagine sourire et entends déjà tes éclats de rire!
Je dois aussi bâtir quelque chose de majeur, de grandiose et de magnifique! C’est la plus importante construction de notre histoire! Oui mon amour, tu as deviné, c’est la relation avec ton papa. C’est ce à quoi je mets tous mes efforts : l’aimer et le chérir pour qu’on soit tous réunis et heureux pour toujours. C’est super facile, il est merveilleux ton papa. Mon bébé, l’amour est ce qui t’accueillera, promis juré craché. xxx

Thème 7

J’ai commandé l’assiette déjeuner. J’aime découvrir les spécialités des restaurants; je me dis que ce doit être ce qu’ils ont de meilleurs à offrir. Le chef veut nous épater!
L’assiette arrive, chaude, remplie à sa capacité maximale de nourriture à haute teneur calorique. Deux œufs tournés, un par-dessus l’autre, sans aucun condiment. Les traditionnelles tranches de fruits se trouvent à gauche, réchauffées par la saucisse et le bacon qui se trouvent tout près.
Les petites patates « sur la plaque » recouvrent tout l’espace qu’il reste jusqu’à la crêpe sucrée, repliée 3 fois sur elle-même. Le pain est apporté dans une autre assiette pour éviter un débordement. Ça sent la viande et le beurre des rôties, ça sent le sirop d’érable et les cretons maison.
Le café brun-noir goute fort et n’est pas si chaud. Il est tout de même réconfortant. De la crème s’impose dedans, on est dimanche après tout!

Valérie Bourdeau

Thème 1

Elle ouvrit les yeux, et regarda autour d’elle. Tout était exactement au même endroit que la veille, lorsqu’elle s’était mise au lit. À ses côtés, il dormait encore. Pourtant, quelque chose avait changé, sans qu’elle sache le nommer. Elle se dirigea vers la cuisine, y fit sa première tasse de café de la journée. Elle profita du silence un instant, puis composa le numéro de son institution financière. Elle avait finalement choisi. Le choix c’était imposé à elle, elle avait soudainement cessé de remettre en doute ce projet qui lui était cher.

Thème 2

Fidèle à moi-même, je me suis levée après avoir passé un peu trop de temps à me prélasser dans mon lit. En retard, j’ai rapidement lancé dans le mélangeur plusieurs fruits pour me faire un smootie. J’ai actionné le mélangeur, et suis allée m’habiller en attendant la mixture lisse. À mon retour, j’ai réalisé que j’avais mal fermé le couvercle, une multitude de petites gouttelettes vertes parsemaient ma cuisine. Après avoir rapidement nettoyé le premier d’une multitude de dégâts, j’ai assisté à mes cours, buvant café par-dessus café. Je préfère mes cafés avec du lait de soya, mais ce jour-là, il n’y en avait plus. J’ai donc choisi le lait régulier, en me rappelant avec dégoût le documentaire que j’avais écouté la veille sur les effets négatifs de ce dernier.

Thème 3

1. Terminer mon certificat à distance.

2. Avoir un blogue de cuisine.

3. Essayer la cuisine crue pendant une semaine.

4. Perdre ce dernier 5 livres.

5. Recommencer le gym religieusement.

6. Être capable de courir un 10 km.

7. Participer à un cours de hot yoga.

8. Organiser cet appartement trop petit.

9. Économiser suffisamment pour un billet d’avion.

10. Planifier un voyage.

11. Faire un Saint-Honoré. Le manger tout seul si ça me dit.

12. Trouver LA meilleure recette de brownies.

13. Me teindre en blonde.

14. Terminer la robe qui dort sur la machine à coudre depuis trop longtemps.

15. Acheter un Vitamix.

16. Me remettre à l’italien.

17. Essayer une «juice cure», juste pour le plaisir.

18. Diminuer ma consommation de caféine.

19. Pratiquer la pensée positive.

20. Rencontrer une naturopathe.

21. Trouver la recette de smootie parfaite.

22. Faire un tri de toutes mes possessions.

23. Choisir entre travail et école pour l’an prochain.

24. Prendre l’avion.

25. Être fiancée. (Ben quoi!)

Thème 4

S’il y a une chose que tu dois savoir, c’est qu’il faut arrêter de t’en vouloir pour tout ce que tu n’as pas su réussir. Tes échecs ont parfois réorienté ta vie pour le mieux, et été la source indirecte de grands bonheurs. Ne t’en fais pas avec les petites choses, cesse de vouloir avoir le contrôle sur tout, et accepte la vie comme elle vient. Au final, tu seras heureuse si tu cesses de fixer uniquement la ligne d’arrivée. Le parcours en soi est tout aussi intéressant, ne l’oublie pas.

Thème 5

Les lumières de Las Vegas s’atténuaient peu à peu tandis que la voiture s’éloignait. En se dirigeant vers le supermarché, ils ne croisèrent que peu d’habitations, et chacune paraissait en plus piètre état que la précédente. Une fois la minuscule ville franchie, ils roulèrent plus deux heures dans un paysage désertique. L’écriteau qui annonçait qu’ils y étaient enfin était en mauvais état. «Death Valley», annonçait-il. «Attention aux serpents à sonnettes», indiquait un panneau adjacent. Ils se dirigèrent au sommet de l’une des dunes, gravirent la dernière centaine de mètres qui les séparaient du point le plus haut à pied, la route ne s’y rendant pas. Devant eux, s’étalait sur plusieurs kilomètres un paysage magnifique. De vastes étendues de sables, des collines aux motifs façonnés par le vent. Ils étaient seuls au monde. En silence, ils contemplèrent l’horizon un long moment. Il lui prit la main, elle la serra.

Thème 6

Je ne vous connais pas. Vous ne me connaissez pas non plus. Pourtant, j’ai envers vous des sentiments hostiles. Je vous en veux énormément, et pourtant, je ne connais pas votre victime. Ce que vous avez fait à cette pauvre enfant est inhumain, Monsieur, peu importe votre condition psychologique. Je ne peux imaginer la douleur de votre femme, sa mère. J’ai tenté de comprendre votre geste, de vous excuser, mais j’en suis incapable. Je ne peux perdre de vue que le devoir d’un père est de protéger son enfant. En mémoire de votre fille, je vous implore de plaider coupable.

Thème 7

Entourée des êtres qui me sont chers, dans cette petite salle à la lumière tamisée, je déguste mon dernier repas. Sur la table se trouve un assortiment de pains. J’en tartine généreusement un morceau avec du beurre. Un amuse-bouche nous est servi, un cappuccino de homard. Le premier service nous ouvre l’appétit avec du foie gras glacé à l’abricot. Un pain brioché encore chaud repose dans l’assiette. Ensuite, on pose devant nous un ravioli à la morille, fondant, goûteux. Le plat de résistance, un tartare de saumon à l’asiatique, accompagné de frites de pommes de terre douces, comble nos estomacs. Nous sommes tout de même incapables de décliner le dessert, une mousse chocolatée aux fruits de la passion.

Patriq Chénier

LinkedIn
Facebook
About.me

La fois où j’ai fait un souhait.

Il roule depuis maintenant près de 4 heures sur cette route qu’il connait. Le soleil est levé depuis 3 heures seulement et l’accompagne jusqu’à ce petit village pratiquement abandonné. Les images hantent déjà son esprit. Il est persuadé qu’il sera sans mots. Les images vues dans les livres ne seront pas à la hauteur de ses sentiments, de ses yeux et de sa lentille.

Sans même le savoir, lorsqu’il écoutait les mystérieuses cités d’or, il rêvait de voyager dans ce pays, d’aller à la rencontre de ces vieilles cultures, d’en prendre des images. En toute connaissance de cause, il prépare ce voyage, cette aventure depuis 4 ans.

Dès son arrivée dans la ciudad Maya de Labná, Quintana Ròo, cette impression grandiose. Il ne peut s’empêcher de sortir sa caméra et laisser les images numériquement s’imprimer sur sa carte SD. Ses mouvements semblent guidés par les habitants disparus de cette ancienne cité Maya. L’histoire se raconte toute seule.

La fois où j’ai eu une journée.

Je me lève. Tôt. Trop tôt. Je me douche. Je me brosse les dents. Je m’habille. Départ. Arrivée. J’ai les yeux embrouillés, le corps gelé. J’allume mes deux écrans. Je me dirige vers la machine à café. Hors d’usage. Je ne suis pas content. Je retourne à mon bureau. J’écoute mes messages vocaux. Trop de messages. Trop rapide. Trop d’ouvrage. Je lis mes courriels. Trop de messages. Trop de texte. Trop d’ouvrage. Il n’est que 9h15. Je suis déjà découragé. Direction Starbuck. Je vais mieux. Ma journée enfin est belle.

Midi. Je lunche. Soupe, sandwich. Je reste seul devant mes écrans. J’ai un texte à pondre, celui d’hier.

Deuxième partie agréable. Je fais de belle rencontre. Je reçois des compliments. J’use d’audace. Après-midi rapide. 17h00.

Soleil. Scooter déplacé! Miroir brisé. Pas de note. Je suis en tabarnak. Je me dirige vers la maison. Quoi manger pour souper. Éternelle question. Préparation. Je raconte ma journée et écoute l’autre. Je termine quelques trucs sur mon portable. Dont ce texte.

Bonne nuit.

La fois où j’avais 25 choses à faire.

1. Aller plonger à Cozumel et faire le tour du Yucatan.
2. Payer la totalité de ma carte de crédit.
3. M’enlever les doigts de mon nez.
4. Vendre mon scooter.
5. Faire de l’exercice (pour vrai).
6. Acheter la PS4.
7. Préparer la refonte de mon blogue.
8. Me laver entre les orteils.
9. Faire une soirée retrouvaille ancien collègues.
10. Faire une soirée poker.
11. Démarrer le projet des capsules humoristiques avec Steph.
12. Suivre une formation Photoshop.
13. Suivre une formation Google analytics.
14. Suivre des formations.
15. Faire un bébé.
16. Aller faire finir mon tatou.
17. Continuer d’écrire.
18. Renégocier mon contrat.
19. Faire mon lit.
20. Nettoyer le réfrigérateur.
21. Faire faire mon image de marque.
22. Répondre au téléphone.
23. Aller voter au municipale.
24. Aller voter au provinciale.
25. Remercier Betti pour cette initiative. (NDLR : tout le plaisir est pour moi!)

La fois où je me suis parlé dans le casque.

Hey le jeune! Je ne sais pas pourquoi tu t’obstines à te trouver vieux. Quand tu auras mon âge, tu verras. Il te reste encore beaucoup de temps devant toi. Tu réalises que tu n’es même pas à la moitié de ta vie? Je ne veux pas te décourager mais il te reste encore de nombreuses années de travail.

Je sais qu’il y a 5 ans tu as décidé de tout laisser de côté. Parce qu’il était tard. Parce que tu as été déçu, découragé. Tu regrettes n’est-ce pas? Ce que tu fais en ce moment c’est exactement ce que tu aurais fait si tu n’avais pas arrêté. Il n’est jamais trop tard. Comprends-le. La chance, c’est toi qui la créer. Les autres vont te suivre si tu leur laisse le temps de comprendre et te connaître.

Je sais que tu es sur la bonne route. Reste dessus et avance. Crois. Ose.

La fois où j’ai été marqué par cette beauté.

Ils roulent sur la Panamerican. C’est la saison des pluies. Quelle pluie? Le soleil est flamboyant, chaud et très agréable. La route est belle. La fille qui l’accompagne, magnifique et souriante. Le décor qui se déplace est tout nouveau. La montagne, la forêt d’un côté, l’océan de l’autre. Le haut d’une falaise est face à eux. Ils s’arrêtent, ils sont en vacances après tout. La jeep roule sur le gravier et s’arrête. Ils sont obnubilés par la beauté à leurs pieds. Ils s’approchent du bord de cette falaise et l’océan se dévoile devant leurs yeux. Le pacifique. Bleu. La falaise doit bien faire 7 à 8 étages de haut. C’est haut. La vue est magnifique. Il n’est pas un ‘preneux’ de photos, mais il ne peut s’en empêcher. C’est un décor de fin du monde. Rocailleux, la mer qui frappe tout en bas. L’écume qui mousse sur les rochers. Le soleil qui tape et la verdure humide derrière. Est-il heureux en ce moment? Le temps pourrait s’arrêter.

La fois où je n’ai pas rencontré personne.

Je ne te connais pas. Je ne t’ai même pas rencontré et je ne sais même quand et où ça arrivera, ni même si ça arrivera un jour. Mais j’ai tout de même envie de te dire merci. Merci parce que chaque fois que je rencontre une nouvelle personne je me sens grandir, je me sens évoluer dans cette vie avec de nouveaux outils.

Je suis triste de cette situation parce que je sais que j’apprendrais de nouvelles choses, connaitrais de nouvelles opinions, vivrais de nouvelles émotions. À mon tour je pourrais te montrer qui je suis réellement, je montrerais mon vrai visage, ma vraie personnalité. Je discuterais avec toi et peut-être même pourrais-je pleurer avec toi. Je suis comme ça, fragile et sensible aux gens. Chaque personne que je ne rencontre pas est un manque à ma vie.

Je m’excuse de ne pas avoir croisé ta route encore, mais je sais que je ne perds rien pour attendre.

La fois où j’ai arrêté d’avoir faim.

Même les yeux fermés, je sais ce qu’on me sert. Cette légère odeur d’ammoniac mélangé à la vapeur d’eau chaude salée, me met déjà en appétit.
Une dernière bouffée…

Ah, ce rouge vif, franc, naturel. Ce blanc crémeux, tendre et omniprésent me fait déjà saliver. Malgré ton aspect monstrueux, pour certain, j’aime ton côté coriace qui nous donne du fil à retordre pour nous permettre de t’apprécier. Les tabliers deviennent essentiels puisque tes fluides aspergent nos convives lorsque nous amorçons ta ‘décortition’. Tu restes un délice fabuleux souvent considéré comme un luxe de la table.
Un dernier regard…

Ce goût. Indescriptible. Un saut en parachute qui nous permettrait d’atterrir directement dans l’océan, une plongée directe dans les profondeurs de toutes mers. Ta chair croquante et filandreuse m’est très agréable au palais et sous la dent. Moi c’est dans ton plus simple appareil, nature que je te déguste.
Une dernière bouchée…

Ça y est, maintenant je peux mourir.

Joliane Duranceau-Cloutier

Pinterest
Twitter
Facebook

Thème 1

D’ici les 12 prochains mois, j’aimerais avoir la tête pleine de projets après avoir reçu mon diplôme universitaire. Mais surtout, j’aimerais avoir acheté un gros sac à dos de voyage et un appareil photo de pro. Après avoir passé des tonnes d’heures sur le net et discuté avec des gens qui ont fait le saut, il ne me resterait plus qu’à décider de ma destination finale. Angleterre? Europe? Australie? Nouvelle-Zélande? La décision ne tiendrait plus qu’à moi et à la chanceuse (?) personne qui m’accompagnerait pour vivre cette aventure. L’excitation serait à son comble et la liste des bagages commencerait à prendre forme. Je devrai me préparer à dire au revoir à ma famille et amis, mais également à mon beau quotidien confortable. Il est évident qu’en cours de route, je voudrai rentrer chez moi, retrouver mon lit douillet et mon chat affectueux. Mais comme tous les défis que l’on décide d’accomplir, on en ressort toujours grandit, gagnant et souvent, prêt et d’attaque pour la suite, pour la prochaine étape.

Thème 2

Joie du mardi matin : pas de cadran ajusté la veille. J’ai somnolé et rêvassé jusqu’à ce que la lumière du soleil ne soit trop intense pour que je puisse continuer à dormir en paix. Après avoir avalé un bol de gruau, j’ai parcouru ma to do list rédigée en début de semaine. Quelques items me semblaient plus importants que d’autres. Le mardi, étant ma seule journée pour faire mon cours à distance, la procrastination n’avait pas sa place, même si elle me tentait, m’appelait même! Mais je n’ai pas mis ma pause (longue pause) de côté pour autant. Pause dédiée à mes séries américaines Castle et Hart of Dixie. Je ne les néglige jamais! Le reste de l’après-midi fut destiné à parcourir mes sites et blogues préférés et en découvrir de nouveaux. Sans oublier quelques lectures et travaux par-ci par-là. Et finalement, ma petite routine de fin de journée préférée : souper, douche, dodo.

Thème 3

– Obtenir mon diplôme universitaire
– Aller voir The Hobbit II
– Aller voir The Hunger Games II
– Faire la recette de brownie dans une tasse de Trois fois par jour
– Faire la recette de biscuit dans une tasse de Trois fois par jour
– Écouter la série Sex in the City (Non, je n’ai jamais vu aucun épisode!)
– Écouter la série Breaking Bad
– Perdre quelques livres
– Lire quelques livres
– Changer la couleur de mes cheveux
– Faire un méga ménage de mes vêtements
– Avoir le courage de couper la pointe de mes cheveux (NON!)
– Ajouter des recettes à mon livre de recettes
– Essayer de nouveaux restos
– Économiser
– Manger du tartare
– Faire un marathon Harry Potter (pour la millième fois)
– Fêter mes 4 ans d’amour comme il se doit
– Trouver des idées cadeaux de Noël géniales
– Terminer de peindre le bonhomme de neige en bois de papa (avant Noël idéalement)
– Commencer à créer le concept de mon futur blogue
– Acheter le dernier album de Vincent Vallières
– Retourner manger au Paris Grill
– Refaire le 30 jours Squat Challenge
– Retourner à Baie-Saint-Paul

Thème 4

Chère jeune moi, c’est drôle parce qu’au défi de dimanche passé, intitulé « Écrire à quelqu’un qui nous manque », c’est à toi que j’ai pensé écrire en premier. Mais j’ai finalement opté pour mon chat. Je ne pensais pas te retrouver si vite, jeune moi! À ton âge, tu te fous un peu de ce que les adultes te conseillent, mais ce que je voudrais te dire aujourd’hui, c’est d’avoir confiance. De cesser de douter. Même si tu trouves que les autres semblent tellement, mais tellement plus heureux que toi, sache que tu deviendras une personne remplie d’assurance. Tu n’écriras plus jamais dans tes cahiers que tu te sens comme un spectateur du bonheur des autres. Tu te réjouiras de ton propre bonheur, de tes réussites. Et tu en auras, crois-moi! Ta famille sera unie, tu vivras l’amour et le début de ta vie professionnelle sera bien mieux que dans tes rêves les plus fous.

Thème 5

Après la pire ascension de mon existence, j’y suis finalement arrivée. En fait, c’est la seule ascension que j’aie fait, je l’avoue. Il faut dire que je suis loin d’être une grande sportive. J’aurais bien voulu l’être, mais pour l’instant (et c’est dommage pour moi), quand je m’entraîne, c’est plus une tâche qu’autre chose. Mais, j’ai espoir que ça changera bientôt! Ce qui est bien là-dedans, c’est qu’après avoir été au bord du désespoir à trois reprises, la vue au sommet fut tellement une immense récompense. Sûrement plus que si j’avais escaladé la montagne les mains dans les poches. Le paysage tout en haut de l’Acropole des Draveurs est vraiment époustouflant. On dirait qu’il n’y a rien derrière ces dizaines de monts qui dessinent tous les côtés de l’horizon. On peut apercevoir des plans d’eau à différents niveaux à travers les montagnes… assez irréelle comme vision. Je ne sais pas si c’est parce que c’était ma première ascension ou simplement parce que c’était magnifique (peut-être les deux), mais ce paysage a particulièrement marqué mon esprit.

Thème 6

Cher Justin Timberlake, mon cher roi de la pop. Je ne t’ai jamais rencontré, mais j’étais pourtant censé le faire dans 20 jours exactement. Vois-tu, je suis très triste de savoir que tu ne m’interpréteras pas (pas pour le moment du moins) les chansons qui ont tant marquées mon adolescence. Dans le temps, sur mon skyblog, je me souviens avoir mentionné que ton album FuturSex/LoveSounds serait la seule chose que j’apporterais sur une île déserte. Quand même, ton album était plus précieux que de l’eau potable ou un bateau. C’est une belle manifestation de mon appréciation pour toi je crois bien. Bref, je ne suis pas seulement triste, je suis vraiment déçue et j’espère, j’espère beaucoup, ne pas être partie découvrir le monde le 26 juillet prochain, date à laquelle tu as décidé de remettre ton spectacle. C’est quand même presque dans un an. Encore près d’un an d’attente. Eh bien, j’attendrai Justin.

Thème 7

Ok. Le repas de mes rêves serait assurément un dessert. J’adooore les desserts. Par contre, ceux aux fruits ne m’attirent pas vraiment. On dirait que pour moi, un VRAI dessert décadent (et surtout de rêve) doit contenir du chocolat, du caramel, de la crème, bref, des ingrédients bien, bien sucrés. Mon dessert de rêve serait donc une combinaison parfaite entre deux recettes que j’ai déjà mangées. La première est une tarte au chocolat-noisette du restaurant La Poulette Grise en Beauce : c’est comme juste trop bon. Pas trop lourd et le goût rappelle les Ferrero rocher, mais sans le croustillant. La deuxième recette est une genre de verrine que ma belle-mère m’a confectionné pour mon dernier anniversaire. Caramel salé, dulce de leche, biscuits style Oreo concassés… Le paradis. Je ne sais pas de quelle façon je pourrais mixer ces deux recettes de dessert. Si je ne trouve pas, je n’aurais qu’à les manger les deux en même temps!

Pierre-Luc Reid

Facebook
Twitter
Pinterest
LinkedIn

Thème 1

C’est un dimanche en début d’après-midi. Je suis dans un Café, le même qu’à l’habitude. Certaines personnes mangent encore. Moi je suis près de la fenêtre avec un livre, là où les sièges sont plus comfortables. Tu franchis la porte. Il y a plusieurs sièges disponibles, mais tu viens t’asseoir pas trop loin de moi. Tu sors ton portable et te commandes un thé. « J’trouve ça cute une fille qui boit du thé », me suis-je dit. Je me rends compte que je souris tout seul à cette pensée. Mais tu me souris en retour. Et à ce moment je t’ai adressé la parole, ce que je fais rarement. Quelque chose, un bégaiement. J’me rappelle plus ce que c’était, mais tu as ri.

On a marché dans les ruelles de Montréal et tu as tenu ma main. Mangé dans le premier resto que l’on a trouvé. Puis couru sous la pluie pour aller prendre un verre dans un bar miteux. On s’est raconté, amusé, et juste regardé.

Et on a eu de la misère à se quitter, cette journée-là.

Thème 2

5:45. Comme à chaque matin, j’ai mis le cadran à cette heure. Mais ce n’est pas réellement l’heure à laquelle je me lève.

Mon nom est Pierre-Luc. Je suis snoozer en série.

Une heure et quart plus tard, je me lève. Pour vrai, cette fois-ci. Je passe l’heure suivante dans ma voiture, en direction du travail. Il est 8:15 quand je m’installe à mon bureau. Jusqu’à 16:15, je fais la navette entre mon bureau et le laboratoire, je téléphone, je tappe, je calcule, je signe mon nom, je date, je réponds à mes courriels, je raye des tâches sur ma liste. Ah et je dîne, aussi. Ensuite je retourne à la maison, une heure de voiture plus tard. Je prends le pouls de l’actualité à la radio pendant ce temps. J’ai prévu quelque chose pour souper, mais plutôt que de m’y mettre quand j’arrive, je tombe dans les biscuits au chocolat (#addict). Je le fais, mais un peu plus tard. Je passe un peu de temps à regarder sur le net ce que je vais porter au mariage d’un ami dans quatre jours.

Je finis ça en décrivant ma journée avec le plus de détails possible.

Thème 3

Les listes font partie de ma vie. Et tant qu’à les faire, pourquoi ne pas les faire en s’amusant :

– Socialiser abondamment.
– Bien manger plus régulièrement.
– S’entraîner activement.
– Vivre plus spontanément.
– Rentrer au travail moins tardivement.
– Rire énormément.
– Changer une partie de mon ameublement.
– Entretenir mes amitiés assiduement.
– Continuer à me moquer, mais respectueusement.
– Voir ma famille couramment.
– Me déstabiliser délibérément.
– Embrasser délicatement et/ou férocement.
– Diminuer mon empressement.
– Me tenir loin du dénigrement.
– Jouer d’’un instrument.
– Aimer fougeusement.
– Subir un lavement (#not).
– Lire massivement.
– M’épanouir professionnellement mais surtout personnellement.
– Soigner mon habillement.
– Ne pas rester dans l’isolement.
– Attendre patiemment.
– M’extérioriser plus facilement.
– Voir la vie positivement.
– Et rêver, plus souvent.

Ma fête étant il y a 11 jours, j’aurai le temps de tout faire. Et amplement.

Thème 4

Salut le jeune.

Tu sais, j’aimerais aujourd’hui te dire que ce que tu as réussi, tu l’as vraiment bien réussi. Tes études, surtout. Bon c’est sûr que tu aurais pu encore mieux faire, ça t’aurait permis d’entrer en pharmacie, comme tu le voulais. Mais overall, je suis fier de toi sur cet aspect.
En revanche, ce que tu as manqué me nuit vraiment actuellement.
L’aspect social en est un. Je sais pas comment tu as négocié avec ça dans le temps, mais à cause de toi, j’ai des connaissances, quelques amis, mais une vie sociale presque absente. Et pas de best buddy avec qui passer du bon temps.
La confiance et l’estime de soi en est une autre. Qu’est-ce que tu as fait pour que j’aie autant de difficulté à être sûr de moi dans ma vie personnelle et pour me trouver aussi peu intéressant? Je sais pas ce que c’est, mais ça a dû être marquant.

Le jeune, tu m’as laissé beaucoup de travail…

Thème 5

Novembre 2011.
Coup de foudre dans une petite salle coin Beaubien et Louis-Hébert. Assez pour aller le voir deux fois.
La scène du parc. Celle où sous un vieil air rétro retapé à la sauce électronique, le personnage principal fait son jogging dans un parc, des écouteurs sur la tête. Et sans même parler, juste par de simples regards, les gens arrivent à comprendre son état euphorique. Moment magique.

« J’dis pas que c’était un grand cru, ben non. Une p’tite musique inofensive. Quasiment banale. Qui arrive à te donner le goût de t’arrêter des fois. De regarder autour de toi. Saisir le moment. Le genre de musique qui te fait voir la vie comme elle devrait toujours être. Belle. Comprends-tu? Des inconnus que j’ai jamais vus de ma vie. Y m’ont tous souris. Comme si ils comprenaient le moment de bonheur que j’avais. À voir la vie, comme je la vois. Grâce à la musique. »

Café de Flore, c’était.

Thème 6

Je ne connais pas ton sexe. Ni ton prénom. Ni même quand je te rencontrerai. Mais je sais que tu me rendras heureux.
Je suis prêt à t’accueuillir, maintenant. Je ne te dis pas que l’ai toujours été, mais aujourd’hui je sais que je suis assez mûr pour penser à toi avant moi.
Tu seras la plus belle de toutes. Je serai ton héros, et j’espère, un modèle masculin positif dans ta vie. Ton sourire fera fondre mon petit cœur de vieux monsieur aigri. Et je sais que j’aurai de la difficulté à te voir grandir.
Tu seras le plus beau de tous. Je t’accompagnerai dans tes délires, embarquerai dans tes jeux. Ton énergie débordante me rappellera que moi aussi, j’ai jadis été joueur. Tu feras ton propre chemin dans la vie, et j’essaierai de te conseiller de mon mieux.

Peu importe qui tu seras, tu sauras me faire revenir à la base de la vie.
J’ai hâte de te rencontrer. Toi, l’enfant que j’aurai.

Thème 7

Pourquoi bouder son plaisir lorsqu’il est temps de bien manger. Laissons plutôt les conventions au garde-manger.

Un repas chaud, bien évidemment. Et dans un endroit où le bon vin et le mousseux y seraient abondants. Une table bien dressée, dans une salle avec intimité. Convives qui suscitent la jalousie, table d’hôte à en faire envie.
Des ingrédients fraichement cueillis. Des saveurs variées, mais légèrement salées. Et un goût dominant de piquant, d’épicé. Le tout, bien mariné. Des portions pas trop abondantes, mais soignement préparées.
Les couleurs, nombreuses. Un trio de doré, de brun ébène et d’orangé, picotté. Des éclats brillants, bien dosés, non éparpillés. Une palette à l’harmonie minutieusement sélectionnée.
Et des odeurs de vanille, de citron, de muguet et de quelques saveurs moins sucrées, mais toutes aussi enivrantes pour mon nez. Arômes hypnotisants, qui donnent le goût d’étirer cet instant d’émerveillement.

Que l’on excuse ce moment d’égarement, je suis un fin gourmand.

Marie-Janelle Larivée

Blogue
Facebook
Twitter
Instagram
Pinterest
Vine

Thème 1

Je vérifie une dernière fois le contenu de ma valise. Il est maintenant temps de partir. Le trajet dans la voiture jusqu’à l’aéroport semble très long… Enfin arrivée à YUL : les bagages, les douanes, tout le tralala puis l’attente… Je rentre finalement dans l’avion. Je suis assise côté hublot. L’avion décolle. Je regarde par la fenêtre Montréal devenir minuscule. Je suis toujours impressionnée à quel point je n’arrive pas à reconnaître ma propre ville de haut… Sur ces pensées, je mets mon masque de nuit Hello Kitty et je m’assoupis un peu… 2 escales et 28 heures plus tard, mon avion atterrit enfin! Il reste encore à repérer mes bagages. Je me félicite à chaque fois d’avoir choisit une valise aqua… beaucoup plus facile à repérer parmi tous les bagages noirs. Puis je sors ENFIN à l’extérieur… Mes pieds touchent le sol d’un nouveau continent. Tout semble différent de tout ce que j’ai vu jusqu’ici : la lumière, les odeurs, les sons… Mon voyage en Inde commence.

Thème 2

Mon cadran simulateur d’aube éclaire de plus en plus… Puis retentit le petit son aigu. J’appuie sur le gros bouton qui me donne droit à 10 minutes de plus. Bon je dois me lever. Heureusement; j’ai préparé mes vêtements la veille… J’enfile mon pantalon noir propre de bureau, une camisole blanche et un haut très ample taupe en matière voilée transparente… Trop pressée pour déjeuner; je mange une pomme et un sac de noix sur la route. Même s’il n’y a pas trop de trafic entre chez moi et le boulot, je trouve toujours ça long et une perte de temps… Je fais un petit vidéo vine de moi qui conduit pour «m’entertainer» un peu… Bon enfin arrivée au bureau: question existentielle: thé ou café? J’opte pour un café. Puis, installée à mon bureau, je commence par faire ma tournée médias sociaux. Plusieurs suivis à faire sur les projets en cours… Pour dîner je sors manger chez le prince (Amir) avec une collègue de bureau. L’après-midi passe très rapidement avec les 3 offres de services à finaliser et deux rencontres clients à préparer pour le lendemain. Finalement 5 heures. J’arrive à la maison de mon copain. Le temps de ventiler un peu de nos journées de travail respectives. On passe au Subway rapido pour le souper: 6 pouces fines herbes, dinde, tout garni pas d’oignons, moutarde, moutarde au miel, sel poivre, pas de trio merci.
Puis on se dirige vers une destination inconnue pour un cours d’essai de yoga: première fois à vie pour mon copain, sûrement la 500e pour moi et première fois à cet endroit. Une petite séance relax… guerrier, respiration, om… On retourne à la maison. Le temps d’écouter quelques blagues salées de Mike Ward au festival juste pour rire à la télé. Puis lit et dodo.

Thème 3

Il me reste donc exactement 9 mois pour faire ces 25 choses…

1- Faire un voyage
2- Aller manger au Toqué
3- M’acheter un nouveau MacBook
4- Alimenter mon blog
5- Changer de cellulaire
6- Me mettre enfin au piano régulièrement
7- M’acheter une guitare acoustique bleu
8- En jouer
9- Améliorer mon temps au 5 kilomètres
10- Réussir à courir un 10
11- Acheter un chat scottish fold
12- Commencer à apprendre le japonais
13- Pratiquer l’espagnol
14- Perdre 10 livres
15- Faire un cours de vin
16- Mettre de l’argent de côté pour mon condo
17- M’acheter des combines de qualité pour skier sans geler
18- Faire un cours d’essai de danse Swing
19- Faire un cours d’essai de danse Jive
20- Obtenir une augmentation de salaire
21- Prendre l’habitude de méditer plus souvent
22- Changer de voiture
23- Me saouler à la Tequila Rose
24- Gagner à la loto
25- Ne PAS organiser ma prochaine fête

Thème 4

Même lorsque tu crois que tu as fait une erreur, l’expérience et ce que tu en retires en valent souvent le coup. Sache que peut importe ce qui arrive, il y a une lumière, une force en toi, et ça personne ne peut te l’enlever, jamais, même si tu as l’impression que tout te mets à l’épreuve, que le vie est injuste. Il y a toujours une solution. Plutôt que de gaspiller ton temps à alimenter des crises qui n’existent pas, utilise ton temps de manière constructive : apprend, lis, construit des relations positives, pratique sur ta guitare avant qu’elle se brise parce que ton chat fou a foncé dedans et l’a fait tombée… Une autre chose: donner une seconde chance à quelqu’un est humain. Une troisième… est carrément stupide. Écoute ton instinct, tu sais ce qui est bon pour toi. Fais attention au mal que tu fais aux autres, car le karma va te suivre. Mieux vaut être généreux, car la vie donne en retour.

Thème 5

Pouf, le parachute s’ouvre. Après quelques secondes, il se stabilise. Je me remets de mes émotions de ma première chute libre et je commence à contempler le paysage. Je plane juste au-dessus de l’aile est du papillon que forme l’île de la Guadeloupe qu’on appelle la Grande-Terre. Il pleuvait ce matin, mais les nuages se sont dissipés. J’ai droit à un, ciel bleu, une percée de soleil et même un arc-en-ciel! Au loin : de l’eau foncé et profonde à perte de vue. J’aperçois l’île de la Désirade dans toute cette Atlantique. Sous mes yeux : les deux récifs de sable blanc ressemblent à deux minces fils qui se rejoignent pour former la pointe des châteaux qui s’avance dans l’océan. À l’intérieur de l’île, je vois la végétation dense et verdoyante propre à la saison humide. Je me rapproche de plus en plus de la terre. Je commence à discerner la plage des raisins clairs de Saint-François juste au-dessous. Le sable blanc, l’eau turquoise de la mer et les familles antillaise qui profitent de leur dimanche de congé… Oui, je n’aurais pas pu demander un meilleur lieu, ni une meilleure journée pour effectuer mon premier saut en parachute.

Thème 6

Chère Catherine Cormier. En tant qu’initiatrice de ce #defi30jours150mots , je te dédis ce douzième défi écrit, puisque je dois écrire à quelqu’un que je n’ai jamais rencontré. En fait, je pourrais adresser ce défi à tous les participants de ce défi sauf deux visages familiers… Mais, Catherine, sache que je te félicite pour l’initiative de ce défi et pour avoir réunis tous ces étrangers autour d’un défi d’écriture amusant. Il est vrai que tu en as fait suer plus d’un avec le ton accusatif ainsi que l’utilisation de l’impératif, toutefois, je crois que les thèmes et aspects techniques imposés poussent les participants à se dépasser et à essayer quelque chose de nouveau… Je profite donc de ce défi pour faire ma téteuse et te remercier de cette idée originale, puisque peut-être personne ne l’a fait encore. Bon #defi30jours150mots à tous!

(NDLR : aaaaaaaaah! <3)

Thème 7

Pour mon repas de rêve, j’essaierais de réunir tous mes aliments préférés et meilleures expériences culinaire…

Il y aurait des fruits frais : de la mangue, des ananas, des raisins, du melon, des poires, des pommes, des fraises, des caramboles… Bref un immense plateau avec toutes les couleurs vives…

Une salade de papaye verte et carottes râpés arrosés de citron, de fleur de sel et d’épices…

Une entrée de saumon cru, pomme verte et coriandre; parfait mélange… la texture craquante de la pomme et son goût acidulé donnant du «punch» au saumon.

Un tartare de thon rouge qualité sushi bien foncé et fondant dans la bouche avec de l’oignon vert haché finement, du jus de lime, une pointe de wasabi, de l’huile de sésame et du poivre.

Et puis il y aurait du vin. Du rouge. Un shiraz. Vielli en fût de chêne. Robe pourpre-noire. Notes fruitées de cerise, cassis et prune. Senteurs de terre et de poivre.

Pour dessert: une crème brûlée. Texture parfaite. Le petit bruit du dos de la cuillère qui fait craquer la croûte caramélisée.

Accompagnée de sorbet coco fait de manière traditionnelle dans une sorbetière, juste comme on le fait dans les Antilles.

Éric Letarte

Lumières

L’avion se place sur la piste. Tout est fini, tout commence.

(Quelques semaines passent)

Il n’était pas le héros d’une saga commerciale. Il aimait marcher longtemps, sous la pluie. Dans cette nouvelle ville et cette nouvelle vie, il avait de quoi faire. Le boulot était solide, mais les heures passaient vite. Et les soirées, les cafés, les rues lui laissaient le temps de se perdre, de trouver.
Arrivé au début de l’automne, il s’était logé faubourg Montmartre. Petit, mais confortable : de toute manière, il n’était jamais chez lui. Ou si peu. Vivre Paris, ce n’était pas faire rester enfermer devant la télé dans le salon, pièce qu’il n’avait pas vraiment de toute façon !
Il avait deux ans pour bouffer cette ville qui l’avait séduite depuis longtemps, bien avant qu’il ne s’y rende la première fois, plus de 10 ans avant. Déjà, depuis quelques semaines il était devenu le p’tit québécois du café d’en bas. Quelques amis, un projet de voyage pour les vacances de Noël…
Le Québec? En 2016…

Fin de cycle, essorage.

Retard
Je suis arrivé en retard, mais j’avais tout de même prévenu. Ça m’arrive rarement.

Rencontre
Redémarrer un projet pour lequel aucun membre de l’équipe n’avait de temps à y consacrer. Mais bon, j’ai fait ce que j’ai pu.

Retour
Parce que parfois, le mardi, quand le boulot se fait moins intense, j’aime cette idée étrange de retourner chez soi quand tous les autres s’acharnent.

Dîner
Avec un ami, j’ai dîné. Pas trop d’appétit, j’ai discuté de tout et de rien, du travail et du congrès. Il a pris une bière, moi pas.

Courriels
J’en avais quelques-uns qui traînaient et je voulait ne pas être dérangé du reste de l’après-midi ; j’ai répondu à des messages.

Sieste
Voilà.

Lire et marcher
En alternance, j’ai marché quelques mètres, lu sur un banc, remarché. Je suis monté jusqu’à la citadelle parce que je me doutais que la lumière y serait belle. Fin de journée, en octobre. Elle l’était.

Soirée
Souper réconfortant, saucisses et patates pilées. Épisodes d’une nouvelle télésérie américaine.

Mercredi

10 mois

Terminer le défi #30 jours150mots.
Abuser de l’automne, saison que j’adore.
Sortir le voilier, hélas.
Remettre le voilier à l’eau après quelques améliorations.
Faire le plus de voile possible, et inviter des amis.
Trouver un appartement pour Éliot.
Voyager n’importe où, idéalement en Europe.
Revoir l’Aiguille et l’Opium de Robert Lepage.
Me remettre au violon pour vrai.
Finir de meubler l’appartement, chez IKEA?
Participer à toutes les régates du CRYQ.
Aller à l’érablière familiale.
Trouver de nouveaux mandats stimulants.
Baiser, pourquoi pas.
Boire le Fronsac 1993.
Refaire de l’escrime histoire de faire du sport.
Aménager la terrasse pour y prendre les apéros du printemps.
Lire le prochain Alexandre Jardin.
Prendre un mois de vacances d’été.
Suivre un cours de tir à l’arc.
Aller à Montréal en weekend.
Aller en campagne plus souvent.
Essayer la planche à voile.
Devenir professionnellement meilleur.
Me faire de nouveaux amis, on en a jamais trop.

Futur

Salut !
Il semblerait que j’ai la chance de t’écrire du futur (ne me demande pas comment !), mais j’vais profiter de l’occasion. Pas pour te faire la morale, tu détestes et tu fais bien. Pas pour te gâcher le punch de ce qui t’attend dans les 40 prochaines années, tu détesterais encore plus. Je te rassure, tu n’aimerais jamais, jamais la routine, fais avec.

Vois-tu, je voulais juste te dire d’arrêter de t’en faire avec la carrière, le fric et tout ce qui stresse tant papa. Y a pas de règles tu vois. Ce n’est écrit nulle part qu’il faille être avocat riche ou entrepreneur à succès. Pense à ce que tu aimes et deviens-y excellent, ce sera suffisant (et tu vas avoir de méchantes surprises!). Ce n’est pas une course la vie, tu sais ? C’est une promenade, une drôle de flânerie. Faut savoir prendre le temps de regarder autour.

Côté coeur : pareil. Relax. Prends le temps, n’idéalise personne et surtout, reste indépendant, reste toi-même.

Sinon (les messages du futur sont courts, désolé!) vis à fond.

Crois-moi tu n’as pas de temps à perdre !

(et embrasse Catherine de ma part… elle partira de toute façon, mais quand même…)

Chez moi

C’est à cet endroit immense qu’il faut choisir : chenal nord ou chenal sud. Au centre, une île immense. D’où je suis, sur la colline de Québec, le paysage s’étire vers l’est. Dans le sfumato qui voile le Mont-Sainte-Anne et la vallée de Sainte-Brigitte, on devine d’autres montagnes anonymes. L’île est colorée, c’est l’automne et du vert jauni des champs coupés on passe facilement au rouge et à l’ocre des feuillus sur le point d’hiverner.

L’eau, dans la lumière déclinante, est d’un bleu très foncé, ridée par la dernière brise de l’après-midi. Vers le sud, la pointe de Lévis s’avance amplement dans le fleuve et laisse voir ses maisons cossues qui contemplent la vieille ville depuis plus d’un siècle.

Plus près, vers le nord, une partie du port est déjà dans l’ombre de la cité sur la montagne.

À cet endroit précis, seul, l’automne, je suis chez moi.

Toi

Je sais, on ne se connait pas. J’imagine qu’il y a de bonnes chances pour que tu me prennes pour un fou, un weirdo comme on en croise souvent dans le centre-ville. Non, je suis curieux, c’est tout. Et j’aimerais te connaître.

Évidemment, je vais devoir te poser des questions, mais mon but n’est pas d’être indiscret, ni de te mettre mal à l’aise. On peut prendre le temps, rien ne presse. Je me demande tout de même quel est ton nom.

Ta vie, cependant, m’intéresse. Les grandes étapes, les virages abrupts, les petits bonheurs. Je suis convaincu que ton histoire est fascinante. C’est ce qui est bien avec les villes, je crois, tant de vies à découvrir !

Je sais, on ne se connait pas encore, mais tu penses à quoi, en marchant, sur la rue ? Ton met préféré, c’est intéressant, mais qu’est-ce que tu aimerais goûter, là, en ce moment ? Tu vois, j’ai déjà commencé à te questionner. J’arrête, pour le moment !

J’ai bien hâte de te connaître, tu sais ? Mais, dis-moi, où es-tu ?

Soirée d’automne

Vers 20 heures, pas avant ! On n’amorce pas un repas idéal trop tôt. Il faut laisser le temps à l’apéro de nous mettre en haleine, en terrasse, devant une fin d’octobre fraiche. On a senti depuis plus d’une heure les mets en train de cuire. L’imagination s’emballe. Nous sommes 6.

Le potage crécy au cheddar et safran réchauffe les coeurs. Son onctuosité est déconcertante.

L’entrée chaude : perdrix à la Henri IV. La chair de l’oiseau est déposée sur un croûton frotté d’ail, sauce au vin. L’ail, le gibier et la sauce nous transportent clairement dans un manoir de chasse à une autre époque. Le Saint-Chinian, évidemment, est de mise.

Pour poursuivre dans la même veine, le boeuf bourguignon embaume, bien chaud. La viande est tendre et on ne perd rien de cette sauce grasse que l’on éponge avec du pain frais.

Le dessert ramène quant à lui les convives à la modernité. Une crème brûlée que chacun casse en pensant à Amélie.

Scotch, mais rien de trop tourbé. Glenlivet, 15 ans, plutôt doux. Sans glace.

Andréanne De Bernardo

Facebook

Le récit d’un souhait…

Il était une fois, une jeune fille qui rêvait de se rendre à l’autre bout de son pays. La distance était longue, le trajet était couteux, mais un trésor inestimable s’y trouvait. Elle se devait de faire cet effort.
Pendant des mois, elle mit une partie de ses avoirs de côté, afin d’économiser assez d’écus d’or pour acheter un siège sur le prochain vol d’Aigle disponible. Elle ne sortait presque plus de son château, économisant chaque petite pièce dans une petite bourse de velours, qu’elle avait cousu à cet effet.
Vint enfin le jour où sa petite sacoche fut pleine, le compte y était. Elle remplit son baluchon de quelques effets, et acheta, enfin, son billet pour ce merveilleux royaume lointain.
Assise à bord de l’Aigle, elle comptait chaque minute qui la séparait de son but. Dès l’atterrissage, elle bousculait les voyageurs, impatiente d’arriver de l’autre côté de l’arche de verre. Quand elle l’eut franchi, il était déjà là.
Il l’attendait. Son ami parti vraiment loin.

Ma journée

5h45 : Je me réveille en sursaut sur une musique beaucoup trop agressive, mauvais réglage, mais ça fonctionne.
5h45-7h00 : J’ingurgite des litres de cafés tout en faisant le tour de mes courriels personnels, textos et Facebook. Valide mon agenda, et prépare la journée.
7h00-8h00 : Je réveille mon fils, prépare son déjeuner et son lunch. Je l’aide à s’habiller. Moi-même, je me prépare un minimum.
8h00-9h00 : Je fais l’aller-retour pour le conduire à l’école et revenir chez moi.
9h00- 12h30 : J’écoute deux appels conférence, lis mes courriels professionnels, corrige des dossiers. Je texte mon amie/collègue, parce que c’est vraiment plate.
12h30- 14h00 : Je brunch, prend ma douche et enfile mon costume de banquière.
14h-17h00 : Je vais à ma succursale, mon rendez-vous est annulé. Je jase avec mes collègues, vais visiter un chantier et un condo neuf. Je pense faire une offre, mais décide d’y penser. Je vais chercher mon fils à l’école et retourne chez moi.
17h00-20h00 : Je fais le souper, le tour des courriels personnels et professionnels, mange, assiste aux devoirs, donne le bain et couche mon gars.
20h00 : Enfin! Pas d’horaire, pas de tâches. Qui sait ce que j’en ferai?

LISTE

– Ma fête : le 20 juillet
– Délai : 9 mois
Je pourrais faire une liste de vingt-cinq choses à faire d’ici là, passer neuf mois en gestation pour :
– Développer la liste
– Compléter la liste
– Accoucher d’un résultat achevé
Ça me ferait une raison de plus de fêter! J’en ai, oui, vingt-cinq, facilement, mais les écrire me mettrait une pression inutile.
Je passe ma vie à faire des listes, tous les jours :
– Liste d’épicerie
– Liste de tâches au travail
– Liste de tâches à la maison
– Liste d’exercices pour mon fils
– Liste de trucs pour moi
Ma vie doit être réglée aux quarts de tour pour :
– Être à jour
– Être efficace
– Ne rien oublier
Mes trente-trois ans seront un nouveau départ : l’âge du Christ, le Christ d’âge.
D’ici là, je ne veux pas :
– De liste
– De plan
JE VEUX :
– Lâcher prise
– M’amuser
– JUSTE VIVRE.

Moi vieille, moi, jeune.

Ma très chère Andréanne,
On en a parcouru du chemin ensemble. On a vécu beaucoup de beaux moments, et on a surmonté beaucoup d’épreuves. Avec le temps qui passe, on prend de la distance sur notre passé, car il apaise les émotions. Je suis plus à même de voir, de loin, comment tu vis et comment tu te débrouilles. Je me souviens de la révélation que tu as eu : dans le fond, la vie est simple. Je me souviens encore plus du matin où tu t’es enfin dit : hey, je suis bonne dans mon travail et je suis une bonne mère. À mon âge, je suis à même de constater que c’est ce jour-là que tu as vraiment commencer à profiter pour vrai. Ne t’inquiètes pas, laisse le temps au temps, car au final, c’est lui qui décide. Oui, tu es bonne, je suis à même d’en constater les résultats et de contempler le bel avenir que tu nous bâtis en ce moment même. Je t’en remercie.

Andréanne

Paysage

En tournant dans le chemin de terre battue, après un long trajet, les arbres font places à une clairière. Le chemin sinueux mène à une magnifique maison en bois de lune. À l’arrière de celle-ci, le terrain descend vers le Lac Azur. Après quelques marches creusées à même la terre, délimitées par des planches de boulots, une longue plate-forme nous mène au premier quai. Quelle vue! Le lac porte bien son nom, l’eau y est très claire et nous permet de voir sans problème sa faune aquatique. La rive opposée n’est pas très loin, assez facilement atteignable à la nage, mais tout de même juste assez pour que les détails soient flous. Des quais, des arbres de toutes sortes, à profusion! Au travers de ceux-ci, semblant pousser des flancs de la montagne, d’autres maison parsèment ici et là le paysage. Le bruit des canards, de l’eau et du vent complètent le tableau. C’est mon paradis.

Lettre à un inconnu

Salut!
Je m’appelle Andréanne, j’ai trente-deux ans et un garçon de six ans. Ça c’est la version officielle.
Dans la vraie version, celle qui est vraiment moi, on m’appel Ann, j’ai vingt-deux ans d’âge mental, gros max, et je vis avec un Mini-moi!
Je travaille dans les finances, j’ai une maison et un véhicule.
Je joue à la banquière comme un rôle récurant dans une série télé, j’ai une petite tanière qui abrite nos souvenirs et nos rêves, tout comme nos rires et nos pleurs; j’ai un studio de chant sur quatre roues où je donne mes meilleures prestations!
Je fais énormément de route, des heures souvent très variables et beaucoup de rendez-vous pour financer des projets d’habitation.
Je vois plein de paysages magnifiques, je peux être en pyjama à presque n’importe quelle heure de la journée, et je rencontre plein de gens différents pour réaliser leurs rêves!
C’est moi, en gros.
Et toi, étranger, qui es-tu?

Mon dernier repas

Premièrement, il sera cuisiné par mes parents, et je le dégusterai avec eux. S’il s’agit de mon dernier repas, j’ai clairement besoin de réconfort! Rien ne m’apporte plus de réconfort que mes parents et un repas maison.
En entrée, ma mère prépare du prosciutto et cantaloup, ainsi que sa fameuse salade melon d’eau et mozzarella. L’odeur est presque inexistante, mais les saveurs se mélangent d’une façon tellement inattendue! L’équilibre entre le sucré et salé, le juteux et le sec. C’est rafraîchissant.
Ensuite vient un simple plat de pâte avec la sauce ail, huile, et tomates de mon père. L’odeur est celle de mon enfance : chaleureuse et douce. Les feuilles de basilic viennent agrémenter le goût des tomates fraîches, et complètent celui des pâtes, sur lesquelles on a râpé du parmesan frais. C’est l’Italie, mes origines.
Finalement, une tarte aux pommes de ma maman termine le repas. L’odeur de cannelle me rappelle ma maison et l’automne, ma saison préférée. La cannelle, les pommes presque réduites en compote et la pâte feuilletée : magique.
Je peux mourir heureuse!

Catherine Lapierre

Facebook
Site web
LinkedIn
Twitter

Thème 1

Fin mai. Tout est prêt, enfin presque prêt. Le mousseaux au réfrigérateur pour célébrer, le lit douillet, tout le matériel nécessaire pour que tout se passe bien. Même les chats ont été avertis : bientôt, un événement spécial changera le cours de nos vies. Dans les tiroirs, pyjamas, couches, couvertures et piqués sont soigneusement rangés. Dans le coin de la chambre, un berceau est prêt à accueillir le nouveau venu.

Un bon soir, alors que Papa regarde tranquillement son bulletin des sports, le fameux moment arrive. Ces douleurs encore inconnues de Maman, l’événement le plus marquant dans la vie de bébé. Vite, on appelle la sage-femme. Tout se passe tellement vite, les heures défilent à la vitesse de l’éclair. C’est donc au petit matin que, le cœur rempli d’amour, Papa et Maman font la connaissance de leur petit poussin. C’est peut-être la fin de ce récit, mais c’est le début de la vie.

Thème 2

Enfin, l’été est officiellement terminé! Moi qui adore l’automne, c’est avec un grand sourire que je suis sortie du lit, une bouffée d’air frais provenant de la fenêtre de ma chambre. Accompagnée de mes 3 chats réclamant leur ration de lait du matin, je me dirige vers la cuisine à pas de tortue, et je me fais le café au lait le plus réconfortant de la planète : celui que je bois tranquillement dans ma cuisine, à tous les matins. En même temps, je verse aux félins leur ration de lait matinale.

Après ce moment de détente, la course commence. La douche, la préparation pour la journée et hop! On saute dans la voiture pour se rendre au bureau. 15 minutes plus tard, je salue mes collègues. Ils aiment moins l’automne que moi, mes collègues. Petite discussion d’avant-midi et on attaque le travail. Ma musique préférée dans les oreilles, bien installée dans ce fauteuil qui fait office de chaise de bureau, j’écris. Et j’écris. Et j’écris encore, jusqu’à la fin de la journée.

16h00. On saute dans la voiture à nouveau. Et c’est sur ces lignes que la journée se termine. Un repos bien mérité!

Thème 3

Je suis chanceuse, j’ai jusqu’au 16 juillet prochain pour tout faire.

1. Écrire.
2. Tricoter. Des couvertures, des vestes, des chaussettes, des bonnets.
3. Couver. Un petit poussin qui est présentement de la taille d’un bleuet.
4. Dormir. Parce qu’à mon anniversaire, le concept de dormir n’existera plus, semble-t-il.
5. Manger. Bien manger. Pour que Poussin grandisse en santé.
6. Rire. Parce que c’est important, rire.
7. Aimer. Parce que tout part de là, non?
8. Décorer. Aménager un petit nid douillet, pour nous 6 : les 3 humains et les 3 chats.
9. Aller aux Îles-de-la-Madeleine. Parce que Grand-Papa, il va vouloir le voir, Poussin.
10. Jouer. Prendre le temps de s’amuser.
11. Jardiner.
12. Lire.
13. Chanter. Parce que c’est bon pour la santé.
14. Visiter les amis.
15. Développer. La petite entreprise, le réseau de contacts.
16. Travailler.
17. Étudier.
18. Obtenir mon diplôme.
19. Méditer.
20. Marcher.
21. Faire du yoga. Encore plus de yoga.
22. Acheter un porte-bébé. Et l’utiliser.
23. Apprendre le crochet. À coudre, aussi.
24. Respirer. Comme dans « respirer par le nez ».
25. VIVRE.

Thème 4

Salut Catherine,

Toi, l’enfant plutôt solitaire à l’imagination sans bornes, tu ne te doutes pas de ce qui s’en vient pour toi. Du haut de tes 4, 5, 6 ou 7 ans, tu n’as aucune idée de ce qui t’attend dans le monde des grands. Eh bien devine quoi : même dans le monde des grands, on n’a toujours aucune idée de ce qui nous attend.

Des surprises, tu en auras. À l’adolescence, quand tu croiras que tout le monde est contre toi, que rien ne vaut la peine car nous mourrons tous un jour, dis-toi que, même si elle dure longtemps cette période, elle se termine, un jour. Viendra ensuite l’âge adulte. Le début de la vingtaine, où tu réalises que tu étais bien, à l’école. Tu te rappelles, quand ta mère te disait : « Tu verras, plus tard »?

N’oublie jamais que, peu importe l’épreuve que tu traverseras au cours des années, il y a la Grande Catherine qui t’attend. Cette grande Catherine avec qui tu as fait la paix, et qui est maintenant prête à donner la vie, à montrer à une prochaine petite personne comment c’est possible d’être heureux.

Thème 5

Les paysages qui nous marquent ne sont pas toujours ceux que l’on voit sur les cartes postales. Évidemment, ce doit être beau. Toutefois, il faut aussi tenir compte des émotions que font naître ces décors. Vous savez? Le petit « hhhmpf » qui vous fait savoir que oui, vous êtes à la bonne place.

Le mien, c’est celui de la terre de ma famille. Les Îles-de-la-Madeleine. Imaginez les plages à perte de vue sur des centaines de kilomètres. Imaginez les buttes où se marient fleurs, baies sauvages et animaux se reposant au vent, beau temps, mauvais temps. Imaginez la Butte Ronde, avec sa croix éclairée en pleine nuit, impossible de la manquer.

Imaginez maintenant que, lorsque je regarde ce paysage, je le vois au travers des yeux d’enfants de Papa. La même Mer, les mêmes buttes, le même vent. Non-seulement c’est beau, mais ce sont mes racines, la source de ma vie et de celles qui me suivront.

Thème 6

On va t’appeler Poussin, car on ne sait même pas encore ton nom, on ne sait même pas encore si tu es un garçon ou une fille. Tout ce que l’on sait de toi, c’est qu’à l’heure actuelle, tu as la taille d’un bleuet. Seras-tu grand, petit? Seras-tu content lorsque tu nous rencontreras pour la première fois?

Poussin, il y a moi, la chanceuse. Celle qui sait plus que tous les autres que tu existes, car c’est en moi que tu fais ton nid. Chaque minute, il y a donc un petit quelque chose qui me rappelle que tu es là. De la petite nausée à la fatigue extrême, en passant par une petite crampe ici et là, je te sens grandir en moi.

Que d’émotions envers toi, petit amas de cellules qui est en train de prendre vie, qui est en train de devenir quelqu’un. Déjà, tu chamboules nos vies. Dans le bon sens, je te rassure. À bientôt, petit Poussin. On a bien hâte de te connaître!

Thème 7

J’aimerais spécifier que tout repas, pour moi, est un repas de rêve. Je vais donc tenter de décrire mon repas de rêves, à la 2.

Premièrement, tu goûtes bon. C’est l’automne, alors je te vois comme un plat réconfortant, aux saveurs franches qui réchauffent le cœur. Tu as mijoté pendant des heures, tu es donc tendre, d’une cuisson parfaite et fondant dans la bouche. Tu es aussi accompagné de tes meilleurs légumes. Parce qu’en plus d’être bon au goût, tu es un régal pour ma santé.

Tu dois être d’une portion raisonnable. C’est super beau les petites présentations de repas, mais c’est rarement rassasiant. Tu es donc nourrissant, et je pourrai profiter de toi un peu plus longtemps que le temps de deux bouchées, s’il te plaît. Surtout, tu dois être accessible. Si je t’aime, j’aurai envie de te cuisiner à nouveau, le plus souvent possible. À bientôt. Toi aussi, j’ai bien hâte de te rencontrer!

On même si je ne te l’ai jamais dit, je m’ennuie.

0 Commentaires

Laisser un commentaire