Un p’tit article qui fait du bien à rédiger, et qui se veut surtout autant thérapeutique que comique.

Je pense que je ne me trompe pas quand je dis qu’en étant travailleurs autonomes, on finit toujours par se retrouver submergé(e) de mythes, de pensées magiques et d’autres impressions qu’ont les gens autour de nous. Dans le but d’exposer (OUF, le gros mot!) la situation, mais surtout de donner du concret à ceux et celles qui pensent se lancer à leur compte, je me suis dit qu’un article du genre serait nécessaire/bienvenu/vraiment le fun à rédiger.

Voici donc ce que ça donne!

#1 : Même si vous tentez de faire votre horaire : il va TOUJOURS changer.

Parole d’initiée. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai tenté d’adapter mon horaire, d’en faire une belle routine fixe et efficace. Chaque jour, une nouvelle urgence, un nouvel appel, un nouveau meeting ou un autre mandat vont tout venir ruiner. Et c’est bien ça la beauté de la chose!

#2 : Le pyjama ne va pas devenir votre go-to. (quoi que)

Ce n’est pas parce que vous travaillez principalement de la maison que votre look va se résumer à une belle paire confo de jogging. Je suis l’ambassadrice numéro 1 des yoga pants de 9 à 5, mais je peux vous assurer que ce n’est pas l’uniforme de la majorité et que même si on peut repousser la douche à 16h parfois, c’est très rarement une habitude régulière.

#3 : C’est difficile de ne pas tout prendre personnel.

Un peu plus triste, mais tout autant vrai. Quand on est pigiste, c’est notre nom, nos idées, nos feels qui sont mis de l’avant à chaque nouveau client. Évidemment, quand on est aussi impliqué(e) dans toutes les sphères de notre boulot, c’est plus que normal de sentir un petit (ou un grand) pincement au coeur lorsqu’un meeting va mal, ou qu’une relation de travail se termine.

#4 : Il y aura TOUJOURS quelque chose à faire.

J’entends les adeptes de to-do list hurler de stress à l’autre bout de la salle et je m’excuse d’avance mais… c’est ça qui est ça. Votre liste de tâches ne sera JAMAIS complétée, et vous finirez toujours par ajouter de nouveaux trucs à faire, de nouvelles choses à régler. C’est la vie, on lâche prise et on fait de notre mieux.

#5 : Les « autres tâches connexes » sont 90% de notre quotidien.

Je me souviens encore d’une amie qui m’a dit que faire ma job ça avait l’air tellement facile (et elle l’a dit sans aucune méchanceté, là!). Et je ne me cache pas : j’ai les meilleurs clients du monde et les mandats les plus nices, mais c’est vrai que de l’extérieur, chiller sur Facebook ça semble siiii simple. Pourtant, c’est facilement 5 minutes dans ma journée versus TOUTES les autres choses à faire pour enrober le reste et faire que ça soit solide, dans tous les sens.

#6 : La compétition, c’est out.

Probablement la plus belle illumination que j’ai eue en 2016, et encore plus en 2017. Je n’ai jamais vu une communauté de pigistes être aussi soutenue, et des gens de tous les domaines s’entraider avec autant d’amour, de générosité et d’expertise. Si vous avez peur d’arriver et de vous faire tasser par vos compétiteurs, je peux vous assurer que c’est totalement l’inverse qui va se produire!

#7 : La liberté, c’est aussi génial que stressant.

On en rêve de ne plus avoir de boss, de décider de ses propres règles, de jouer yolo avec ses services et ses produits. Mais autant vous allez avoir du fuuuuuuuun à être votre propre patron, autant parfois, elles vont vous manquer les limites imposées. Dans ce temps-là, on inspire doucement, on expire, et on se recentre sur ce qui est important.

#8 : C’est ok d’être hyper productif(ive) en direct de son canapé.

Ce n’est pas vrai qu’un pigiste en pyj qui travaille de son salon en écoutant des films ne réussira pas à créer un empire. Je me répète, mais Marie Forleo a crée le prototype de la B-School sur le coin d’une table entre deux shifts de serveuse. Je ne dis pas non plus qu’avec un bureau n’est pas nécessaire, mais plutôt qu’un(e) pigiste peut travailler de n’importe où, et trouver son centre + sa productivité à n’importe quel moment, sans que ce soit glamour et cute à instagrammer. Et qu’il(elle) doit s’écouter là-dedans!

#9 : Avec le temps, l’argent et tout ce qui y touche est moins angoissant.

C’est drôle à dire et encore plus entendre, mais vous allez voir. Avec le temps, les frustrations liées à l’argent, le stress constant du revenu à venir et les angoisses de ne pas faire assez pour ce qu’on reçoit se relativisent beaucoup. On a encore peur d’en manquer, mais on devient un peu plus insensible aux transactions, et on voit tout ça comme un jeu de levier et de transfert.

#10 :  Ça vaut la peine d’essayer – même si…

Même si on a peur de se planter. Même si on se dit que dans un mois, c’était pas pour nous. Même si nos affaires ne lèvent pas. Actuellement, je ne connais AUCUN pigiste actuel ou ancien qui regrette son choix. Je ne dis pas que c’est facile tous les jours, loin de là, mais lorsqu’on arrête de douter et qu’on se donne une chance, on est tellement fier(ère) de soi que ça pallie pour tout le reste.

LES BONUS :  et à travers tout ça, il y a aussi les fameuses phrases qu’on entend à répétition et auxquelles il est bon d’avoir une réponse 😉

« Ton ménage doit être on point. » Non, ce n’est pas parce qu’on travaille de la maison qu’on se transforme en personnel d’entretien ménager.

« Un jour tu doutes, l’autre tu te sens invincible…?! » Oui, et ça s’appelle être sensible au feedback des clients et des collaborateurs. Ce qui est une excellente chose pour ajuster son offre.

« Tu travailles de la maison, tu es donc toujours disponible, right? » AH, si seulement! Se référez au point #1 pour plus de compréhension de notre horaire.

« Je ne sais pas comment tu fais pour être toujours tout(e) seul(e)! » Ça tu vois, je n’y ai jamais pensé. C’est peut-être parce que je suis en contact avec ma famille, mon conjoint, mes clients et mes collaborateurs 24/7 justement.

« T’as pas envie de te trouver un vrai travail? » … (dans ce temps-là, on ne répond juste pas et on quitte la conversation, ahahah)

« T’es TELLEMENT chanceux(euse)! Tu peux planifier tes journées comme tu veux! » Ce sont (très) souvent les clients qui planifient nos journées, nos semaines, nos mois, nos années.

« Mettons là, tu fais quoi quand tu vas tomber enceinte? » Ben voyons! Je vais continuer de travailler, allaiter durant les meetings, et faire 2-3 Skype, avant pendant et après l’accouchement!

Merci à Marie-Pier Manseau, Julie Rochon, Aimée Desrosiers, Karine Bujold, Geneviève Boucher, Audrey-Ann Parent et Najomie Cournoyer pour l’inspiration! 

Pigistes, jasez-moi donc de votre quotidien un peu! Vous vous reconnaissez dans cet article? <3 

 

 

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