À l’ère où l’épuration et la vie simplifiée et l’essentialisme et tout ce qui touche de près ou de loin ces divers sujets est pas mal la grande priorité de tout le monde, c’est ben facile de trouver des trucs pour faire le ménage de ses placards. De ses armoires, de ses tiroirs, de ses vêtements, de ses relations.

On épure tout, on fait du ménage, on fait de la place et maudine que ça fait du bien, de respirer, de laisser de côté le superflu, d’arrêter de s’ankyloser et d’avoir la pression d’être partout, toujours, tout le temps sur les épaules.

Un endroit qu’on oublie souvent par contre, c’est sa (sur)présence sur les réseaux sociaux. Pas aussi facile à dire qu’à faire, épurer ses plateformes sociales et fermer ce qui ne sert plus à rien, parfois, ça fait pas mal mal au coeur. Ce sont souvent de nombreux mois, des années peut-être même, derrière à tenter de faire bouger les choses, de l’énergie à la tonne et du travail acharné mis en espérant faire lever de quoi, faire bouger les choses, attirer les regards, attirer l’attention.

Mais au final, ça a pas marché. Notre page Facebook a pas pentoute atteint ses objectifs. Notre blogue n’est pas lu du tout. Le compte Twitter se noie lui-même, le profil Instagram est triste de silence visuel.

On a travaillé fort sur l’identité et le brand, on a réfléchi à la stratégie, on y est allé all in avec les objectifs, on suivait ses chiffres de près au début, on faisait tous ce que les infographies sur le web, les articles de blogue, la totale nous conseillait. On a éplucher tout ce qui pouvait l’être, la stratégie était claire, les résultats qu’on allait atteindre aussi.

Puis la vie est arrivée. On a tout lâché, ou pire, on s’est démotivé. On a perdu le goût, la flamme, le petit quelque chose de suffisant pour rester accroché, pour resté inspiré. C’est pas la fin du monde qu’on s’est dit, une journée pas de likes et pas de commentaires, pas grave, demain ce sera mieux.

Mais on a skippé quelques journées à travers. Parce qu’anyways, personne va voir mon post, personne va commenter mon article, personne va regarder ma vidéo. C’est pas si grave, ça doit vouloir dire que je dois revoir ma technique, revoir mes idées, revoir les choses que je veux faire, et changer de plan de match.

Et on s’est enlisés. On a perdu notre mojo. On a perdu notre gros fun, on a perdu du monde aussi.

Alors oui, je le feel, je vous feel. Que c’est beaucoup de réflexion, et encore plus d’essais et d’erreurs. Que c’est énormément de travail, dans lequel je vous dis de mettre la clé dans la porte (parce que oui, l’article de base, il est pour ça). Je le comprends, je le comprends tellement pour avoir vu des tas de plateformes et autres réseaux sociaux être infusés d’inspiration et d’amour et de bon vouloir et de boulot impeccable, mais finalement relégués à rien de plus qu’à des gros silences en format vitrine web.

Fermez ça. Ce sont des boulets à vos pieds, de la lourdeur sur vos to-do lists. Je ne vous ferai même pas faire d’exercice de réflexion avant pour vous aider à voir quelles plateformes parlent le plus à votre monde, lesquelles garder pour atteindre votre communauté. Vous savez pertinemment où est-ce que ça ne fonctionne pas, où est-ce que ça ne fonctionne plus. Vous savez parfaitement de quels réseaux sociaux vous devez vous départir, qu’est-ce qui ne sert plus à rien, ce sur quoi vos efforts ne valent pas le coup.

Et à la place, misez tous vos efforts sur un endroit et un seul. Soyez actifs et actives à fond, à mort sur votre plateforme préférée. Une seule. Omg Catherine vraiment? Une seule. Choisissez celle où vous avez du fun, où vous allez naturellement. Vos gens vont vous y trouver si vous y êtes si à l’aise, si impliqués, si inspirés. Une brique à votre mur, plutôt que 44 cartons tout croche pour patcher les trous dans le solage.

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