Plus la rentrée approche et plus on me demande de présenter mon portfolio, de clarifier mes services, de vendre mon entreprise à de nouveaux clients ou à des clients actuels qui reviennent avec des nouvelles idées et de nouveaux projets.

Si la majorité des gens géniaux avec qui j’ai la chance de travailler savent exactement ce que Betti offre, il m’arrive tout de même de devoir répondre à plusieurs questions – et de démentir quelques idées préconçues au passage… – lorsque vient le temps d’expliquer une chose : c’est quoi au final, ton boulot?

Autant pour ceux qui se questionnent que pour ceux qui veulent leur répondre, j’ai envie de jaser avec vous de 3 mythes populaires sur la vie de pigiste, 3 impressions que la plupart des gens ont déjà et qui ne demandant qu’à être démenties.

Go? Go!

Mythe #1 : Un(e) pigiste, ça gagne probablement ou trop d’argent, ou pas assez. Avouez qu’on la sort souvent celle-là, hen? Qui n’a pas vu les regards de terreur de ses amis lorsqu’il mentionnait vouloir partir sa propre entreprise, et évidemment se lancer dans le vide au passage, avant de devoir répondre aux nombreuses interrogations face à son futur amour naissant pour les toasts au beurre de peanut? Et à l’inverse, qui n’a pas été mis au pied du mur par l’insistance de gens qui prennent pour acquis que du moment où on devient pigiste, on s’amuse à demander 10 fois le prix pour un service se vendrait moins cher ailleurs? Je ne répondrai que par ces quelques mots… Réalité #1 : Allô, les impôts.

Mythe #2 : Un(e) pigiste, ça n’a pas d’horaire. Ça se lève tard, ça se couche tard, ça travaille n’importe quand. Je pense déjà que le « travaille n’importe quand » pourrait bien passer, s’il n’était pas accompagné de quelques remarques poches sur le fait qu’un(e) pigiste n’a pas d’horaire fixe tout court. Si je me fie aux travailleurs autonomes fabuleux qui m’entourent depuis plusieurs années, je n’ai jamais vu des gens aussi organisés et productifs qu’eux de ma courte carrière. Oui, en entreprise on doit se plier à un horaire un peu plus rigide qui nous empêche de prendre congé un mercredi pm pour aller profiter du soleil, mais n’empêche qu’il y a des employés qui sont plus efficaces que d’autres dès qu’on leur donne des tâches qu’ils aiment. À la base, ce que j’essaie de dire, c’est qu’un pigiste peut être tout autant organisé qu’un employé de bureau, et parfois même un peu plus, puisqu’il lutte contre ses envies de prendre ça mollo au quotidien à grands coups de to-do list en béton. Réalité #2 : Je dois vous laisser, j’ai 15 tâches à régler avant l’heure du lunch.

Mythe #3 : Une carrière de pigiste ça dure un temps, avant de se terminer tout aussi soudainement que ça a commencé. Comme je l’ai entendue souvent celle-là! Qu’un jour, mes clients iraient voir ailleurs. Que je serais blasée de mon boulot et que j’aurais besoin de nouveaux défis. Qu’après 5 ans, j’aurais fait le tour de la question et que je serais prête à changer d’air. La vérité? 4 ans après m’être lancée et j’ai encore l’impression de n’avoir exploré qu’un huitième de ce que je veux faire et de ce que je veux apprendre. Si vous êtes fait(e) pour être pigiste, vous vous en rendrez compte dès les premières semaines, et pas des années plus tard. Et si vous vous appliquez vraiment à ce que vous faites, que vous trouvez votre niche et que vous exploitez un créneau qui vous appartient, si vous évoluez avec votre clientèle et si vous êtes toujours ouverts à découvrir de nouvelles idées et de nouveaux projets… vous n’avez pas besoin de vous inquiéter pour la quantité de boulot à laquelle vous serez exposé ensuite. Réalité #3 : Il y aura toujours du travail pour vous si vous êtes le(la) meilleur(e) dans ce que vous faites.

Ça, c’étaient mes 3 mythes. Et vous, quel mythe entendez-vous le plus souvent au sujet de votre travail?

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